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 Free up your mind from its own prison • JACK

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ft. : Francisco Lachowski


MessageSujet: Free up your mind from its own prison • JACK   Lun 26 Nov - 18:12

Free up your mind from its own prison

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La tempête gronde au dehors alors qu'elle éclate brutalement. Martelant la terre de ces éclairs indomptés. Ébranlant abruptement la structure même de la réalité tandis qu'autour de lui, les meubles se mettent à trembler. Secoués de tressautements incontrôlés à chaque battement irrégulier de la colère orageuse. Son propre organe pulsant en un rythme chaotique au creux de sa cage thoracique. Cognant frénétiquement contre ses tempes tiraillées alors que ses oreilles bourdonnent. Un écho statique caressant ses tympans en une mélodie archaïque et primaire. Un nouvel éclat houleux s'inscrit au creux de la substance éthérée. Un éclair s'imprimant sur la toile de la réalité. Une empreinte impossible à oublier et qui s'ancre à l'arrière de ses paupières dès lors qu'il a les yeux fermés. Image brûlée sur sa rétine, à jamais. Il soupire, souffle cet agacement qui lui prend à la gorge. Fait même claquer sa langue contre son palais en rouvrant ses paupières. Son attention focalisée au dehors, alors que ses iris accrochent le néant droit devant. Il contemple par delà la fenêtre, son corps se figeant dans l'immuabilité. Une pose des plus précaire tandis qu'il se perd dans les méandres de son esprit embrumé. Sa respiration erratique se fait plus posée, plus lente et contrôlée. Inspirant longuement, expirant doucement. Il se calme sensiblement, ses tourments semblant intimement apaisés. La tempête continue pourtant d'éclater et l'accalmie n'est pas prête d'arriver. Elle semble même de plus en plus lointaine. Image en miroir inatteignable, intouchable. Mirage intangible et insensible qui se fait désirer à mesure que le temps s'allonge. Que les fractions de secondes s'enchaînent en un rythme cadencé. Le silence alentour pesant et lourd dans l'atmosphère qui l'entoure. Absence de bruit seulement perturbée par les échos étouffés des gouttes qui s'écrasent sur les vitres décorées. Les impuretés traçant des sillons structurés sur la texture légèrement opacifiée. Des arabesques stylisées gravée temporairement dans ce verre maculé par les épanchements de l'intempérie. Des nuages sombres et gonflés par la condensation, survolant les contours architecturés de l'hôtel. Un tableau austère, dégageant un air amer. Une atmosphère pesante qui écume l'aura tremblante entourant son être fébrile. Une sensation crépitante contre sa peau échauffée, des picotements tiraillant son épiderme étiré. Le bout de ses doigt le dérangeant un court instant, alors que la pulpe est titillée. Il grimace silencieusement, pinçant les lèvres et se mordant l'intérieur des joues. Tiré de sa torpeur par ce courant salvateur, il secoue la tête et soupire. S'éloignant de cet état de léthargie avancé, contournant ses pensées enfumées pour confronter la vérité. Il s'ennuie à en crever.

