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 Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael

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Meadow Hill


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MessageSujet: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Jeu 6 Déc - 0:36

Oh brother can you hear my call

Meadow & Raphael  
Comme toujours en cas d'insomnie, Meadow était levée, arpentant le couloir de la nouvelle aile de l'hôtel. Elle ne cherchait pas quelque chose en particulier, mis à part se dégourdir un peu les jambes après avoir passé de très longues minutes à se retourner dans son lit. Vêtu d'un pantalon pyjama et d'un haut ample, elle laissa échapper son dixième bâillements depuis le début de sa balade. Son corps criait sommeil alors que son esprit lui, était ailleurs. Hill house semblait dormir également, aucun bruit à l'horizon ni même de présence quelconque. De quoi la faire soupirer, sachant que beaucoup croyait ce lieu hanté et en maudit. Pendant un instant, elle songea même à tenter d’appeler un esprit pour prouver qu'une fois de plus, ce n'était qu'une légende. Chose qu'elle s’abstient de faire pour éviter de réveiller qui que ce soit. Il était tout de même 3 h 30 du matin. D'un air ennuyé, elle pivota sur elle-même une fois arrivée au grand escalier. Elle ne comptait pas descendre en bas ce soir. Glissant une main dans son épaisse chevelure, elle refit le chemin inverse jusqu'à sa chambre, le pas traînant. Posant la main sur la poignée de sa porte, elle s'arrêta dans son geste en croyant apercevoir quelqu'un tout au bout du couloir. Hum? Fixant la petite silhouette, elle fronça les sourcils. On aurait dit un enfant, comme une petite fille. Oh well. Meadow entra dans sa chambre, prenant bien soin de s'assurer qu'elle refermait adéquatement la porte à sa suite. Un peu lâchement, elle fit un petit tour aux toilettes, avant de traîner sa carcasse jusqu'au lit king. Sur le point de se laisser tomber contre le matelas, elle freina son geste en tournant la tête vers la porte grande ouverte sur le couloir. Qu'est-ce que... Sur ses gardes, elle s'assura bêtement que personne n'était entrée en douce dans la pièce pendant qu'elle était aux toilettes. Allumant les lumières, elle constata rapidement qu'elle était bien seule. Grognonne, elle claqua la porte avant de se glisser sous les draps. « Vraiment très drôle ouais...» Si c'était une blague, elle n'était pas du tout d'humeur à rigoler. Se forçant à fermer les yeux, elle soupira avant de pivoter sur le côté. Cette fois-ci, elle devait trouver le sommeil pour mettre fin à cette horrible nuit une bonne fois pour toute.  

Quelques minutes passèrent, pendant lesquelles Meadow cherchait désespérément à tomber dans les bras de Morphée. C'est un mouvement sous ses draps qui la fit soudainement sursauter. Inquiète, elle se tourna sur le dos, avant de se relever en position assise pour mieux tâter la couverture. Rien, il n'y avait rien du tout en fait. « C'est quoi encore cette merde...» En grognant, elle étira le bras pour allumer la petite lampe de chevet et éclairer la scène. Un cri de surprise s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle aperçut une gamine debout au pied de son lit. Ses long cheveux bruns, sa petite robe rose, on aurait dit... Non, impossible. « Char... Charlie? » Fuck! Son amie imaginaire. Bordel de merde, elle hallucinait certainement. Impossible! Stupéfaite, elle agrippa rapidement son téléphone portable avant de bondir près de sa fenêtre pour mieux capter le réseau et fuir cette apparition inexpliquée. En urgence, elle téléphona son frère en priant fort pour qu'il soit en mesure de recevoir son message. « Allo? Raph' est-ce que tu m'entends? Elle est revenue... c'est... Charlie, tu sais quand on était enfant, s'il te plait, viens me sortir d'ici... Allo? » Coupure sur la ligne. Et merde! Elle ignorait complètement s'il avait eu son message ou non. Secouant rageusement son téléphone portable, elle se retourna ensuite timidement vers son lit. Aucun signe de Charlie. Plaquant une main contre son visage, elle souffla pour tenter de se calmer. « Okay respire Mea, tu débloques là... » La peur c'était tout de même emparée d'elle et il était hors de question de se remettre au lit, presque certaine que la petite reviendrait aussitôt. Stressée, elle enfila des vêtements juste au cas où. Jeans, veste de laine et chaussures. Pourvu que Raphael se démerde pour venir la trouver. Elle devait absolument lui parler. Lui seul était au courant pour son amie imaginaire et Hill House venait clairement de lui embrouiller l'esprit comme à tout les autres.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Sam 8 Déc - 17:26


Nothing ever comes without a consequence or cost

La sonnerie de son téléphone lui vrilla les tympans, alors que ses yeux se virent agressés par la lumière de l’appareil alors qu’il déchiffra avec peine l’horaire qui affichait 3h30 du matin –ce qui déjà le rendait perplexe- mais surtout, le nom de sa sœur qui clignotait. Comme un appel a l’aide.

