The Haunting Of Hill House :: Death is the limit :: Pembroke City
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 Can first time be the charm? (Raphael)

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Allowin Dudley


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ft. : Cole Sprouse


MessageSujet: Can first time be the charm? (Raphael)   Jeu 6 Déc - 11:14

Can first time be the charm?

La nervosité, ce n’est pas un état qui m’est particulièrement familier. Evidemment j’ai connu des moments d’anxiété durant ma vie; des examens par exemple. Ou quand j’ai fait le mur pour aller dans ce satané manoir pour la première fois. Donc je sais ce qu’est l’anxiété, ça ne veut pas dire que j’en suis un client régulier, loin de là. A dire vrai, à part quand on parle de cet hôtel, ma vie va plutôt bien. J’ai une famille presque complète et presque fonctionnelle (presque était le mot déterminant ici), un boulot pas trop horrible voir carrément agréable quand mon petit ami vient piquer une tête et que je peux profiter d’un show rien que pour moi l’air de rien. Le petit-ami, venons-en.

Entre nous, ça flirtouille depuis quelques temps déjà, et on a passé le cap de la mise en couple (même si officieuse pour à peu près tout le monde), mais très récemment et ce soir, c’est notre premier rendez-vous en amoureux. Ce qui est assez paradoxal, c’est que pour se retrouver derrière la cabane à outil ou dans le local technique de la piscine, pas de problème. Déjà fait si j’ose dire. Mais un vrai rendez-vous? Non. C’est ma faute principalement…

Avec cette malédiction qui m’est tombé dessus par ma propre stupidité, quitter la maison est mission impossible. Enfin, vraiment la quitter. Car comme pour s’amuser de mon désespoir, parfois j’ai l’impression que j’ai pu lui échapper, allant en ville et flânant un peu...Avant de subitement me retrouver dans un couloir de l’hôtel ou dans ma chambre. C’est extrêmement frustrant. Et rageant. Alors j’ai repoussé au maximum le prospect d’un rendez-vous, insistant que ça fait des mois qu’on se fait la cour sans en avoir l’air, ou des obligations dans l’hôtel. Sauf qu’au bout d’un moment, d’une part je commence à être en panne d’inspiration, et d’autre part...J’en ai envie. Je veux pouvoir avoir une vie de couple (presque, encore une fois un mot déterminant) normale. Aller au restaurant, au cinéma, voir du paysage, me promener main dans main avec Raph...Bon sang, déjà qu’il y a le problème de nos familles, en plus il faut qu’il y ait une malédiction qui me prend pour un yoyo en prime. Ô joie, Ô bonheur, Ô crustacés…

Donc oui, pour le coup, je suis nerveux. Déjà parce que c’est notre premier rendez-vous, d’autre part parce que je ne sais pas combien de temps la maison va m’accorder pour cette petite escapade. Bon, pour le moment je suis surtout en train de me prendre la tête à savoir ce que je vais porter, je vous jure que les clichés des comédies romantiques sont vrais dans mon cas. Presque. J’essaie plusieurs trucs, mais je finis par opter pour un jean simple (pas que j’ai une garde-robe très fournie non plus…), une chemise bordeaux et ma veste en cuir. Je me coiffe rapidement et puis...Oh merde je vais finir à la bourre si je me bouge pas très vite.

Je sors en trombe de ma chambre, salue Sanders au passage et file dehors, parcourant quasiment la totalité du terrain attenant au manoir pour rejoindre la voiture de Raphael, un peu plus loin. sa vitre est baissée et je m’y accoude, un sourire sur le visage.

“Hey beau gosse.” je ris, parce que c’est franchement pitoyable “Okay, promis, j’arrête de faire mon lover.”

Me relevant, je fais le tour du capot pour monter côté passager, qu’on puisse enfin y aller et priant pour que la maison ait pitié de moi ce soir.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Sam 8 Déc - 18:55


Can first time be the charm?

Il devait avouer que quand, enfin, Allowin eut accepté sa proposition de rendez-vous, l’étudiant l’a regardé avec un étonnement non dissimulé. Depuis leur très récente déclaration réciproque, Al avait été beaucoup moins réticent à se retrouver pour une affaire vite fait bien fait derriere le cabanon a outil, que pour quelque chose de plus consistant. Et pas vraiment que Raphael s’en plaignait : Après tout c’était aussi largement sa faute. Tout ces années a multiplier les regards mutins, à faire tomber ‘accidentellement’ des bijoux dans la piscine lui minauder que finalement ce n’était pas à lui, sans oublier les heures d’entrainement à sortir de la piscine comme un mannequin Calvin Klein, à espérer que le fameux déclic sonne entre eux.

Des années à discuter de la maison, d’échanger leur connaissances communes sur les Hill, à partager des discussions trivales ponctuées de regards langoureux,  et finalement, enfin, les voilà à être aux balbutiement d’un début de relation. Ça aurait pu suffire à d’autres, mais Raphael ne voulait pas s’arrêter la. Il voulait d’un semblant de véritable relation, même avec les fantômes de la maison qui les jaugeaient depuis les fenêtres de la maison, même avec la menace de leur famille respectives. Tant pis. Il voulait Allowin, et quitte à l’avoir, il le voulait entier. Et il est patient, alors quand les excuses douteuses sont légion, il insiste à nouveau plus tard. Deux de ses amies à la fac lui avaient prit le chou sur le fait qu’il était probablement déjà maqué ailleurs, ou qu’il l’utilisait à ses fins purement physiques. Mais Raphael est un garçon insolent, tétu, imprudent, peut-être un poil idéaliste, et pire que tout : il est amoureux. Alors il tient le coup, et finalement, il a ce qu’il veut. Comme toujours.

Sauf qu’un autre incident est venu entre temps. Précisément –tôt- dans la matinée, il reçu un appel de sa sœur, qui fit écho à un événement particulièrement traumatisant pour son petit frère. Il avait passé une bonne partie de la journée avec elle, et il comptait bien profiter de cette sortie loin de la maison pour en parler l’air de rien avec son aimé. Parce que même si c’était supposé être une soirée entre eux, il sait que le sujet l’intéressera.

Bien planqué dans sa voiture, à quelques centaines de mètres du manoir pour éviter d’éveiller les soupçons, Raphael fumait son cigarillo de Cuba en écoutant les ZZ top, jetant des coups d’œil à son téléphone en voyant l’heure tourner. Il devait avouer qu’il s’attendait à voir Al’ annulé son rendez-vous , vu sa réticente à accepter en premier lieu. Mais non, il leva le nez quand il le vit s’avancer vers lui, tout sourire.