Son corps se meut de lui-même alors que ses pas foulent la texture du sol dans le hall. Arpentant ce lieu instinctivement, s'aventurant ça et là pour contrer l'ennui en tentant de trouver un intérêt. Une quelconque utilité, une activité à réaliser et qui peut lui faire tenir la journée sans qu'il ne se mette à râler. Lui qui a simplement voulu s'en griller une, le voilà bien roulé. La pluie l'empêche de placer un pied en dehors de la propriété sans risquer d'être trempé jusqu'aux os. Glacé à s'en faire grincer les dents, très peu pour lui. Sebastian préfère rester enfermé à maugréer contre le mauvais temps qui semble le tenir en grippe. Il finit par lever les yeux au ciel, pestant mentalement sur ce contretemps des plus dérangeant. Extérieurement, il semble totalement indifférent à l'intempérie qui martèle les terres de la propriété. Il peut s'y faire. Pour une journée. Et il finira bien par aller fumer dans la soirée, dans le pire des cas. A moins qu'il trouve un boudoir ou un patio dans lequel il peut s'attarder quelques instants. Il émet des doutes quand à cette éventualité, mais la garde à l'esprit, sait-on jamais. Le péruvien arpente l'étage du bas, le rez-de-chaussée, s'attardant dans quelques coins, contemplant d'autres utilités. Il ne peut rien faire d'autre étant donné que Sele se retrouve actuellement en compagnie d'une charmante femme dont il a déjà oublié le nom. A vrai dire, ce ne sont pas ses oignons et il se fiche bien de qui sa sœur peut bien s'éprendre le temps de quelques instants. Elle sait comme lui qu'ils n'ont pas le temps de flâner et de se poser pour construire ce que beaucoup considèrent comme l'acheminement de toute une vie. Une famille. Ils en ont une et elle est complètement déstructurée. Détruite et dysfonctionnelle. Totalement désemparée et déracinée. Ils se sont construits ensemble, et ont établis leur propre système. Leur famille de sang n'est plus, mais celle du cœur continue. Elle persiste encore, entre les battements effrénés de leurs palpitants. Entre ces murmures qu'ils échangent sur les situations escomptées. Ils sont loin de représenter l'image parfaite de la société, étant donné leur passé. Mais ils n'ont qu'eux sur qui compter. Et ils ne peuvent plus reculer. Alors autant continuer. Comme maintenant, alors qu'il erre telle une âme en peine à la recherche de cette lumière salvatrice. Il arrive devant une porte, sans vraiment y penser, et l'ouvre à la volée. Sans toquer, sans s'annoncer. Il s'emmerde fermement, et la décence est loin d'être ce qui l'occupe en l'instant. Mais lorsqu'il voit une jeune femme à l'intérieur de ce qui semble être un cabinet, ou une réserve de délices en tous genres, il se dit qu'il aurait peut-être mieux fait de s'indiquer. Ou de se présenter avant d'entrer. Pourtant, tout ce qu'il parvient à formuler meurt sur ses lèvres entrouvertes, étouffé par le peu d'air qu'il parvient à inspirer. « Euuuh... » Il ne devrait pas être ici, mais il ne peut plus reculer. Scruté par les prunelles de la belle, il ne peut plus échapper à cette curiosité qui crépite dans son regard sempiternel. J'ai rien à foutre là, en fait. Sebastian se racle la gorge une ultime fois avant de laisser ses iris glisser sur les courbes de la jeune femme, ses pupilles accrochant les siennes. Un éclat étrange brillant au fond de ses prunelles. Sa voix s'élève doucement alors qu'il murmure sur un ton quelque peu hachuré. « Désolé, je m'en vais. »

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MessageSujet: Re: Free up your mind from its own prison • JACK   Mer 28 Nov - 3:20

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Journée qui n’aurait clairement pas dû exister puisqu’elle n’apportait rien de bon à l’humeur de la cuisinière qui se voyait forcée de rester dans un lieu aussi vivant que des locaux de pompes funèbres. Les fourneaux n’avaient aucune raison d’embraser le froid des cuisines et pourtant elle ne pouvait s’échapper de l’hôtel, même son parapluie finirait par céder sous l’assaut incessant de la pluie. Adieu la tranquillité des jardins. D’une main peu enthousiaste, Jack se saisit du livre qu’elle embarquait toujours avec elle en cas d’ennui puis son postérieur se jugea roi d’une chaise qui traînait dans la pièce. Elle soupira, passa une main dans ses cheveux emmêlés et entama sa lecture. Les bouquins d’ordinaire lui vendaient imagination et réconfort mais quelque chose l’empêchait réellement de relâcher la pression et de laisser son esprit s’en aller dans son autre monde. Il ressentait comme le besoin de rester attentif au moindre bruit.

« Tu parles d’une fin… » Elle referma le livre dans un claquement sourd et le posa sur le plan de travail à côté d’elle pour ainsi mieux faire craquer ses doigts. Bon elle venait de griller son dernier jocker pour éviter l’ennui. L’envie de trouver un partenaire d’ennui lui chatouillait le crâne mais Jack n’avait en aucun cas la motivation de parcourir le manoir et le fouiller de fond en comble. Khloé devait sûrement faire son boulot, idem pour Cole enfin vu le temps il… Non elle ne penserait pas à ça. Peut-être était-il temps de faire connaissance avec quelques clients ? Elle frappa ses paumes contre les accoudoirs du fauteuil et se redressa dans un bond. Elle était prête à se saisir de son sac quand un éclat attira son regard curieux. Là. Une bouteille qui n’avait clairement rien à faire là et qui pourtant lui rappelait de délicieux souvenirs. Mieux valait la ranger avant que quelqu’un ne se rende compte de sa disparition.