Ça faisait bien trois semaines qu’il n’avait pas eu de ses nouvelles, de façon vraiment concrète. Que personne n’avait eu de nouvelles en fait. Son compte instagram et facebook s’était retrouvés désertés après une paire de photo ornés de commentaires divers sur ses vacances bien mérités. Mais bien connaisseur du manoir, Raphael avait mit son silence radio sur le fait que la wifi de l’hôtel était sortie tout droit des enfers, et qu’elle avait surement trouver quelque chose de plus intéréssant a faire que de faire des selfies devant la piscine. Pour un début automne c’était bien le pire qu’il pouvait lui souhaiter.

Bon petit frère, bien qu’un peu ronchon d’être réveillé alors que son cours d’histoire de l’art allait être une plaie à suivre le lendemain, Il finit par décroché son téléphone, baillant à s’en décocher la machoîre.

« Allo? Raph' est-ce que tu m'entends?»


« Mouais, mouais… » Dit-il en poussant son carnet a dessin avec lequel il s’était endormi, ou dormait une ébauche d’un truc commencé la veille au fusain.

«Elle est revenue...»

« De qui ? » Raphael tenta bien de se souvenir d’une énième  ‘pauvre pétasse’ qui avait osé croiser la route de sa sœur et dont elle avait pu lui rabâcher les oreilles voilà quelques années. Il se frotta les yeux avec sa main libre « Mais tu sais quelle heure il est ?... »

«c'est... Charlie »
Il arrêta son geste, alors qu’il sentait son corps entier se tendre sous la réalisation. « S'il te plait, viens me sortir d'ici... Allo? »

« Allo ?! » il s’égosilla malgré le potentiel danger de réveiller ses parents, mais rien a faire, la communication coupa sans plus de cérémonie. Comme pour le narguer. Il jeta rageusement son téléphone sur son lit avant d’enfiler les premiers vêtements venus. Direction l’hotel. Sa sœur avait besoin de lui, et pour une fois que les histoires étrange des défunts Hill semblaient avoir un semblant de corps pour sa sceptique de sœur, c’était pour qu’elle finisse effrayée comme une petite fille.

Raphael avait eu l’occasion de croiser Charlie aussi. Très récemment au sein de l’hôtel. Et assez étrangement, ce fait l’avait comblé de joie. Alors que pendant que sa grande sœur, encore toute petite, lui parlait de ses dinettes avec Charlie, lui, n’avait jamais pu la croiser. Le petit Raphael en avait pleuré toutes les larmes de son corps, affirmant que Charlie ne l’aimait pas et qu’elle ne voulait pas le voir. Ce fait l’avait laissé avec un cœur en miette, et une peur panique d’être détesté par son prochain. Il devait se rendre sur place, pour être là, et au moins la rassuré.

Mais la bonne heure pour atteindre l’Hotel se mua en des heures de bouchons au milieu de la nuit, à cause d’un abruti qui a eu la bonne idée d’avoir un accident et de provoqué un carambolage. En des années d’aller-retour, jamais il n’avait vu ça, et en guise de chance, ça lui était tombé dessus littéralement le jour ou il n’a pas de temps à perdre. Des heures à tapoter avec hargne sur son volant en écoutant sa musique à fond au milieu de la pluie diluvienne qui mouillait la chaussé, il tenta bien d’appeler sa sœur, et Allowin en desespoir de cause, avec la ferme intention de le supplier de vérifier si Meadow allait bien, mais rien à faire, aucun de ses appels ne parvint à destination.

C’est finalement aux petites lueurs du matin qu’il finit par atteindre la demeure, en sortant en trombe de la voiture, ignorant une faim grandissante et le fait qu’il n’avait même pas prit sa douche. Il monta quatre à quatre les marches pour se rendre à la nouvelle aile de l’hotel, devant un Sanders trop habitué à le voir trainer ici, direction ce qu’il savait être la porte de la chambre de sa sœur, et tapa doucement à la porte de celle-ci.

« Mea ! Mea ! Cest moi ! Ça a été un bordel monstre sur la route, mais je suis là ! »
Il soupira avec inquiétude. « Je suis là, ouvre moi ! » Et faites qu’il ne soit pas trop tard….