«Salut Al ! » Il le dévisagea de haut en bas, non sans plaisir, « Awwww regardes-toi avec ta chemise, on dirait que tu vas rencontrer le président ! » Faut dire que mise à part des Tank top et des t-shirts moulants, Al’ semblait pas avoir une garde-robe spécialement fournie. Il le laissa entrer, lui vola un baiser avant de glisser le petit cigare entre ses lèvres et démarra la voiture, direction Pembroke.

«J’ai compris la leçon t’inquiètes pas : Rien de trop fancy. »
Même si on pouvait pas dire que c’était dans le coin qu’ils allaient trouver un Savoy. Et aussi parce qu’il savait qu’Allowin était pressé par le temps. Pour une raison qu’il ignorait. Il espérait qu’il lui en parlerait plus tard.  Mais pour l’heure, il préféra ignorer ce genre de détail. Peut-être un peu trop content pour s’en préoccuper. Prenant la route pour le centre-ville, il le questionna l’air de rien.

« Alors ta journée ? »
Yeux dans le retro pour l’apercevoir à la place du mort, -pauvre choix de mot- tout ravi de voir son tout récent petit copain dans son Aston Martin de luxe. « J’étais là aujourd’hui mais j’ai pas pu prendre le temps de venir te voir. » Bref silence avant qu’il ose demander. « Rien de bizarre est arrivé aujourd’hui ?... »



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Allowin Dudley


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Dim 9 Déc - 10:15

Can first time be the charm?

Sa remarque sur ma tenue me fit lever les yeux au ciel, un sourire au lèvres s’affichant malgré tout. Je sais qu’il taquine, car je l’admet très volontier, les fringues et moi, c’est pas la grande histoire d’amour. J’en achète quand j’ai un besoin, que ce soit un besoin spécifique ou quand le vêtement en question se trouve être bon pour la poubelle à cause de l’usure. Donc sa taquinerie ne sort pas de nul part. Et que serait un couple sans un peu de taquinerie entre les deux? Un couple...J’ai encore du mal à me dire qu’on est un couple. Hormis son âge, ce qui m’a fait hésité c’est encore et toujours cette histoire de malédiction. On ne pourra jamais avoir une vie normale, pas tant que je n’ai pas trouvé une solution à cette malédiction de merde. Mais en attendant, j’en profite. Raphael...Il a ce petit truc qui fait que je n’ai jamais réussi à lui résister, qui m’a très vite fait tomber sous son charme. Alors, on va être honnête, je pourrais avoir l’impression d’être tombé dans un savant piège de la part de l’étudiant, mais je n’ai pas envie de le voir comme ça; je préfère le voir comme quelqu’un qui, malgré mon aveuglement et mes premiers refus, est resté accroché. Si ce n’est pas une preuve qu’il tient vraiment à moi...Et c’est ça qui a fini de me faire chavirer.

Je lui rend son baiser, à la limite de l’approfondir, mais il s’éloigne déjà, remplaçant ses lèvres par son cigarillo. Je souris autour des feuilles roulées. Ce n’est que partie remise, je sais que j’aurais d’autres occasions pour cela. Je prend une bouffée, deux, ls relâche dans l’habitacle et garde le cigarillo, sans pour autant tirer plus dessus que je ne l’ai déjà fait. Je ne sais pas si c’est une tentative de m’éduquer aux plaisirs plus fins de la vie ou si c’est uniquement parce qu’il est gentil comme ça, mais il arrive qu’il me fasse partager son cigarillo quand il en a un avec lui quand on se rencontre. J’aurais pu lui rendre, mais il sait très bien que s’il en a besoin, il n’a qu’à tendre la main et je le lui rend sans problème.

A sa question je hausse les épaules, ma foi ma journée…

“Pas passionnante. Surtout des petits trucs à réparer, mais chiants à atteindre. Genre...tu vois la gouttière le long du mur? Et bah dis-toi qu’il a fallu que je la refixe à plusieurs endroits dans le mur, mais alors avec les branches du lierre grimpant je ne te raconte pas la galère…Et t’en fais pas, t’es pas obligé de venir me voir chaque fois que tu mets un pieds dans le manoir.” jusque-là, conversation normale, mais sa dernière question me fait hausser un sourcil “Non, rien de spécial...Pourquoi cette question? Il t’es arrivé quelque chose?”

Je retiens le ton inquiet qui me vient quand je pose cette questions; ça serait tellement le style de la maison de provoquer quelque chose n’importe quand mais pour une seule personne spécifique et pas le reste du manoir...Alors j’attends sa réponse, espérant que tout aille bien malgré tout.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Mar 11 Déc - 22:51


Can first time be the charm?

Et les voilà tout deux. Un couple parfaitement normal, ou presque. Même si compter fleurette à un  fils Dudley avait aussi cet attrait de l’interdit au le début, il se rendait compte qu’au final, une simple histoire lui serait bien plus profitable. Déjà, les petites accolades dans des endroits froids à l’extérieur n’avaient rien de vraiment romantique, quand il savait que les autres avaient le droit à de la chaleur humaine dans l’intimité d’une chambre. Et en plus devoir dissimuler le bonheur qu’il avait eu tant de mal à obtenir était finalement loin d’être aussi fun. Il devait se rendre à l’évidence, l’excitation du danger était franchement pâlichonne face au confort de l’amour, et  il en était, en toute franchise, le premier étonné. C’était aussi pour cette raison qu’il s’était senti esseulé quand Allowin avait repoussé ses demandes de rendez-vous. Alors qu’il n’avait honnêtement pas l’impression de demander la lune pour le temps d’une soirée. Mais il avait eu gain de causes, et il préférait envoyer paître les mauvaises langues. Après tout, ils sont bien là, tous les deux. Ça devait valoir quelque chose, non ? Et si ça le rendait aussi heureux, jusqu’à crisper ses zygomatiques alors qu’il conduisait vers la ville, ça ne devait pas être si mal, pas vrai ?

Il écoute d’ailleurs son jules lui parler de sa journée de travail épuisante et harassante. Il est content de l’avoir avec lui, pour lui changer les idées entre deux menus travaux, comprenant toiture, lierre, piscine et canalisation. Quoi de mieux quand il peut servir à quelque chose.