Bouteille en main, Jack quitta les cuisines pour longer le couloir de droite pour une poignée de secondes. Elle priait silencieusement pour que la porte soit toujours ouverte, elle n’avait pas les clés sur elle. Heureusement elle l’était et sa silhouette s’y glissa sans mal. Elle aimait cet endroit mais essayait d’y passer le moins de temps possible, histoire de ne pas rater les heureux de repas. De ses doigts fins et délicats, la bouteille retrouva sa place. Une voix l’interrompit dans sa contemplation et elle fit aussitôt volte-face. Cette gueule d’ange n’était clairement pas un employé et n’avait donc rien à faire là, mais comme dit plutôt Jack s’était donnée l’ordre de faire connaissance avec les clients. Et puis jamais les règles ne l’avaient empêché de faire ce qu’elle voulait, elle trouvait toujours sournoisement un moyen de les contourner. Un sourire en coin étira ses lèvres et son regard capta chaque détail qu’il trouvait. « Le bar n’est pas ouvert. » plaisanta-t-elle mais ajouta rapidement « Tu cherches quelque chose ? » Cassant le sérieux de la question, elle attrapa la bouteille à peine rangée pour la lui présenter.





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MessageSujet: Re: Free up your mind from its own prison • JACK   Jeu 29 Nov - 16:19

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Sebastian cligne des paupières, sa prise sur la poignée se raffermissant sensiblement. Penchant sa tête sur le côté, il lance un dernier regard intrigué à la jeune femme. Son corps se tendant subrepticement tandis qu'il commence à se redresser. Prêt à partir, à s'en aller de cet endroit où il n'est pas supposé se retrouver. Un fin sourire étire ses lèvres lorsqu'il voit la demoiselle en face faire de même. Lui offrir un plissement de lippes fort plaisant. Un éclat brillant éclaire ses iris alors qu'un souffle amusé glisse sur sa langue. Il contemple la figure en face de lui alors qu'il est en tain de doucement reculer. Mais la mâchoire de la belle se meut et Sebastian se fige alors, attentif à ce qu'elle est sur le point de lui annoncer. De lui dire, de lui confier. L'étroitesse de la pièce semblant propice à inciter des effusions de paroles qu'il n'a jamais espérées. Sa voix résonne alentour, s'écrase sur les murs et caresse ses tympans en un doux bruit. Une mélodie des plus bienveillante, au ton plaisantin fort taquin. Sebastian ricane doucement à la blague énoncée par la jeune femme, fermant un court instant les paupières. Il s'imprègne de cette légèreté qui règne entre ces murs, de cette absence de lourdeur dans l'atmosphère. D'habitude, un endroit aussi petit lui aurait donné l'envie de s'évader. Mais ici, en présence de cette fille, il ne saurait dire pourquoi, c'est tout l'inverse qui se passe. Il est reconnaissant de ne pas s'être fait recaler de la pièce à l'aide de manières brusquées, et plus rassuré à l'entente des paroles de celle qui semble être une employée. Ou une cliente au tempérament fort osé. « Quel dommage. » Il plaisante sur un ton amusé. Sa voix, teintée de taquinerie résonne alentour en un écho léger. Il ricane suite à sa réplique, observant avec intérêt le visage de la demoiselle. Elle est très jolie et fort plaisante à regarder, et son image s'inscrit en ses pensées. S'imprime à l'arrière de ses paupières dès lors qu'il a les yeux fermés. Le péruvien se laisse aller à la contempler mais la belle se met tourner les talons, tout en lui posant une question. Il est tiré de sa rêverie par ses paroles plus sérieuses qu'il n'y paraît. Se raclant la gorge, le latino relâche sa prise sur la poignée de la porte avant de s'exprimer. « Rien de bien précis, je voulais juste contrer l'ennui. » Il hausse un sourcil, perplexe et se colle à l'embrasure de la porte. Ses flancs contre le chambranle alors qu'il croise ses bras contre son torse, en la scrutant de ses pupilles illuminées. Elle semble chercher quelque chose et ne tarde pas à le trouver. Son humour revient au taquet lorsqu'il la voit attraper une bouteille un peu plus loin. « Si tu as quelque chose à me proposer... » Il rit doucement, son souffle se perdant dans l'intimité de la pièce réservée. La belle se tourne par après vers lui, avançant en sa direction tandis qu'il garde son sourcil relevé. Regard curieux lancé sur elle alors que le coin de ses lèvres s'étire à nouveau en un sourire non dissimulé.