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Meadow Hill


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MessageSujet: Re: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Mer 12 Déc - 14:14

Oh brother can you hear my call

Meadow & Raphael  
Une fois vêtue, comme pour être prête à fuir le plus loin possible une fois l'arrivée de son frère, elle verrouilla sa porte, incertaine que cela soit vraiment suffisant pour se protéger d'une intrusion. Dans sa tête, les images se bousculaient en défilant comme un vieux film VHS. Vaguement, elle arrivait à se souvenir de cette amie imaginaire dont elle aimait parler lorsqu'elle était encore toute petite. Elle s'installait dans le jardin pour prendre le thé avec cette Charlie. Bien entendu, elle se doutait que ses parents ne s'étaient jamais inquiété de tout ça. C'était normal pour un enfant d'avoir parfois des passes, dont celle de l'amie imaginaire. Ça ne faisait de mal à personne oui voilà. Sauf qu'elle ne croyait jamais la revoir tout court. Ça n'avait aucun sens, comment c'était possible? Il s'agissait d'une invention de son esprit, ça ne pouvait pas revenir alors qu'elle avait atteint la majorité. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Stressée, elle songea à sa plus grande peur. La maladie mentale. La folie. Le souffle court, elle se rua vers la salle de bain pour s'y enfermer. Dans cette petite pièce, elle se sentirait peut-être plus en sécurité, qui sait. Entre la douche et la toilette, elle se laissa glisser vers le sol, le dos appuyé contre le mur. D'un air dépassé, elle plongea son visage dans ses mains, soupirant bruyamment. Ça n'avait pas de sens, rien de tout cela n'en avait. Est-ce que cet endroit était maudit, malgré son fort scepticisme ? Devait-elle commencer à y croire ? Sauf si elle perdait véritablement la tête. Repliant ses bras autour de ses jambes, elle attendit la venue de son frère, qu'importe le temps que cela prendrait. D'ici là, elle refusait de sortir ou d'affronter quoi que ce soit.

C'est d'ailleurs la voix de Raphael raisonnant de l'autre côté de la porte qui la fit sursauter. Les cheveux emmêlés, les yeux fatigués et le corps endoloris, elle se redressa lentement pour lui ouvrir. Elle avait envie de lui répondre, mais une partie d'elle craignait qu'il ne soit pas véritablement là. Qui sait. Prudente, elle s'approcha de la porte, avant de s'emparer de la poignée pour lui ouvrir. Tombant face à face avec la silhouette familière de son petit frère, elle se jeta dans ses bras sans plus attendre. Un poids s'envola de ses épaules, rassurée de l'avoir enfin près d'elle. Lui seul pourrait comprendre, elle le savait. Gentiment et sans se détacher de lui, elle le fit entrer dans la pièce. « Merci... merci d'être venu jusqu'ici...» Elle n'avait que faire de son retard, l'important c'était qu'il soit là. Question de ne pas finir par l'étouffer, la brunette le relâcha doucement, avant de poser ses fesses contre le coin du matelas. Glissant une main dans ses cheveux pour les rabattre vers l'arrière, elle soupira d'un air désespéré. « Je ne comprends pas ce qui se passe Raph... ça ne fais aucun sens pour Charlie je... et si je devenais folle...» Tout mais pas ça. Perdre la tête et ensuite quoi, hum? Finir comme cette Angela Hill qui c'était pendue au plafonnier de ce manoir? Très inquiète, elle tira nerveusement sur la manche de sa veste. « Je sais ce que j'ai vu, je te jure qu'elle était vraiment là et que c'était pas du tout dans ma tête » Elle renifla un coup, presque au bord des larmes désormais. Elle se doutait de quoi elle avait l'air en ce moment. D'une fille qui avait justement perdu la tête au beau milieu de la nuit. Déjà qu'elle ne dormait pas bien et souffrait d'insomnie, cette histoire avec Charlie était la goutte de trop dans son vase. Heureusement, elle avait confiance en Raphael et espérait qu'il puisse lui venir en aide ou la rassurer un minimum. « Ses vacances, c'était l'idée de mon psy, c'était pour m'aider... je crois que je ferais mieux de dire aux parents que je veux rentrer et sortir d'ici...» Tant pi si elle n'avait pas terminé la semaine. Elle avait un peu l'impression d'être ici depuis tellement de jours et à la fois depuis si peu de temps. Tout était très confus et elle ne comprenait pas pourquoi elle était toujours ici. Visiblement, c'était une mauvaise idée depuis le début. Elle aurait dû refuser, même si son père lui avait dit des dizaines de fois que ce n'était rien de plus qu'un vieux manoir inoffensif.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Sam 15 Déc - 5:27


Nothing ever comes without a consequence or cost

Les sangs rongés par l’inquiétude, Raph ne put retenir son soupir de soulagement quand sa sœur ouvrit sa porte pour se ruer dans ses bras. Beaucoup plus léger par le fait de la sentir contre lui, son petit cœur qui bat et ses cheveux qui lui chatouillent le nez quand il la serre dans ses bras. Meadow va bien, malgré probablement une nuit difficile, sinon elle se serait fait plus avare en câlin en si peu de temps et au milieu d’un couloir public. Il rendre rapidement quand elle le tire avec elle à l’intérieur de la chambre. Quand elle s’assit face à lui, il peut remarquer sans peine les traces de la terreur nocturne sur son visage. Ses yeux étaient cernés de noirs, la mine blanchie, les doigts tremblant légèrement. Il savait que c’était probablement le meilleur état dans lequel il aurait pu la retrouver, surtout quand on connaissait leurs antécédents familiaux. Prétendre qu’il n’avait pas été terrifié de la voir pendue à un lustre serait un éhonté mensonge, mais il n’en dit pas plus.

