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 And when you lie, I wanna die | ft. Sebastian

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ft. : Caity Lotz


MessageSujet: And when you lie, I wanna die | ft. Sebastian   Lun 26 Nov - 15:32

♛ And when you lie, I wanna die

The (deeply in shit) brotherhood

▼▲▼

Les poings qui se serrent, la lèvre qui craquèle. Les yeux voilés tandis que le sang perle. Il ne fait qu’un tour dans les veines, tout comme les pulsations qui émanent et qui infligent une énorme migraine. Un sentiment retort surprend Selena, qui plante ses ongles dans ses paumes si souvent abîmées. Son corps adopte un mouvement automatique alors que son pas se fait pressé. Le manoir est grand, mais trop petit. Il lui faudrait un terrain entier pour exprimer tout son ressenti. La Winters semble se promener, mais elle est trahie par son air hagard. Elle traverse le jardin, vers les fenêtres tourne son regard. Mais elle ne voit rien. La blonde grimpe quatre par quatre les escaliers menant vers son aile rénovée. Voulant défoncer tout ce qui se trouve à proximité, en même temps que se laisser tomber. Se lover, se rouler en boule et tout oublier, voilà qui serait tellement aisé. Pourtant, elle ne peut tout bonnement pas se le permettre. Pas après tout ce qui a été promis, encore moins après tout ce qui a été commis. Vil coup du sort qui corse son fief destin. Le goût de la trahison, amer, pointe sur la langue de Selena. Elle maudit ce mensonge, s’en veut d’être tombée si bas. Elle a mordu à l’hameçon, et maintenant, la voilà. Forcée de faire face à ces actes passés et présents, qui n’ont plus rien pour les défendre, pas même un simple argument. En chemin alors, la blonde s’interrompt. Stoppe sa lancée pour mieux se figer. Le silence fait écho à son hurlement intérieur, bruit assourdissant mais également inexistant.

Alors, ses poings se serrent. Ses phalanges blanchissent sous l’effort, sa peau vient frotter le mur en une brusquerie nécessaire. Elle est éraflée par le béton armé, en même temps que le souffle de Selena est soudainement coupé. Une étrange moue déforme son visage, rictus mauvais qui illustre ses traits affinés et imparfaits. Sa pâleur naturelle est renforcée par la froideur qui se répand sur son coeur. Quelque chose en elle se brise, un peu plus, toujours un peu plus. Et puis, elle se laisser aller. Un drôle de ralement traverse ses lèvres scellées, émane de sa gorge nouée. Le son indistinct se mue en un hurlement incertain. Le doute et la peur s’insinuant dans chaque pore de la Winters, l’accablant d’une culpabilité déjà fort bien prenante. « Rhaaaaah. » Son front vient heurter le mur, une première fois d’abord, puis suivie d’une deuxième. Elle s’en veut d’en arriver là, et utilise sa plus vieille amie pour récupérer ses esprits. Le choc est bienvenue alors que ses genoux s’entrechoquent, jambes bancales qui peinent à maintenir le corps désabusé encore debout. Ses ongles crissent la surface de l’aile, ses doigts se refermant dans l’intérieur de ses mains pour qu’elle reprenne sa route de plus belle. « Merde. Merde, merde, merde. » Les jurons pallient à l’absence d’une adéquate réaction. Elle ne sait pas quoi dire, ni quoi faire. A part brûler en enfer. Mais les conséquences de ses actions sont encore indéterminées alors que la pensée de son petit frère effleure son esprit quelque peu, en l’instant, dérangé.

Aussitôt elle se redresse et reprend sa marche d’un pas toujours plus précipité. Parvenant à la destination souhaitée, sans pour autant parvenir à ouvrir la porte d’une démarche assurée. Ses dents grincent tandis qu’elle tambourine, s’engouffrant dans la petite loge d’un coup d’épaule agacé quand enfin elle est déverrouillée par le Quispe. « Il faut qu’on parle. » La sentence tombe avant même d’être prononcée. De dos à l’origine, Selena ferme les yeux. Retrouve une respiration plus saine tandis qu’elle sent l’interrogation pointée en son arrière. Coupant net à son profil offert, la Winters se détourne et observe le jeune frère. Un sourire pliant ses commissures de lèvres, sans arriver à confesser, d’une manière qui ne soit pas absurde, la triste vérité. Et puis finalement, le couperet met un terme à l’horrible torture. C’est à peine si elle s’entend murmurer, envoutée par les battements de son palpitant fort bien bruyants : « Il est vivant. » Elle pourrait se récrier, le voudrait même, pour se faciliter le chemin emprunté. Mais elle est dans l’incapacité de mentir au benjamin adoré. « Seb, il...il est vivant. » Et alors, ne devrait-elle pas montrer plus d’engouement ? Pourtant, elle tremble, assommée par une invisible masse. L’un a retrouvé la vie pendant que les deux autres ont perdu leurs esprits. C’est donc à ça que ça ressemble, un pacte avec le diable  ? Tout ça pour ça, oh vraiment ? Le seul qui a gagné, ainsi donc, c’est Satan.

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ft. : Francisco Lachowski


MessageSujet: Re: And when you lie, I wanna die | ft. Sebastian   Mer 28 Nov - 12:18

And when you lie,
I wanna die

I want to go and run from this panic. I need the unknown, I've had enough. Run to Atlantic away from this home.