Elle s'arrête près de lui en présentant l'objet d'un quelconque délit. La bouteille de tous les interdits. Sebastian laisse ses iris glisser sur le verre coloré, ses pupilles accrochant le papier recouvrant le récipient. Déchiffrant ces lettres noircies qui témoignent d'une renommée estimée. Il reconnaît cet alcool fort en goût, et qu'il a déjà pu tester par le passé. Son train de vie l'empêchant parfois d'en profiter. Mais de celui-là, il s'en souvient encore, de cette saveur laissée sur sa langue. De cet arôme qui flotte à ses narines. De cette fragrance qui embaume contre son palais. « Ooooh... » Il s'avance doucement, refermant la porte derrière lui d'un coup de cheville bien placé. Élevant sa  main pour effleurer du bout des doigts la bouteille qui lui est présentée. Sa pulpe caresse avec lenteur le verre frais sous ses phalanges déjà refroidies par les températures extérieures. L'air ici est bien plus chaud, et le réchauffe déjà quelque peu. La bonne idée d'être resté près de la fenêtre pour se les cailler. Au moins ici, il ne s'ennuie pas et il est bien plus à l'aise. L'atmosphère est chaleureuse, la compagnie plaisante, et la bouteille tentante. Une offrande qui l'intéresse fortement en ces temps d'ennui profond. Un souffle satisfait glisse sur ses lèvres entrouvertes tandis qu'il relève son visage vers la belle. Ses iris brillants s'ancrant à ceux de la jeune femme, alors qu'il lui lance un regard amusé. « Intéressant. » Il susurre doucement, hochant la tête en approuvant le choix proposé. Plissant même les lèvres pour marquer son intérêt. Ricanant en relâchant la bouteille, la désignant d'un mouvement du menton en sa direction. Sa langue claque contre son palais au moment où il se reconcentre sur les iris de la belle, la cherchant de son regard pétillant de malice. « Je doute être autorisé à boire ailleurs qu'au bar. Toi par contre, t'as l'air de pouvoir te le permettre. » Sa paume repose à présent sur sa hanche tandis qu'il la scrute avec intérêt. L'amusement peignant ses traits étirés. Il n'arrête plus de sourire, sans qu'il ne puisse l'expliquer. Et en un sens, il trouve que c'est une euphorie plutôt rafraîchissante, contrairement à la peine qui l'empoigne, de ne pouvoir aller s'en griller une. Il soupire doucement à cette idée, son ton devenant un peu plus grave qu'auparavant. Une sonorité plus faible et moins enjouée. « M'enfin, être ici et regarder une inconnue picoler c'est toujours mieux que de pas pouvoir aller dehors pour fumer. » Il peste contre le temps en râlant doucement. Reculant sensiblement afin d'accoler son dos contre la porte. Ses épaules rencontrant la texture en un bruit mat, tandis qu'il laisse son regard se perdre droit devant lui. Dans le néant, dans l'oubli. Accrochant sans le faire exprès les contours floutés de la silhouette de la femme qu'il a enfermée par inadvertance avec lui. Sans lui demander son avis. Il reprend contact avec la réalité, secouant la tête en se repositionnant contre la porte, prêt à s'en dégager s'il le faut. Ricanant distraitement en énonçant une nouvelle réplique qu'il se veut rassurante. « A moins que tu aies mieux à faire, après tout. Je ne vais pas te retenir prisonnière, surtout si tu travailles ici. »

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MessageSujet: Re: Free up your mind from its own prison • JACK   Lun 3 Déc - 3:00

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Souvenirs qui caressaient son esprit sous le souffle des secondes. Une sensation aussi agréable qu’étrange qui étreignait les battements dociles de son cœur. Le cabinet devenait alors une toute autre scène, cette réserve froide et obscure de son ancien pensionnat, cette pièce qui avait accompagné le moindre de ses méfaits. Jamais elle n’avait laissé les ailes si symboliques des anges lui pousser dans le dos, elle s’était simplement contentée du pointu des cornes et de la chaleur de la fourche. Et comme une scène qui reprenait sa source dans les fleuves de sa mémoire, Jack se tenait là, le péché à la main, le sourire tentateur plaqué sur le visage face à l’élève mordu par la curiosité, tiraillé par l’envie de croquer dans le fruit interdit. Sans un mot, son regard brûlant de malice observa la porte se fermer, ils embrassaient alors l’interdit dans une ambiance pourtant bien trop légère.