« C’est normal… » Fit-il sans plus épiloguer, un genou par terre devant elle pour mieux la regarder alors qu’elle commence a justifié son appel au secours. Il n’en avait pas vraiment besoin : elle a besoin d’aide et il rapplique au pas. Peut-être un peu bête, probablement un peu trop materné, il lui serait difficile de couper le cordon, malgré des styles de vies diamétriquement différent. Mais il n’y pouvait rien, il avait été impossible pour lui de faire la sourde oreille à un tel appel à l’aide, même si le contre court de son stress nocturne et la petite nuit passée dans les bouchons lui reviendrait en plein visage dans la journée.

Elle parle de ce qu’elle a vu. De Charlie. Meadow lui avait souvent parlé de Charlie, bien avant, mais jamais avec un effroi pareil. L’effet de déjà-vu s’arrêtait ici. Il n’aurait pas parié cher que le sujet de l’amie imaginaire revienne sur le tapis des années avant. Elle faisait parti de leur petit univers douillet qu’ils avaient construits entre eux quand ils étaient tout petits. Plus ou moins. Charlie n’avait jamais fait parti de celui de Raphael. Ce n’était pas faute de l’avoir cherché. Dans le jardin des dizaines de fois, sous son lit, dans les armoires, jamais il n’avait vu ou entr’aperçu Charlie. C’était comme si Charlie ne l’aimait pas, qu’elle le trouvait trop nul pour venir jouer avec elle ou prendre le thé. Il en avait beaucoup pleuré, mais rien n’y fait : les amies imaginaires de sa sœur n’étaient visiblement pas les siens. Du moins c’était ce qu’il avait cru en grandissant, et que cette histoire été progressivement devenue une blague qu’ils se racontaient de temps à autre. Maintenant c’était une autre histoire…

il secoue la tête, en lui prenant sa main libre l’air de rien. « Mea, je… » Il aurait voulu lui dire qu’il la croyait, parce que lui aussi, il en été certain. Il avait vu Charlie. Par ailleurs, il y avait quelques zones d’ombre sur cette petite fille imaginaire, qu’il n’avait jamais vraiment soupçonné avant quelques temps. L’idée avait été trop capilotracté pour qu’il n’ose même l’imaginer, pas plus qu’il n’en avait parlé à Allowin avec lequel il pouvait pourtant librement évoquer toutes les bizarreries dont Hill House pouvait en être le grotesque théâtre. Mais il fut coupée, parce que ce que dit Meadow, et qui a juste le mérite de le déstabiliser quelques peu. Ceci dit, il préfère mettre ça sur la nuit difficile, et il s’assoit sur le lit à ses côtés.

« Mea, ta semaine est déjà passée… depuis un bail même. Je pense que tu as largement fait ce que ta psy te demandait. Je peux te ramener à la maison dès que tu as empaqueté tes culottes! »

Il inspira et finalement hocha la tête serrant un peu plus sa main dans la sienne. « Mais moi je te crois Mea. Mais avant qu’on aille plus loin, j’ai une question… » il sort son téléphone, le temps de parcourir les photos, et finalement, tomba sur le portrait d’une petite fille. La photo avait été visiblement prise d’un article de journal qui semblait antédiluvien. Un de ses nombreux trésors à force de recherches. Il lui montre la photo, non sans une certaine appréhension qui le fait blêmir à vu d’œil. Mais il se force à garder composure, parce que si il s'écroule maintenant, c'est elle qu'il faudra ramasser a la petite cuillère.« … est-ce que c’est Charlie ?... »

Parce que si c’est le cas, c’est la porte du tartare qui s’ouvre grand sur lui. C’est la boite de Pandore en personne. C’est au-delà de la remise en question. C’est au-delà de ce qu’il a put imaginer. Il aurait pu rester à se dire que ses yeux l’avaient trompé, que son esprit, à force de bouffer des histoires de suicides et des légendes urbaines, à parcourir et épluché chaque petite anecdote qui parle de Hill House de près ou de loin, s’était empoussiéré de bêtises crasses et lui jouait des tours. Que la seule raison pour lesquelles ses peintures ressemblent à celle d’Angela Hill, c’est uniquement à cause d’un mimétisme débile d’apprenti peintre qui se cherche vaguement un style. Mais il veut en être sûr. Il en a besoin.