« Ah la vache… » Réplique sagement Raphael, qui n’a vraiment pas eu à faire beaucoup de travaux manuels dans sa courte vie de jeune garçon riche. Fallait dire que mise à part avoir le nez dans les bouquins ou dans son pot de peinture, ses journées n’étaient pas bien riches en émotion quand il quittait Pembroke pour Boston. Il savait que c’était supposément l’inverse : quitter la maison de ses parents pour Hill, et non pas avoir l’impression de déserter sa vie quand il partait de la vieille bâtisse pleine de question. Mais c’était plus fort que lui. Il offrit cependant un bref sourire à Al’ « … ravi de voir que tu as survécu. Tu aurais pu te péter le dos là-dessus… »

Sourire qui fond comme neige au soleil quand le sujet revient sur le tapi, et pour cause : il l’a un peu cherché. Mais il secoue vivement la tête, et lui accorde un bref regard avant de reporté ses yeux sur la route.
« Non non, c’est pas moi, t’inquiètes. » Il claque la langue et hésite un peu. D’un côté il doit leur dire, pour le bienfait de leur mission qu’ils se sont donné à deux bien avant les premiers échanges amoureux. Voilà quasi deux ans qu’ils échangent régulièrement sur la maison, son histoire, et les mystères épais et poussiéreux qu’il peut y avoir autour. D’un côté… bon sang qu’il n’avait pas envie de ruiner cette soirée avec de nouvelles choses bizarroïdes qui pourrait saper le mood qu’ils avaient tant de mal à créer au milieu de leurs obligations respectives. Essayez de construire une histoire qui tient à peut près debout dans un climat pareil. Autant construire un château de cartes à côté d’un ouragan.

Mais pourtant, il sait qu’il n’est pas capable de dissimuler quoique ce soit à Allowin bien longtemps. Alors il soupire et crache le morceau.

« Ma sœur, tu sais qu’elle est cliente chez vous pour le moment pas vrai ? Elle a m’a réveillé au milieu de la nuit. Elle a eu une terreur nocturne dans sa chambre. Évidemment j’ai sauté dans la voiture pour venir l’aider, parce que c’est pas avec le réseau que je pouvais la rassurer au téléphone… »
Il lève les yeux au ciel. « Évidemment c’est pile quand y’a eu un accident du coup je suis juste arrivé aux aurores. Je l’ai pas retrouvé dans le meilleur état, tu peux l’imaginer… »

Il dégluti péniblement. Le simple fait d’imaginer sa sœur acculée, commettre un acte désespéré… comme bien d’autres habitants de la maison bien avant elle… voilà la pensée qui a bien faillit le rendre timbré au milieu des bouchons. Au final sa sœur était bien vivante, et toujours aussi princesse. Tout allait bien… ou presque.

« Elle a cru voir son amie imaginaire qu’elle avait eu quand elle était gamine. Charlie. »
il aurait aimé avoir un bref sourire en coin, parce que c’est mignon comme histoire quand même. Un amie imaginaire. Mais en soit… ouais non. Il se faisait probablement des idées. A force de déterrer les vieux dossiers, il avait l’impression de devenir taré lui aussi.

«Bref. Tu veux manger ou ? » Coupa-t-il, quitte à passer du coq à l’âne. Mais bon hein, depuis tout ce temps, Al devait bien avoir une place préférée pour manger. Il était né et avait grandi dans le coin après tout.

A tâtons, sans lever les yeux de la route, il va chercher sa main et la serre, même si il fait mine que c’était pour reprendre le cigare et le caler entre ses dents. Mais pour lui c’était une nécessité, il avait encore du mal à se dire qu’il est bien à ses côtés, dans sa propre voiture. Il faudra qu’il s’en assure une bonne partie de la nuit.


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Allowin Dudley


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Sam 15 Déc - 14:08

Can first time be the charm?

Un rire léger s’échappe de mes lèvres à sa remarque, un acquiescement sans dire un mot en quelque sorte. C’est vrai que j’aurais pu me blesser dans cette histoire. Ou que la maison aurait pu me faire quelque chose. Je serre mon poing droit une seconde en y pensant, parce que je sais que je dois arrêter de penser à ce genre de choses, aussi inévitables puissent-elles être. Déjà pendant un rendez-vous galant avec son homme ce n’est pas bienvenu de penser à la mort, mais en plus ça n’avance à rien. Les pensées d’une possible chute qui ne fut pas s’enfuient très vites, et pendant une petite minutes c’est le silence total dans mon cerveau, jusqu’à ce qu’autre chose (pas plus joyeuse que les autres) ne s'immisce: comment le prendrait Raphael? Pas ma mort en soit, je sais qu’il serait triste, il ne m’a pas poursuivi aussi longtemps s’il n’y avait rien du tout. Je pense plus aux circonstances, si on me retrouvait mort d’une façon qui passe pour un suicide; comment verrait-il alors tous ces moments que l’on a passés ensemble? Est-ce qu’il y trouvera une logique?

Mon fil de réflexion est interrompu par Raphael qui me rassure rapidement que ce n’est pas lui dont il s’agit et je ne peux pas m’empêcher de soupirer de soulagement, juste un peu. En paix avec cela, je l’écoute sagement, hochant la tête à la mention de sa soeur, et me tend soudain. Comment ça il est venu?! Défilent devant mes yeux toutes les possibilités, toutes impliquant sa propre damnation à cette foutue maison et mon sang se glace dans mes veines. La suite me rassure et je m’enfonce un peu plus dans le siège de la voiture, bénissant cet accident. Je sais que c’est horrible comme façon de pensée, mais je n’ai jamais dit être particulièrement altruiste.

“J’imagine oui. Les terreurs nocturnes, c’est une vraie poisse.”

Comme si j’en avais connu. Heureusement pour moi, ça ne m’est jamais arrivé, j’ai eu le reste du package cependant, ce qui n’est pas forcément beaucoup mieux. J’ai peut-être les années de thérapie en moins à compter cela dit. Le changement de sujet est brusque, mais il est le bienvenu. Je n’ai pas spécialement envie de parler en long, en large et en travers de la maison et des légendes (fondées ou non) qui ont noircies des milliers de pages au fil des années. La question du restaurant fut fort bienvenue, donc et j’ai un grand sourire aux lèvres quand je me tourne vers lui.

“Je connais un très bon petit italien en centre-ville. Il paye pas de mine, mais la cuisine est excellente, du fait maison, tu m’en diras des nouvelles.”

Le reste du trajet se fait en alternant les discussions triviales mais agréables et les moments de silence où l’on profite simplement de la musique qu’il passe dans sa voiture, et bientôt on se gare non loin du restaurant, terminant le chemin à pied. Le serveur nous accueille et nous installe dans une table un peu plus à l’écart, à ma demande. Pas par honte, juste pour être plus tranquille. M’installant je pousse un soupire de contentement et observe Raph en face de moi.

“Alors, jusque-là, t’en dis quoi?”

J’avais vraiment envie que ça se passe bien cette soirée.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Dim 16 Déc - 0:35


Can first time be the charm?