Après tout, la cuisinière pouvait perdre son travail mais sa vie n’était pas rythmée par la stabilité et les ordres, seulement sur les flammes ardentes des passions diverses. Elle admira l’inconnu s’approcher, capta le moindre de ses traits alors qu’il embrassait la tentation. « Pas vraiment mais bon qui s’en préoccupe ? » Sa langue claqua sur son palais, un ricanement doux s’échappa d’entre ses lèvres. C’était à peine si elle l’écoutait désormais, il lui était bien plus intéressant que d’organiser la pièce en véritable jardin secret. Autant enfreindre les règles en beauté. D’un coup sec et énergique, ses cheveux fouettant l’air emplis d’une poussière irritante, elle attira à elle une table de bois vernis ridée par les années. Elle grimpa dessus et se saisit d’un gant présent dans sa poche pour rendre aveugle le regard pénétrant de l’alarme incendie. « Voilà qui est mieux. »

Comme un chat sournois, elle retomba souplement sur ses pattes et posa deux verres sur la table. « Que dirais-tu d’un petit verre de bourbon accompagné d’une cigarette ? » Elle s’installa en croisant les bras, n’attendant point de réponse pour se saisir d’un verre froid au creux de sa main. « Le prix à payer tu me diras ? M’aider à vaincre l’ennui. » Le liquide ambré réchauffa le cristal et le caressa de sa tendre morsure. Son regard se perdit un instant sur le remous du breuvage comme hypnotisé par cette dance. Pourtant ses doigts fins se saisirent de son paquet de cigarettes dans la poche droite de son pantalon et ses lèvres embrassèrent la mousse dans un baiser qui finirait par être mortel. La flemme de son briquet fit écho aux flammes mordantes de ses iris joueuses. La première bouffée fut crachée et le regard accrocha celui du petit ange si lourdement arrivé en Enfer. « Avons-nous un deal mister… ? »





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MessageSujet: Re: Free up your mind from its own prison • JACK   Dim 9 Déc - 17:31

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Sa voix s'élève avec une sonorité plaisante, un ton taquin imprégnant les vibrations qu'elle exhale. Son sourire s'étend de plus belle, ornant son visage aux traits attrayants. La jeune femme s'éprend à s'aventurer au sein de la salle, tandis que l'écho de sa langue claquante résonne aux tympans du péruvien. Il esquisse une ombre d'amusement en relevant le coin de ses lèvres, dévoilant la pointe de sa langue curieuse. Alors qu'elle passe sur la carnation de ses lippes avec fluidité, il contemple avec intérêt les gestes de la belle. Sa silhouette s'élance vers les tréfonds de la pièce alors qu'elle attrape cette table pour y grimper dessus et cacher ce qui s'apparente à un détecteur de fumée. L'idée est intrigante pour le brun, qui se met à pencher la tête sur le côté, scrutant avec attention les mains de la demoiselle. Reposant toujours son dos contre la porte, il finit par s'en dégager en une impulsion qui le fait s'avancer. Ses pas effleurent la texture du sol tandis qu'il s'éloigne de la porte avant de s'arrêter. Ses pupilles dilatées accrochent toutes les babioles qu'il peut trouver dans cette pièce confinée, s'attardant sur les formes complexes d'un motif ayant attiré son attention. Il n'ose pourtant s'aventurer plus loin dans les contrées inconnues qui s'offrent à ses iris pétillants, préférant rester sur place. A scruter le design stylisé qui se dessine sous ses yeux, en attendant que la demoiselle termine sa petite activité. Il l'entend descendre de la table et retomber sur ses pieds dans un petit bond maîtrisé. L'ombre d'un sourire étire ses lèvres alors qu'il détourne enfin le regard, apposant ses iris sur les contours de la silhouette qui s'affaire à nouveau. Ses gestes précis et sa dynamique impressionnent sensiblement le péruvien qui lui lance une œillade emplit de fierté à peine voilée. Un éclat scintille dans l'aspect sombre de ses pupilles alors que sa rétine brûle d'intérêt lorsqu'elle amène un sujet particulier. Un bourbon et une roulée en prime, que demander de mieux. Le fantôme de ce goût alcoolisé imprègne sa langue qui s'engourdit par avance, tandis que la fragrance embaume contre son palais. Il inspire, cligne des paupières pour se défaire de cette transe inestimée et se redresse enfin en plongeant son regard dans le sien. Elle a déjà déposé les verres sur la table et s'installe par la même. Attrapant du bout de ses doigts le verre frais alors qu'elle s'épanche dans une sorte de deal. Lui offrant tout le loisir de boire à outrance et de fumer sans s'arrêter, à une seule condition. Une seule restriction. Qui lui parle bien plus que ce qu'il n'a pu escompter. Contrer l'ennui, c'est ce qu'il a cherché depuis le début de la journée. Et avec ce temps à déplorer, il n'a pas pu compter sur la fraîcheur extérieur et l'air agréable contre sa peau pour se détendre ou se reposer. A présent il a une toute autre opportunité, et il doit bien avouer que la compagnie a l'air charmante. Il épouse à nouveau de ses iris les courbes et les contours de la belle, les détails s’imprégnant à l'arrière de ses paupières dès lors qu'il ferme les yeux. Son audace a de quoi l'intriguer, également. Elle qui semble travailler ici, se met à braver l'interdit par bien des manières. Et cela est fort amusant à regarder. Hm. Un air appréciateur s'imprime sur ses traits et Sebastian se met à rire doucement au travers de ses lèvres entrouvertes. Un éclat pétille au creux de ses iris, contrastant avec les arabesques marquées par son regard perçant.