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Meadow Hill


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MessageSujet: Re: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Jeu 20 Déc - 14:44

Oh brother can you hear my call

Meadow & Raphael  

Maintenant qu'elle n'était plus seule avec elle-même, la brunette arrivait à souffler et reprendre doucement ses esprits. Elle n'avait plus rien à craindre si Raphael était ici avec elle. D'une manière ou d'une autre il trouverait sans doute le moyen de l'apaiser, du moins elle l'espérait. Ce n'était pas le genre de situation que l'on racontait à son voisin de chambre dont on ne savait rien. C'était trop délicat et mis à part son petit frère, personne ne serait en mesure de saisir quoi que ce soit. De plus, ce n'était pas très bon d'aller crier sur tous les toits qu'elle avait vu quelque chose qui normalement, n'aurait pas du ce trouver là. Une fois assise sur le matelas, Mea chercha le meilleur moyen pour lui expliquer qu'elle n'avait pas eu un genre d'hallucination, parce qu'elle était clairement réveillé et qu'elle avait bien sentie la présence de Charlie, comme si elle aurait pu la toucher tellement c'était réaliste. Elle pesta ensuite comme son psy, parce que franchement, il avait eu la pire idée du monde de lui imposer des vacances dans l'héritage perdu de sa famille. Ça n'avait pas du tout aider son esprit à s'apaiser ni même calmer ses nuits d'insomnie ou ses troubles de sommeil. Loin de là, c'était pire à présent et elle ne se sentait plus en sécurité ici. « Mea, ta semaine est déjà passée… depuis un bail même » Son cerveau eu un bug sur le début sa phrase, ignorant le reste. Surprise, elle fronça les sourcils. Sa semaine était déjà passé? Qu'est-ce que ça voulait dire? Pourquoi personne à la réception ne l'avait réalisé et mise à la porte? Songeuse, elle tenta de se rappeler la date d'aujourd'hui. Jeudi? Ce devait être vendredi en fait, au début du mois, quelque chose dans le genre. Vrai que c'était vraiment confus, mais soyons réalistes, elle était certaine de ne pas avoir perdu le fil à ce point. « Je... je comprend pas...» Que lui arrivait-il?

La main de Raphael se resserra dans la sienne, doucement. Elle plongea son regard épuisé dans le sien, cherchant une réponse à tous ses problèmes. « Mais moi je te crois Mea. Mais avant qu’on aille plus loin, j’ai une question… » Elle hocha lentement la tête, touchée par le fait qu'il la croyait. C'était important pour elle, parce qu'elle ne mentait pas. L'observant fouiller dans son téléphone portable, elle patienta quelques instants, incapable de voir où il voulait en venir avec tout ça. Il lui présenta finalement une photo, avec une certaine réticence. Hum? Qu'est-ce que... dès que ses yeux se posèrent sur l'image elle reconnu immédiatement la fillette. Il n'y avait aucun doute. C'était elle. C'était Charlie. Meadow ouvrit la bouche pour dire quelque chose, avant de la refermer aussitôt. Elle blêmit, avant d'utiliser sa logique pour comprendre la situation. Charlie était réelle. Elle existait ou bien elle avait existé, mais ce n'était pas du tout le fruit de son imagination de gamine. Ce qu'elle avait vu ne pouvait être qu'un... un mot qui se noya dans son désespoir soudain. Ses émotions remontèrent à la surface, jusqu'à remplir ses yeux de larmes. « Pourquoi moi... pourquoi je l'ai vu ici, qu'est-ce qu'elle veut et...qui...» Qui était-elle. Une fillette ordinaire ou bien une fillette liée à l'horrible histoire du manoir Hill? Se tournant vers son frère, elle frotta ses yeux avant d'inspirer profondément. « Raph, me cache rien... il faut que tu m'explique ce que ça veut dire...» Il était intelligent et futé, elle le savait. Quelque part, il devait bien détenir des réponses ou des hypothèses. Elle était prête à l'entendre cette fois-ci, parce qu'après cette nuit, elle ne pouvait pas juste fermer les yeux et ignorer totalement l'apparition soudaine de Charlie. « Ça me fait peur...» Qu'elle confessa dans un murmure, prête à l'avouer. Elle savait bien qu'en tant qu'aînée, elle devait montrer l'exemple, être forte et soutenir le plus jeune de sa famille, mais elle n'y parvenait pas toujours en vérité. Elle avait très souvent l'impression de ne pas être un bon modèle du tout et de laisser tomber Raphael. Ses parents n'appréciaient pas d'ailleurs son manque de maturité, elle le savait bien. Ils s'attendaient à ce qu'elle guide son plus jeune sur la bonne voie et à la place de ça, elle sortait des sentiers battus pour finalement le perdre en forêt. Glissant une main dans chevelure épaisse, elle fit un effort de plus pour ne pas craquer et se préparer au pire. Elle se doutait, au plus profond d'elle, que ça avait un lien avec ce manoir. Cet endroit que l'on disait être maudit. C'était en train de la bouffer.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Sam 29 Déc - 17:01


Nothing ever comes without a consequence or cost

Et merde.