Joie ! Il veut changer de sujet lui aussi. Une soirée à, dans la mesure du possible, parler d’autres choses que d’histoire morbides à base de maison cheloue, de suicide, d’empoisonnement, ou à fouiller des vieux papiers à la recherche d’informations super importantes, pour finalement comprendre qu’ils n’avaient pas la moindre idée de ce qu’ils cherchent au fond. Raphael ignorait les tourments de son amant, et le but et la finalité de ses recherches. Lui cherchait juste a contenter une obsession qui n’avait ni début ni fin. Mais ce soir, c’était juste eux. Il s’était pas mal prit la tête sur ce qu’ils devaient faire en ce soir si particulier. Il voulait l’amener dans un restaurant chic, mais aussi dans ces boites ou deux garçons de leur âge peuvent s’embrasser de tout leur saoul sans avoir le  moindre problème, mais aussi découvrir Pembroke avec lui, avoir l’air de n’importe quel couple qui passe dans le coin, et peut-être même dans ses espoirs les plus fous, commencer à faire des plans sur la comète, quand même bien entre eux c’est tout neuf et un peu branlant. Mais de toute façon, Allowin a un boulot qui lui demande de se lever tôt, et il lui a bien dit qu’il vaudrait mieux qu’il ne rentre pas trop tard.

Mais ce soir il va faire simple : un restaurant qui lui plait, et une séance au ciné. Un peu de normalité l’effraye quelque peu pour être honnête. Des années à parler de bizarreries n’aident pas vraiment à avoir un sujet de conversation lambda à sortir pendant un rendez-vous galant. Par ailleurs, il ne pouvait pas dire que c’était une matière qu’il avait vraiment pratiqué. Mais il est heureux, voire même extatique, assit avec lui, dans un restaurant bien loin de son standing imposé par sa famille, à l’écart. Il se permet même de prendre sa main et de lui dire avec un sourire sincère.

« Oui ! C’est parfait, merci beaucoup. »


Ok, un peu exagéré vu qu’ils n’ont même pas passé commande, mais soit. Il est en roue libre. Il en a même oublié que leur famille respective leur arracherait la tête sans plus de cérémonie si ils les trouvaient ici, à se regarder dans le blanc des yeux. Il entrelace leurs doigts, jouant un peu avec leurs poignets.

« Merci d’avoir accepté de venir. Je sais que c’est dur pour toi de prendre du temps pour… enfin, loin de Hill House. T’es un type occupé, tout ça… »


Vu la colonie d’excuses qu’il lui avait servi, il avait fini par le comprendre. Raphael était toujours perplexe sur pas mal d’entre elles, mais il avait préféré les mettre sur l’anxiété de voir toute cette histoire se confirmer. Genre ils étaient officieusement ensemble, et il n’avait pas l’air plus expérimenté que lui en la matière. Raphael n’était pas à lui proposer qu’il leur achète un appartement en ville, mais la réalité de ce qu’il avait mis tellement de temps à courir après, avec toute la difficulté de devoir tout garder pour lui… il ne savait pas trop ou se mettre, ni par quoi commencer. Il commence donc par un petit rire nerveux.

« Excuses-moi, c’est juste que je suis vraiment content que tu sois là... »


C’était mieux que de gagner la loterie, ou que d’avoir eu une bourse en art pour étudier la restauration –même si il n’en avait pas vraiment eu besoin, mais détail. Il n’a pas l’habitude de pouvoir être si proche de lui en public, alors il n’ose pas vraiment s’approcher de lui plus que sa. Bien que ses yeux soient rivés sur sa fossette si particulière.

« Tu sais que je t’aime, pas vrai ?... » Finit-il par lâcher, en désespoir de cause, ne sachant absolument pas comment exprimer sa joie de l’avoir ici, de pouvoir lui serrer la main. Il n’avait jamais pu vraiment se sentir exceptionnel dans sa vie, encore moins aux yeux de quelqu’un. Plus que les œillades appuyées et le jeu de séduction absolument pas subtile entre eux, discuter avec quelqu’un qui ne l’avait jamais jugé, pas même quand il lui avait ouvert son âme en lui montrant une de ses toiles, avec lequel il pouvait se permettre d’être lui-même derrière le roulage de mécanique, voire même quelqu’un qui pouvait lui faire oublier Hill House juste pour un instant, c’était libérateur. Peut-être avait-il forcé le destin en insistant aussi longtemps, mais si ils pouvaient être là aujourd’hui ensemble, était-ce si mauvais ?



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Allowin Dudley


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Dim 16 Déc - 5:28

Can first time be the charm?

Rassuré par sa réponse, je me permet de vraiment me détendre. Sentant sa main dans la mienne, je lui rend sa caresse, bien content de pouvoir profiter de ces petits instants de tendresse. Parce que c’est ce que je compte bien lui démontrer ce soir: de la tendresse. Pas qu’il n’y en a pas entre nous naturellement, il y en a, mais tellement noyée sous la passion des quelques instants volés qui nous caractérisent...Ce soir ce n’est pas un simple rencard. Ce soir c’est pour vraiment lui montrer que c’est pas juste son corps et son esprit qui m’intéresse. C’est lui tout entier, ses qualités, ses défauts, ses forces et ses faiblesses...Le pack total quoi.

Pourtant, il me rappelle les trop nombreuses fois où j’ai dis “non, parce que…”, en inventant une nouvelle excuse à chaque fois (bon des fois c’était la vérité pour le coup mais c’est tellement anecdotique). J’ai du chemin à faire pour lui prouver que malgré tout ça, je tiens vraiment, sincèrement à lui, pas juste pour un peu de chaleur humaine entre deux menus travaux.

“Je sais...Je suis désolé”

Qu’est-ce que je peux lui dire de plus? Lui promettre de lui accorder plus de temps? Je ne peux pas lui promettre quelque chose comme ça. J’en crève d’envie, juste pour le voir sourire, juste pour le savoir heureux, mais je ne peux pas, ça ne serait pas correcte et je suis déjà tellement limite quant à mon quotient sympathie de ce point ce vue là…L’humeur remonte quand il me confirme qu’il est content de la situation et je lui rend un grand sourire.

“Oui, moi aussi je suis heureux d’être là, avec toi…”

Et sa dernière phrase...Sa dernière phrase manque de me donner un arrêt cardiaque. Un bon arrêt cardiaque, le genre qui vous arrive à cause d’une très bonne nouvelle. Je relâche pourtant sa main et me lève...pour bouger ma chaise et mes couverts, les installant à côté de lui, plutôt que face à lui. Une fois installé (un peu comme un galérien vu qu’entre la table et le mur il n’y a pas une place folle, mais j’y suis parvenu malgré tout), je reprend sa main et croise son regard.

“Je t’aime aussi.” et je scelle cette annonce par un baiser, bien plus pratique comme ça que par-dessus la table, il faut bien le dire.