Il l'observe un instant, contempler ce breuvage ambré qui s'épanche dans le verre transparent. Il est fortement intéressé par la proposition, et il doit dire qu'il n'y voit pas d'inconvénient particulier. Oh oui, nous avons un deal. Un ricanement s'élève doucement, alors qu'il se met à claquer sa langue contre son palais. Mordillant ses lèvres pour donner un petit effet tandis que ses iris accrochent les verres tentateurs. Ses jambes l'emportent à mesure qu'il avance lentement vers la table et la belle qui l'attend patiemment. Il ne s'arrête qu'à quelques pas, ses poignets frôlant le haut de ses cuisses, avant d'effleurer les bordures de ses poches lorsqu'il se met à attraper son paquet de roulées. Ses phalanges s'enroulant autour de la boîte métallique, le contraste glacial de la texture vis à vis de la température ambiante lui tirant un frisson qu'il réprime pourtant. Sortant alors le paquet de sa cache, il profite d'un petit temps d'arrête pour relever le visage vers elle. Contemplant ses yeux pétillants de son regard brûlant. « Sebastian. » Il souffle sur un ton amusé et légèrement taquin. Il ne voit pas l'intérêt de lui cacher son nom alors qu'ils partagent à présent tous deux un secret bien particulier. Avec un nouveau petit rire, il agrippe entre ses doigts agiles l'une de ses roules, l'apportant à ses lèvres humidifiées. Sa main libre vient chercher le briquet qu'il garde précieusement dans son autre poche. La pulpe roule sur la pierre aiguisée et la flamme s'épanche dans le silence qui l'entoure. Les étincelles jaillissant une fraction de seconde avant de s'éteindre. Le feu embrase le bout du poison incarné avant de s'essouffler. Sebastian inspire, savoure cette fragrance lourde sur sa langue tandis que la fumée titille sa gorge. Il la soupire distraitement après qu'elle ait enfumée ses poumons, reportant son attention vers la belle. « Par contre il faudra que tu me files ton petit nom à toi. Si je te tires de l'ennui, autant savoir à qui je viens sauver la vie. » Il sourit, amusé, un éclat pétillant dans son regard tandis qu'il lui offre un clin d’œil malicieux. Rangeant son briquet dans sa poche, il s'approche de la table jusqu'à buter contre la structure en bois. Appuyant de ses paumes échauffées sur la texture, il se laisse emporter par l'impulsion qu'il a lui-même créée. Grimpant à son tour sur la table pour rejoindre la belle qui devient celle qu'il doit sauver de son pire ennemi. L'ennui. Sebastian s'installe tranquillement, repliant une jambe vers lui tandis qu'il se met au bord même de la surface. Son autre jambe pendant tranquillement dans le vide alors que sa cheville effleure l'un des pieds de la table. La jeune femme lui tend un verre généreusement rempli et il en inspire les effluves alcoolisées. Un soupir satisfait lui échappe et il rit doucement en apportant sa cigarette à ses lèvres. Tirant à nouveau une taffe sur sa roulée, appréciant les saveurs fumées dont il se délecte avec engouement. Lorsqu'il souffle les résidus empoisonnés en un nuage intoxiqué, la belle a déjà levé son verre et l'attend pour trinquer. Il élève le sien, faisant se rencontrer les deux récipients en un impact léger dont les échos tintent longuement à ses tympans. Ses iris plongent dans ceux de la demoiselle, s'y attardant un instant, avant que sa voix ne s'élève à son tour alentour. « Et ne t'en fais pas pour des quelconques répercussions. Je sais tenir un secret. »

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