Il ne peut pas vraiment penser plus à l’instant précis ou il voit le visage de sa grande sœur se décomposer quand elle regarde la photo sur son smartphone. Ce moment précis a levé tous les doutes qui s’étaient lentement développer dans son crâne pour s’y lover au chaud. Il avait préféré mettre ses probables théories sur un esprit un peu trop zélé, mais maintenant, il y voyait une vérité qui le plongeait encore plus dans l’incrédulité. La vérité c’était qu’il ne savait définitivement pas grand-chose, et que cette révélation soulevait définitivement plus de question qu’elle en résolvait. D’ailleurs elle en résolvait absolument aucune, bien au contraire. Et pourtant, sur les fantômes de Hill House, Raphael était très loin d’être sceptique. Il avait préféré faire l’autruche, de peur d’être rejeté –un peu plus- par sa famille. C’est pour cette raison qu’il pinça les lèvres en baissant les yeux. Il n’était pas certain de vouloir parler de ce genre de chose à sa sœur, qui n’avait jamais prêter attention à la maison auparavant. Il était terrifié qu’elle lui éclate de rire au nez, en lui disant qu’à 19 ans il serait peut-être temps de tourner ses pensées vers quelque chose de plus productif qu’une vieille baraque et des histoires de bonnes femmes. Comme leurs parents avant elle.

Mais quand il releva les yeux vers elle, elle semblait tellement terrorisée et percluse de questions. Elle exigeait des explications qu’il n’était pas certain de pouvoir donner.  Mais ce qui le fit se décider définitivement, c’est quand elle laissa tomber toute les barrières qu’elle mettait habituellement entre elle et le monde, bien drapée dans son attitude de jeune fille riche et gatée, pour confesser qu’elle était effrayée par la situation. Et ça, Raphael ne pouvait pas laisser ses peurs sans un minimum de peur. Pas quand il était venu jusqu’ici pour la rassurer. Mais la rassurer de quoi? Il n’était pas certain d’y arriver.

Mais il inspira et serra un peu plus sa main.

« Ça va aller Mea. Je suis là. » Mais pour combien de temps ? Il lui offrit un sourire rassurant et montra a nouveau la photo sur son téléphone.

« Cette petite fille, c’est Charlie Hill. Je l’ai trouvé dans un vieux journal qui parlait de… » Il soupira légèrement. « De sa mort. Elle est morte ici, à cinq ans, empoisonnée par son propre père avec le reste de sa fratrie. C’était la plus jeune. »

Il marqua une pause, parce qu’il n’arrivait pas à croire qu’il était en train de parler de tout ça à voix haute, à une autre personne qu’Allowin, qui avait été le seul à s’intéresser à ses pérégrinations sur l’histoire de leur famille.

Mais il soupira et il conclue. « C’est Edgard, le frère de Grand-Père Christopher, qui a tué ses enfants avant de se suicider. En d’autres mots… » Il posa le téléphone devant elle, avant de tapoter l’écran de son ongle, sur le visage angélique de la petite fille aux longs cheveux bruns. «… C’est notre grande cousine. Elle aurait 36 ans actuellement si elle avait survécu. »

Il se frotta l’arête du nez histoire de reprendre contenance et continua son explication.

« J’ai étudié l’histoire des Hill et de la maison depuis un bail. Dans le dos de Papa et de Maman. Parce que sinon ils m’auraient jamais laissé faire. Ouais aussi donc du tiens. J’ai même demandé à Milton d’être là pendant les travaux… Mais pour Charlie, je ne sais pas grand-chose. Peut-être que c’est une coïncidence. »
Il grimaça, pour montrer qu’il n’y croyait pas beaucoup. « Peut-être qu’elle voulait juste te revoir aussi, et qu’elle te veut rien de mal. J’en sais vraiment rien Mea. Elle t’as pas touché pas vrai ?... »

Il se mordit nerveusement l’ongle du pouce avant d’oser finalement avouer à mi-voix. « … Je sais juste que moi aussi je l’ai vu, juste une fois. »


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Meadow Hill


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MessageSujet: Re: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Lun 7 Jan - 23:42