J’ai hésité à me la jouer Han Solo, mais non. J’ai préféré lui dire ce que je ressens aussi, pour qu’il le sache. En espérant que ça fasse avancer un peu plus le curseur vers ce que je veux lui faire sentir ce soir. La serveuse arrive finalement et je m’éclaircis la voix, un léger rose aux joues. Oui j’avais un peu oublié qu’on était en public. Je commande un cocktail de jus de fruit et des cannelloni au poulet, avant de laisser Raph commander aussi et quand elle part, j’ai un petit rire.

“J’avais juste un peu oublié le contexte de notre rendez-vous…” dis-je en guise d’explication puis soupire de contentement à nouveau “Je pourrais m’habituer à ça…”

Et juste quand les mots sont sortis de ma bouche je me rend compte de ce que cela peut impliquer je me mette une baffe mentale. Mais maintenant que c’est dit...Roll with it dude.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Mer 19 Déc - 22:58


Can first time be the charm?

Il est extatique. Vraiment extatique. C’est littéralement tout ce dont il aurait pu rêver. Il a jeté son cœur et ses pensées au vent, au risque de les voir se faire réduire en charpie dans des hélices d’un avion American Airlines. Et pourtant il voit les yeux bleus de l’homme qui l’aime lui renvoyer la politesse avec une sincérité qui le laisse quelque peu pantois. Il ne sait plus où il en est, et ce qui lui tombe sur le coin du museau. C,était un pari risqué de le conduire ici et de jeter de but en blanc une bombe pareille. Après tout, tout est tellement récent entre eux, sur des fondations branlantes, et franchement tout s’est tellement fait à la dérobé qu’il n’avait pas été tellement certain de l’effet d’être en pleine lumière soit vraiment agréable pour le Dudley. Il savait, du moins il supposait, que ce genre de choses se bâtissent sur la durée. Il sait qu’il doit prendre des pincettes et faire attention. Et pourtant il ne peut que sourire, de façon un peu ridicule peut-être. Mais il soupire d’aise et le fixe, retourne à peine la tête quand la serveuse arrive : pour preuve, il lui dit juste qu’il prendra la même chose que Al’.

« Wow. » Admit-il en retenant difficilement un rire quand il conclue de la façon probablement la moins élégante du monde. Ce qui ne rechigna pas spécialement Raphael. Ils avaient fait bien pires dans la cabane à outils. « J’vois ça ! »

Ouais. Décor idyllique, déclaration, et même humour pour détendre une atmosphère un peu trop sérieuse. Et pourtant quelque part dans son cerveau, brillait encore la lumière derrière les fenêtres de Hill House. Et il se détestait pour ça. Les douces pensées qui le concernaient de près ou de loin étaient perpétuellement parasitées par celles de la maison. Il s’ébroua un peu pour chasser les images qui s’imposaient à lui, celles de peintures qui ne demandaient qu’à être faites.  Pas ce soir. Il refuse de laisser une place dans son cœur pour ce genre de chose à ce moment précis.

On lui dirait de se méfier, et pourtant, Raphael en a presque oublié toutes les fois ou il s’est fait éconduire par Al’. Il est heureux à ce point. Il continue même la conversation.

« Te laisse pas trop aller quand même. » Il ricane gentiment en lui replaçant une mèche derrière l’oreille. « Tu vas finir par te mettre sur ton 31 et t’asperger de parfum dés que tu dois réparer des gouttières. J’imagine la tronche de Sanders. »

Et soudain ça lui revient. Il tape ses index sur la table dans un drumroll au rabais et lui lance, tout sourire. « Tu m’as dit que demain tu avais pas grand-chose à faire à la maison c’est ça ? J’ai eu avoir des billets pour la séance du midnight movie de ce soir. Une rediff du Rocky Horror Picture Show. » Annonce-t-il, avec les yeux qui brillent, tout pour ne pas parler trop longtemps de tout ce qui ressemblait de près ou de loin à Hill House. « J’y suis jamais allé, et je t’avoue que c’est probablement pas le genre d’endroit super calme. Mais c’est l’occasion, non ? »

Pas vraiment que leur quotidien avait été pavé de comédies musicales, d’ambiance joyeuses ou de foule hystérique. Mais bon, le Rocky Horror Picture Show ça en fait dérider la plupart. Il aurait peut-être dût lui demander son avis avant d’imposer ce choix, mais au pire tant pis pour les billets. De toute façon il connaissait mal Pembroke, malgré tout le temps qu’il avait passé au manoir.  Il serait pas contre une promenade au pire. En fait tant qu’il serait avec Allowin, n’importe quoi lui conviendra. Tant que c’est loin de l’influence de Hill House… Il espérait que plus il s’éloignait de la maison, plus il pourrait concentrer ses pensées sur son Jules. C’était sans compter sur la malédiction.



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Allowin Dudley


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Jeu 27 Déc - 13:47

Can first time be the charm?

Avec Raphael me souriant comme ça, dans un petit restaurant tranquille, je pourrais presque oublier Hill House. Presque, malheureusement cette horrible maison se rappelle toujours à mon bon souvenir d’une manière ou d’une autre. Elle n’aime pas qu’on l’ignore cette bâtisse. Elle n’aime pas qu’on la quitte non plus. C’est pour ça que même durant un rendez-vous avec l’homme que j’aime et qui me le rend bien, la maison n’est jamais loin. Je ne sais pas combien de temps elle va m’accorder dans cette histoire. J’aimerai au moins terminer cette soirée, juste cette soirée. Après il pourra me déposer devant le premier immeuble qui me tente et j’irai attendre que la maison me rappelle à elle, je n’en n’aurais plus rien à faire.

Un rire me vient à l’image qu’il me décrit et je ne peux pas m’empêcher de me lover un peu dans sa main quand il me recoiffe. La tendresse est toujours présente dans nos échange, sous la passion qui nous prend à la gorge alors qu’on se retrouve dans la cabane à outils ou le local technique. Mais des gestes tendres juste comme ça, parce qu’on en a envie? Il n’y en a pas tant que cela. Pas le temps, pas l’endroit, pas dans le mood du moment...Des dizaines de raisons débiles mais qui rendent cette tendresse intrinsèque quasi-invisible, alors que je crève d’en savoir plus.

“Oh bah Sanders il s’en fout de comment on s’habille pour le travail, tant qu’on le fait ce travail. Mais ça serait hilarant en effet”

Mon attention est détournée de son visage vers ses mains, que je sais habiles, parce qu’il les agite soudain. Je me demande ce qu’il lui arrive pendant une seconde. Puis il reprend la parole et ça fait plus de sens. Sa proposition est si adorable...Pourtant, je sais que je ne devrais pas tenter le diable, déjà que si j’arrive à la fin du dîner c’est bien, mais je ne résiste pas et lui sourit.

“Ca a l’air sympa et ça sera une première pour nous deux, je n’ai jamais vu le Rocky Horror Picture Show. Ca sera l’occasion, en effet. Et puis pour le calme...Tant pis, je survivrai.”

Je le taquine et il le sait. Au contraire, je me dis, s’il y a du bruit, on portera très probablement moins attention à nous deux, ce qui offre certaines possibilités. Les plats arrivent et relâche la main de Raph pour commencer à couper dans mon plat, histoire de l’aider à refroidir.

“Comment ça se passe la fac?”

Ouaiiiiis je sais, on a fait mieux. Sue me.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Sam 29 Déc - 23:42


Can first time be the charm?

Dans l’inimitée du moment, il ne prend vraiment pas trop la peine de contrôler ses gestes, et se rend compte un peu trop tard de la teneur équivoque de lui toucher les cheveux de cette façon. Mais il ne peut pas s’en empêcher. Il est bien trop heureux et euphorique pour retenir quoique ce soit ce soir. Et encore, il a du retenir un énième geste malheureux à une bijouterie de Boston, ou il a bien manqué de dépenser un mois de salaire d’un américain moyen dans un élégant bracelet. Il avait fini par retenir la carte de crédit, en se disant que ce serait pour une autre fois. Histoire de ne pas trop effrayer Al avec ce genre de cadeaux hors de prix, même si il lui avait fait tomber plusieurs fois quelques bijoux au fond de la piscine. Et qu’aucun d’entre eux n’était spécialement gratuit.

Mais il savait qu’il y avait normalement quelques pas à suivre dans une relation naissantes. Quelques zones bien précises, et un pattern à franchir avec si ce n’est précision, au moins logique. Eux ? Si il y avait un chemin, ils l’avaient déjà coupé avec un rouleur compresseur. Et un char de combat. Il n’y avait aucune vraie logique dans leur façon de faire, et si ça rendait Raphael pas peu fier, il devait avouer que ça le perturbait un peu. Mais il tenait bon, parce qu’il était persuadé : lui et Al, c’était quelque chose de vrai. Quelque chose ne peut pas trainer ainsi deux ans sans un minimum de consistance derrière. Il tenait vraiment à ce que ça marche. Parce qu’il ne donnait pas cher de sa peau si tout capotait. Appelez ça la naïveté de la première relation, mais Raph était prêt à se battre bec et ongle pour elle.

Il ricana un peu quand Al le taquina sur cette histoire de bruit, mais déchanta quand son amant lui demanda comment se passait ses études. Penché sur son assiette, il réprima un soupire et annonça avec un sourire un peu éteint.

« Ça va. » Brève pause. « Enfin, mes cours de restauration se passent bien, et visiblement ils ont rien à redire sur mon niveau en histoire de l’art, mais c’est en art plastique que ça pêche un peu… »

Il se frotta l’arête du nez un instant avant de commencer son plat, non sans une expression d’appréciation poussée : c’était vraiment de la super bonne bouffe !

« Ma prof d’art m’a convoqué et à commencer à me demander si j’étais en dépression, si j’avais des problèmes personnelles... »
Il leva les yeux au ciel, comme si c’était la chose la plus absurde qu’il ait jamais entendu. Et pour cause : pour lui ça l’ait, et de très loin. « Mon dernier rendu l’a particulièrement inquiété, qu’elle m’a dit. Je lui ai dit que je n’avais pas de problème, et elle a un peu insisté mais finalement elle a fini par se taire. J’ai juste pas envie d’elle appelle mes parents pour leur raconter des conneries… »

Il finit par soupirer un peu, et marmonna doucement. « C’est juste comme ça que je m’exprime. Y’a aucun problème avec moi ou ma façon de peindre. » Affirma-t-il. D’abord avec détermination, avant de lever des yeux inquiets vers Al. « … pas vrai ? »

Après tout, même ses parents ne le connaissaient pas si bien. Et il avait osé lui montrer ses peintures, en ultime signe de confiance et d’affection. Il devait bien avoir une idée sur le sujet, non ? Si quelqu’un avait un bon jugement à donner sur ce fait, c’était lui et personne d’autres. Même si bon... c'était pas vraiment le meilleur sujet pour un rendez-vous galant.

Il s'insulta intérieurement : il faisait décidément vraiment tout à l'envers


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Allowin Dudley


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Lun 14 Jan - 6:01

Can first time be the charm?

Je sens bien que j’ai posé la question qu’il ne fallait pas. Pourtant d’habitude ce n’est pas vraiment un problème...Il aime ce qu’il fait et le fait bien, en plus de cela. C’est quelque chose que je lui envie un peu, de pouvoir faire des études. J’ai dû renoncer à cela il y a des années maintenant. Maintenant, je ne sais même pas vers quoi je me tournerais si j’avais l’occasion de faire des études à dire vrai. Ce n’est pas une question que je me suis vraiment posé non plus. Et puis maintenant que j’ai un travail à Hill House, la question ne se pose plus. En tout cas, le voir ainsi, un peu éteint, alors qu’il me parle de ce qui fait sa passion...Ca me fait mal pour lui. Donc le moins que je puisse faire, c’est de l’écouter attentivement. Je pose mes couverts et croise mes bras sur la table, portant attention à ce qu’il me dit et je soupire un peu à la réaction de son professeur. Elle est compréhensible, mais en même temps, comme le dit Raphael, c’est sa façon de peindre. Alors à moins que je ne rate complètement les signaux de détresse qu’il envoie s’il a effectivement des soucis, à priori tout va bien chez lui. Enfin, autant que faire se peut quand on a une légère obsession pour une maison comme Hill House.

Je prends sa main après sa question, secouant la tête. Je veux le rassurer, et je vais tenter, sans être sûr d’y parvenir vraiment.

“Non Raph. Ou alors je serais le pire petit ami du monde qui ne voit pas que tu vas mal et toi le meilleur acteur du siècle.” un petit sourire et je reprends “Mais c’est vrai que ceux qui peignaient dans le même genre que toi auparavant avaient souvent des problèmes dans leur vie. La réaction de ton professeur est compréhensible, et déjà, c’est bien qu’elle ait voulu t’en parler à toi avant même de penser à appeler tes parents. Je ne veux même pas imaginer la tête de tes parents si ça arrivait.” je tente une pointe d’humour mais serre un peu plus sa main, avant de la caresser doucement “En tout cas, non, pour moi il n’y a pas de soucis avec toi ou ta peinture. A dire vrai, avec ton intérêt pour Hill House et vu l’histoire de la maison, ça ne m’étonne pas vraiment, toute bien réfléchi.”