Oh brother can you hear my call

Meadow & Raphael  

C'était difficile d'avouer à son propre petit frère qu'elle n'était plus capable de camoufler sa peur comme elle en avait l'habitude. Elle détestait ce genre d'aveux, mais honnêtement, elle ressentait vraiment de la peur, là tout de suite, en réalisant soudainement que son amie imaginaire d'enfance n'avait rien de vraiment imaginaire. Elle existait, du moins, elle avait existé et c'était franchement très troublant. Comment ses parents avaient-ils pu la tenir écarté de la vérité à ce point-là ? Pourquoi n'avaient jamais mentionné plus en détail l'identité des Hill décédés dans cette demeure maudite ? Devant l'absence de réponse, elle ne savait plus quoi penser ni quoi croire. « Ça va aller Mea. Je suis là. » La brunette hocha doucement la tête, le temps de se reprendre un peu. Vrai qu'elle n'était pas seule. Raphael la soutiendrait quoi qu'il arrive et ce même si elle croyait être celle responsable de ce rôle en tant qu'aîné. Elle écouta la suite de l'histoire au sujet de Charlie Hill, s'imaginant un peu la scène de sa mort. Le repas empoissonné qu'elle avait sans doute dégusté sans même réaliser ce qui se passait réellement. C'était à vous donner froid dans le dos. Victime d'un meurtre, carrément. Meadow voulait bien croire que l'esprit de la fillette s'était peut-être accroché à cet endroit, mais pourquoi venait-elle lui rendre visite ? Dans quel but ? Voulait-elle lui faire peur ? Au fond, elles n'avaient jamais fait connaissance avant. Mis à part un lien de sang, rien ne les reliait directement. Déjà, elle avait beaucoup de mal à considérer que Charlie puisse être un genre d'esprit qui la hantait, c'était totalement fou et invraisemblable. «… C’est notre grande cousine. Elle aurait 36 ans actuellement si elle avait survécu. » Bordel de merde, c'était déconcertant comme information. Évidemment, elle n'était pas si surprise d'apprendre que son frère savait ses choses-là, parce que contrairement à elle, l'histoire de Hill House l'avait toujours intrigué. Trop intrigué d'ailleurs. Elle lui jeta un regard lourd de sens, silencieuse. Elle prenait le temps d'assimiler tout ça.

La brunette soupira bruyamment avant de glisser une main contre son visage pour se frotter les yeux et masser légèrement ses temples. « Raphael, tu aurais pu avoir des ennuis, il me semble que c'est très clair maintenant que ce foutu manoir est malsain. Des gens sont morts ici, parce qu'ils ont succombé à une folie inexpliquée, donc rien ne nous dit que ça ne se reproduira pas à nouveau...» Comme avec elle par exemple, maintenant qu'elle avait des hallucinations ou plutôt une sorte de connexion bizarre avec une fillette morte ! Franchement, c'était à se demander si elle n'était pas aussi en train de perdre la carte. « Peut-être qu’elle voulait juste te revoir aussi, et qu’elle te veut rien de mal. J’en sais vraiment rien Mea. Elle t’as pas touché pas vrai ?... » Parce que cette chose non-réelle pouvait la toucher peut-être ? Elle écarquilla les yeux quelques instants avant de grogner entre ses lèvres. « Non...» Charlie ne s'était pas approchée suffisamment près pour la toucher et elle n'avait aucunement envie de savoir ce qui pouvait se produire si cela finissait par arriver. Allait-elle avoir mal ou ressentir quelque chose ? « Elle a pas de raison pour revenir, on... on est plus amies...» M'enfin, c'est ce qu'elle croyait. Elle avait amplement passé l'âge de jouer à prendre le thé ou à la cachette dans la maison. Elle vieillissait avec le temps, alors que Charlie semblait prisonnière de l'enfance. Devait-elle lui parler la prochaine fois et lui ordonner de la lâcher ? Ou bien lui faire comprendre d'une façon ou d'une autre qu'elles n'étaient plus des amies. « … Je sais juste que moi aussi je l’ai vu, juste une fois. » Ah que scuse moi!? Wait, what? Surprise, l'aîné tourna la tête vers lui, l'observant d'un air très insatisfait. « Tu l'as vu ? Où ça ? Ici, au manoir ? Et quand exactement et t'en as parlé à qui ? » Voilà qui faisait beaucoup de questions, mais elle n'était pas particulièrement contente de l'apprendre. Ça y est, elle n'était plus la seule folle, mais l'idée que son petit frère soit aussi atteint ne l'enchantait pas du tout. Elle voyait bien qu'il lui faisait cet aveu difficilement et après l'avoir avoué elle-même, elle ne s'imaginait pas le juger. Elle comprenait, du moins, elle essayait de le faire. « Raph, je crois que je vais vraiment faire mes valises et rentrer à la maison. Je n'ai pas du tout envie de voir papa et maman, mais rester ici ne me semble pas être une bonne idée...» Bien qu'au départ, elle s'était bien amusée, notamment avec Cole Dudley dont elle éprouvait toujours des sentiments. Sa sécurité passait tout de même en premier et ce putain de manoir la saoulait grave. Il fallait qu'elle réagisse d'une manière ou d'une autre. Fuir était peut-être la solution, elle l'ignorait. Sur un ton plus sérieux et presque dans un murmure, elle enchaîna. « Tu sais, ma plus grande peur, c'est pas Charlie, c'est de finir aussi folle que Angela Hill et terminer mes jours pendu au plafonnier ou pire encore, internée dans un centre psychiatrique » Mea paraissait peut-être extrême, mais elle était réellement terrifiée à l'idée de se retrouver en perte de contrôle, c'est-à-dire ne plus agir normalement, avoir des pensées qui ne font pas de sens et voir des choses qui n'existent pas. Entendre des voix ou même sentir qu'elle perd ses moyens. Ce serait le pire cauchemar de tous et jamais elle ne pourrait le supporter. Elle préférait encore mourir que de se retrouver dans cet état. Doucement, elle s'agrippa à nouveau contre Raphael, avec l'urgent besoin d'un câlin de réconfort. On était loin, bien loin de l'image de la princesse parfaite au-dessus de tout et de tout le monde.
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Raphael Hill