Et là j’en suis à vaillament prier pour ne pas avoir eu l’air de dénigrer son art, car ce n’est pas le cas du tout. Mais je connais bien cette maison et je sais qu’elle a des influences plus insidieuses qu’on ne le croit. Qu’elle laisse des empreintes dans son subconscient, même s’il n’a pas passé une nuit dans la maison, ça ne me semble pas si capillotracté. Mais voulant effacer ma bourde de question d’avant je reprends bien vite.

“Sinon, t’as lu quoi dernièrement?”

Oui, des livres, parce qu’à Hill House, pour avoir la télé ou la radio, c’est un peu compliqué pour être honnête. Alors autant éviter de parler de choses dont je ne pourrais pas discuter de toute façon.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Sam 26 Jan - 12:29


Can first time be the charm?

C’est cliché il le sait, mais à cet instant précis, ou Al le regarde dans les yeux en lui disant qu’il n’y a rien de mal à peindre comme il le fait, il enverrait très volontiers le monde entier se faire voir avec leurs préjugés et leur façon de mettre des étiquettes sur tout et n’importe quoi. Si Allowin, lui, peut toujours continuer à voir au dessus de ça, la fine limite entre le gosse de riche trop bien habillé avec une voiture hors de prix, et le peintre maudit, alors le reste était complétement de seconde main. Il s’en fout. Royalement. Il sourit même, avec cet air un peu niais et un bref rire alors que le rouge lui monte aux joues. Il a l’impression que plus personne n’existe dans le restaurant, et il est presque sûr d’entendre une musique complétement cheezy résonner au milieu du brouhaha des clients. À moins que ce ne soit son esprit qui divague complétement. Et c’est fort possible. Il n’est pas vraiment fier de lui d’être aussi niais, mais il y peut rien, c’est de loin la chose la plus normale et la meilleure qui aurait pu lui tomber dessus.

Il admet pourtant que l’influence de Hill House peut avoir un effet sur sa peinture, mais ça, Raphael l’admet volontiers. On ne passe pas son enfance et adolescence à se passionner pour des lugubres histoires de malédiction familiales sans au moins un ou deux effets du genre. Il se recoiffe en souriant un peu.

« Ouais… Ça m’inspire, j’y peux rien. C’est juste une partie de moi, quoique mes parents peuvent me dire. Mais c’est juste ça, une partie. »


Il voulait se persuadé de ça. Peut-être en en faisant des caisses à côté pour combler des trous qu’il pensait s’être formé partout en lui. Il enviait sa sœur qui arrivait aisément à être une queen Bee doublée d’une princesse sans l’ombre d’un soucis. Elle était née comme ça, pour être naturellement belle et attirer l’attention du chaland comme des mouches attirées par du miel. Lui il se sentait toujours à l’étroit partout, redoublait de gentillesse pour prétendre être un mec cool et drôle, fêtard qui plus est, et son unique crush, il avait mit 2 ans à l’emmener au restaurant. Elle avait peut-être ses raisons de se moquer de lui en public après tout.

Il étouffe un rire à sa question en retournant à son assiette « J’ai vraiment pas le temps en ce moment, avec les cours. Puis tu sais, la vie en campus, ça consiste à trouver une tripoté d’excuse pour faire la fête… » il roule des yeux, quoiqu’un peu amusé. « Je fais acte de présence parfois, parce que si il manque un gosse de riche à l’appel ça fait jaser, puis décompresser c’est important, mais je veux mon diplôme et la gueule de bois une à deux fois par semaine, ça aide pas. » Il finit une bouchée avant de peser le pour et le contre, mais finalement il lui lâcha. « Pour qu’ils me laissent un peu tranquille, et aussi parce que j’en ai marre quand me fait du rentre dedans, j’ai finit par dire que j’étais casé. Il savent pas avec qui, et je pense que la plupart pense que je bullshit, mais au moins ça les calme un peu… »

Voilà, c’est dit. Il fixe Allowin, un peu inquiet, il n’est pas certain que la nouvelle va le ravir. Mais bon, quand on est jeune et pété de thune dans un campus, ça devient rapidement invivable de se faire héler à chaque couloir pour subir des propositions plus ou moins subtiles. Sa sœur adorait ça, lui pas vraiment.



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Allowin Dudley


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Mer 30 Jan - 15:43

Can first time be the charm?

Ah, la fameuse vie de campus universitaire. Chose que je ne connaîtrais jamais, étant à vie coincé dans cette putain de maison sans moyen d’en réchapper et je le sais. Ca pourrait me rendre jaloux, mal à l’aise, ou simplement triste d’avoir raté tout ça, cette partie de vie qui est presque un rite de passage, mais non. Car si je ne suis pas résigné à mon sort de manière générale (je ne passerais pas autant de mon temps libre à chercher un moyen de briser la malédiction dans le cas contraire), je suis résigné sur le fait que je n’irai pas à l’université, ou alors que je serais trop vieux pour participer à ces fêtes sans faire grosse tâche et empirer la situation.

Mais entendre Raph en parler, découvrir par proxi toute cette vie parallèle me fascine à dire vrai. J’essaie d’imaginer à quoi ça peut ressembler dans mon esprit, mais ce n’est pas passionnant, vu que je n’ai vraiment de point de référence. Mais je fais un effort et ça me fait sourire quelque part. Imaginer Raphael être là juste pour dire, prendre un verre ou deux et puis repartir, parce que faut pas déconner, il a examen demain. En revanche, entendre qu’il se fait draguer me tend un peu. C’est stupide, parce que je devrais m’en douter, il est à tomber, adorable, et comme...comme on ne nous voit jamais ensembles, il est logique que personne ne se doute qu’il soit en couple. Pourtant je sens la jalousie pointer le bout de son nez. Alors quand il m’annonce qu’il dit à tous ses prétendant(e)s qu’il est avec quelqu’un, j’ouvre d’abord des grands yeux. Puis je souris, en grand. Fier. Fier d’avoir cet homme dans ma vie et surtout, fier qu’il soit prêt à dire ça. Il pourrait dire tellement de chose pour se débarrasser de ses poursuivant(e)s, mais non, il préfère dire qu’il est avec quelqu’un et rien que pour cela, je l’aime encore plus.

“Tu fais bien. Parce que si je pouvais, je leur ferai vite comprendre que tu dis pas n’importe quoi et qu’en plus je ne laisserai personne t’enlever à moi.” je me sens terriblement égoïste alors que je sais que je ne peux strictement rien faire. Pourtant, une idée me vient et je souris encore plus grand, me rapprochant de lui par-dessus la table “Et si, pas ce soir, mais un autre soir, tu viens me chercher, on part pour Boston, et on se balade sur ton campus? Histoire de faire taire les mauvaises langues? Il ne pourront pas nier t’avoir vu avec un type, tout lovey-dovey. Pas vrai?”

Je ne suis pas peu fier de mon idée. Bon, on va être honnête, avec la malédiction, je ne sais pas quand je pourrais faire ça, mais je voulais au moins lui faire comprendre que ce n’est pas me montrer avec lui, surtout à Boston où mon père met rarement les pieds, qui me dérange, loin de là.

“Et si tu m’en racontais un peu plus sur la vie à l’université? Je te rappelle que je l’ai pas vécu ça, je suis curieux moi.”
finis-je avec un sourire amusé.
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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Mar 5 Fév - 23:10


Can first time be the charm?

Raphael ne savait jamais vraiment quoi raconter sur la vie universitaire. Mise à part faire acte de présence pour les fêtes et les moult travaux qu’il pouvait y faire, il ne vivait pas sur place contrairement à beaucoup de ses camarades. Pour être honnête, toute vie en dehors de Hill House était un peu … bah… à part. Genre une quête annexe pour gagner des points sur le score final. Un truc qu’on doit bien faire histoire d’être un être humain normal. Une suite logique qui n’est pas vraiment passionnante. Parfois il avait juste envie de tout laisser tomber pour se concentrer sur la maison, mais il ne savait jamais vraiment pourquoi. Pourquoi se contrer sur UNE maison ? Ok son histoire était passionnante, et étroitement liée à la sienne, mais bordel : ça restait une maison ! Fallait bien qu’il se nourrisse, qu’il ait un diplôme, qu’il soit indépendant financièrement, même avec l’héritage colossal qui l’attendait. Ce n’était pas rester H24 entre quatre murs qu’il arriverait à se construire en tant qu’adulte responsable. Alors il s’ébrouait, se giflait si il le fallait, mais il devait se retirer Hill House de sa tête, au moins une fois de temps en temps. Ce serait-ce que quand il était pas sur place. Comme à cet instant précis ou il peut passer un moment privilégié avec son petit copain, hors de cette maison. Fait tellement rare que ce ne n’était jamais arrivé avant.

D’ailleurs il n’est pas au bout de ses surprises quand Al lui propose, tout fièrement en prime, de venir avec lui à sa fac. Raphael cligne des yeux, complétement prit de cours. Il ne comprend pas vraiment d’où son Jules peut tenir cette assurance, alors que ça va faire depuis le début de leur relation –encore très récente, certes- qu’ils doivent barricader toute leur affection loin des regards indiscrets.

« Wow… »
se permet-il de dire, non sans finalement faire naitre un large sourire sur ses lèvres. Radieux. « T’es sûr de ça ? »  Il ajoute quand même, même si sa main est en train de serrer la sienne au-dessus de la table. Ok ça ressemble à un traquenard vu comme ça, et il voulait pas qu’il se sente forcé de le faire plus tard. Mais la vache … pourquoi présenter son petit ami à ses potes de fac ? Pour le coup, ça officialisait vraiment le truc ! Bon un peu moins que de le présenter à ses parents, mais ça ça attendra… bah probablement un moment. Peut-être le siècle prochain tiens.

Il eut un bref rire quand il enchaina avec la vie de la fac, perplexe mais de bonne foi. « Boarf… si tu évites les horny teens, mise à part bosser tu sais… »

Il lui raconta pourquoi vaguement à quoi pouvait ressembler une vie estudiantine banale, même si le fait qu’il ne loge pas sur place était déjà une large différence avec l’écrase majorité. Il lui parla de la rivalité entre différents groupes, les petits clubs de ci de là, rien qui tranchait spécialement du lycée, si ce n’est qu’avec quelques années de plus et sans papa et maman dans le coin, certains se voyaient pousser des ailes. Des ailes de conneries pour la plupart mais bon, il était pas vraiment un des plus sages non plus.

Mais l’heure tournée et leur repas s’achevait. Il jeta un œil à sa montre et finalement propose l’air de rien. « On a une petite heure avant la séance, on peut marcher jusqu’au cinéma, et tu peux me montrer Pembroke si tu veux… »

Ouais bon… 3 ans à faire la navette entre la maison et Hill House, et il n’a même pas prit la peine de jeter un vrai coup d’œil à la ville ou était la maison de ses ancêtres. Bravo l’artiste.


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Allowin Dudley


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MessageSujet: Re: Can first time be the charm? (Raphael)   Jeu 21 Fév - 8:04

Can first time be the charm?

Oui, bon, je m’avance peut-être un peu dans cette histoire d’aller le voir sur son campus etc...Pas que j’en ai pas envie, mais plus que je ne sais pas si la maison me laissera sortir suffisamment longtemps pour en profiter sans que Rapahel croit qu’il a des hallucinations. Et ça, je n’ai aucun moyen de le prévoir. Comme aujourd’hui par exemple, je ne sais pas quand la maison va décider de me ramener à elle. Tard, très tard j’espère. Mais oui, je suis sûr de ce que je veux quand je lui fais cette proposition. Je ne sais pas si je pourrais l’honorer autant que je le souhaiterais, mais j’en ai envie. Je veux pouvoir le rassurer, non, mieux que cela, lui assurer que je suis avec lui et que ce n’est pas...uniquement superficiel. Il compte beaucoup pour moi, plus que tout au monde (ma famille arrivant juste derrière probablement, voire ex aequo), et je veux qu’il le sache.

“Oui, j’en suis sûr. On peut pas se présenter mutuellement à nos parents...Alors si au moins je peux faire taire les rumeurs comme quoi tu bullshit sur ta relation, ça sera déjà une petite victoire, tu penses pas?”

Puis il me parle de l’université et je l’écoute avec tendresse et curiosité, buvant ses paroles. Je rit à certains tableaux estudiantin qu’il me dépeint, n’ayant, étrangement, pas de mal à l’imaginer. Si bien que je ne vois pas le temps passer. Je ne m’en rend compte que lorsqu’il me propose de lui faire visiter Pembroke et je souris.

“Avec plaisir. Bon, je ne suis pas le plus calé sur la ville ou son histoire, mais bon, j’ai mes petits coins.”


Je me lève, le dirigeant vers la caisse avant que Raph puisse me battre à ce petit jeu et paye pour notre repas. Je n’ai peut-être pas sa fortune, mais j’ai tout de même suffisamment d’argent pour payer un repas à mon homme une fois de temps en temps. Surtout qu’avec l’hôtel je suis logé, nourri et blanchi, donc niveau économies...Ca va. Je suis large. Finalement, lui tenant la porte je l’amène dehors et reprend sa main.

Je lui fait visiter un peu le quartier, lui montrant des coins sympa comme mon coffee shop favori du temps où j’étais lycéen, puis un endroit ou deux, avant d’arriver finalement dans le quartier du cinéma. On y est pas encore tout à fait, mais presque.

“Alors, jusque là, t’en penses quoi de Pembroke?”
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