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MessageSujet: Re: Nothing ever comes without a consequence or cost » Raphael   Sam 26 Jan - 5:31


Nothing ever comes without a consequence or cost

Et voilà c’est reparti. Le coup de la grande sœur faussement avisée qui trouve la moindre excuse pour lui rappeler qu’elle est l’ainée et que tout ce qu’il fait est sujet à lui faire la leçon. C’était un des trucs qui le rendait particulièrement irritable, et pourtant qu’il est patient avec sa sœur. C’est la personne la plus proche de lui, bien qu’elle ignore moult choses de sa vie, et que jamais il ne lui a montrer le moindre de ses dessins. Parce qu’il refuse qu’une nouvelle personne de sa famille lui brise le cœur en lui jetant au visage la laideur de son art, et par conséquent, celle de ses pensées les plus profondes, et sa façon de l’exprimer. Si il laissait volontiers Meadow le dénigrer en public, c’était qu’il savait qu’au fond, ce qu’ils avaient entre eux était précieux et irremplaçable. Mais il n’est pas certain de supporter la regarder en face si par malheur elle croise le regard des personnages étranges et effrayants qu’il peint avec toute la passion dont il est capable.

Alors il la dévisage, même si il comprend son point de vue. Parce que oui, ses histoires de folies, mélées a de la malédiction, avec leur nom en lettre de sang partout, ça fait peur. Il ne peut pas lui enlever ça. Mais il persiste et signe : il est là pour une raison. Une excellente raison même. « SI j’étais pas venu faire mes recherches on ne saurait rien du tout. Quelque chose est en train de se passer Mea, et faire l’autruche ou se bouger les oreilles ça ne changera rien ! »

Mais il est prit au piège entre les angoisses de sa sœur, dont les pensées sont paralysées par les diverses informations qu’elle reçoit et qu’elle doit trier toute seule, à la recherche désespérée de son esprit pour faire appel à son sens le plus commun et le plus normal. Les histoires de surnaturels et de fantôme n’ont nullement leur place chez elle. Elle affirmera bec et ongle le contraire, et il ne sait pas trop pourquoi. Du moins il ne savait pas trop pourquoi avant qu’elle finisse par lui avouer à mi-voix sa plus grande terreur. Son jeune frère lui prend doucement les mains dans le siennes et lui murmure. « Ça n’arrivera pas Mea. Pas tant que je suis là… »

Il hoche la tête, sûr de lui. « J’ai vu Charlie une fois, ici même, y’a bien… deux mois. » IL ne l’oubliera jamais. La frêle silhouette de la jeune enfant qui le dévisage à l’autre bout du couloir, et qui s’enfuit tranquillement quand il l’interpelle, et la suit avec l’énergie du désespoir. Et puis tout était flou. Les couloirs se sont suivit, plus longs, plus étroits, plus biscornus. Et lui qui connaissait Hill House comme sa poche, a finit dans des endroits dont il n’a jamais entendu parlé, qu’il ne connait pas. Toujours dans la maison, ça il en était certain, mais une pièce froide et sans vie, qui allait ouvrir grande sa gueule pour l’avaler tout entier. Et puis finalement, la voix d’Allowin qui tranche l’obscurité, avant que le plus jeune ne s’écroule dans ses bras. « Juste une fois. J’ai essayé de la suivre, mais je le n’ai pas trouvé. » Il fixe sa sœur dans le blanc des yeux. « Si il y a bien une chose qui est certaine, c’est qu’elle savait qui j’étais. J’en suis persuadé. »

Il lui frotte une épaule, il sait que ce sont des vérités dures à comprendre, mais il veut être le plus clair possible avec elle. « Tu n’es pas folle, je ne suis pas fou. J’ai pas plus d’explications plausible, mais il faut juste voir les choses dans un sens logique : on a pas pu voir la même chose. Ça n’a pas de sens. »

Il secoue la tête et se lève en lui tendant une main. « Je te ramène à la maison. » Fit-il bien déterminé à la faire sortir d’ici le plus rapidement possible. « Pour la peine, je t’emmène même manger ou tu veux, et on peut se prendre un hotel en ville si tu veux pas rentrer à la maison. Un endroit avec du wifi pour que tu mette ton instagram a jour, tiens. Tu mettras même une mauvaise note sur Yelp si tu veux. Mais tu as raison : Ta psy a eu une idée de merde, et tu iras mieux quand tu seras sortie d’ici… »

Tout l’attraction et la passion qu’il a pour Hill House ne pourra jamais contredire ce fait. Lui, il y reviendra. Il y revient toujours. Mais ça n’a pas à être le destin de sa sœur, et ce ne le sera jamais.



HARLEY-
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