Le silence règne en maître dans cette pièce verrouillée. Fermée à toute présence non sollicitée. Aucune intrusion permise dans cette antre qui le caractérise. Il est ici depuis quelques temps déjà, préoccupé par bien des idées, mais il profite de l'accalmie pour se reposer. De cet instant de sérénité qui lui est donné, presque offert pour ainsi dire, afin de recharger ses batteries. Il est exténué, a franchi bien des barrières et a couru plus que son souffle ne l'a permis. Il est fatigué, a détruit bien des promesses et a disparu plus que l'aurait jamais envisagé. Il est brisé, n'en peux plus. Il souhaite juste pouvoir souffler et récupérer. Tout ce chemin parcouru l'a affaibli et cette quête qu'il poursuit ne peut être accomplie pleinement sans avoir pu se reposer par avant. Cette escale à l'hôtel est un mirage auquel il n'a plus eu la force de croire durant ses courses effrénées. Mais il est bien réel et lui a sensiblement profité. Sebastian a pu s'allonger, l'espace de quelques nuitées, et détendre ses muscles bien trop crispés. Sa tension est redescendue, la pression s'est allégée. Son esprit est plus reposé, mais toujours aussi alerté. Il n'a pas oublié ce qui les attend au dehors, n'a pas pu évincer les pensées qui tournent en boucle et ressassent l'horreur. Il sait bien qu'une fois partis, la réalité finira par les rattraper à nouveau. Que ce soit par le passé, avec cette ombre qui semble les pourchasser. Ou par le présent avec les forces de l'autorité qui peuvent à tout moment les arrêter. Il craint déjà le pire, mais il a connu bien plus que des années de délire. Les ténèbres auxquelles Sele et lui ont touchées reviennent les hanter chaque nuit. Chaque jour, tapis dans leurs sombres pensées. Elles ne les quittent jamais. Toujours là, terrées dans l'ombre et l'obscurité. Ce qu'ils ont fait finira par les rattraper, mais pour l'instant, Sebastian se laisse espérer qu'ils peuvent profiter. De ce court moment où plus rien ne peut leur arriver. Tant qu'ils séjournent dans cet hôtel, il ose imaginer que rien ne peut se passer. Mais quelle absurdité, alors qu'il sait pertinemment que tout cela est vain. Une simple chimère éthérée qui le nargue à chaque minute de la journée. Il a bien vu cette silhouette se dessiner dans le hall le jour dernier. Il a bien perçu le visage d'Adrian se peindre sur les murs en soirée. Mais il s'imagine que ce n'est qu'un rêve éveillé. Qu'une illusion causée par ses insomnies répétées. Une hallucination dont il ne peut s'échapper. Soumis aux pièges établis par son propre esprit étriqué. Il soupire, souffle son dépit du bout de ses lèvres craquelées et martyrisées. Il n'arrête plus de les triturer, se les mordant à chaque occasion possible, grignotant cette peau qui le démange de plus belle. Croque l'intérieur de ses joues alors qu'il ne veut que hurler sa frustration de ne pas pouvoir avancer. Il est figé, a l'impression de reculer alors même qu'ils ont trouvé une vérité qui les ont menés ici. La personne qu'ils ont neutralisée n'est en rien la cible recherchée. Et les voilà à présent coincés dans cet hôtel, attentifs à chaque nouvel indice qu'ils peuvent trouver. Mais rien ne les a plus avancé qu'auparavant. Ils sont bloqués au point mort, mais gardent un profil abaissé. Tentent d'en apprendre le plus possible malgré le manque d'accessibilité. Rien ne semble fonctionner correctement ici, mais en soi, ce n'est pas plus mal pour eux. Moins de chance qu'ainsi on puisse les retrouver. Ses doigts agrippent le papier du magazine qui repose sur le lit. La pulpe caressant la texture lisse avant de tourner la page. Ses iris s'attardant sur les lignes noircies, alors que son esprit ne prend même pas la peine de s'y intéresser. Il regarde juste par automatisme, mais feint l'ignorance. Oubliant momentanément que cette vie menée à présent n'est plus celle espérée.

Un écho résonne à ses tympans en le sortant de ses pensées. Le tirant de sa léthargie au moment où il referme le magazine en un réflexe. Impulsion précaire qui le fait se redresser brusquement, ses draps s'en retrouvant froissés. Il jure doucement, s'avançant vers la porte tandis que ça continue de tambouriner de l'autre côté. Sebastian lève les yeux au ciel en grognant des insanités. Ouais bon ça va, j'arrive là. Il arrive à portée de l'entrée et déverrouille la dernière barrière qui le sépare de la personne pressée. La porte s'ouvre à la volée et une silhouette s'insinue à l'intérieur de sa chambre, image floutée sur ses iris éberlués. Il cligne des paupières et se retourne vers la figure qu'il reconnaît. « Sele... » Le péruvien plisse les paupières, les lèvres pincées. Il l'entend causer, expliquant qu'il leur faut à tous deux parler. S'exprimer sur un sujet dont il ignore encore l'existence. Mais son esprit échauffé fait remonter à la surface des pensées qui ne font que le glacer. Ils nous ont retrouvés. Son souffle meurt sur sa langue bien trop lourde contre son palais. Sa gorge se contracte tandis que ses poumons brûlent du manque d'air salvateur. Putain de merde. Il s'approche en quelques pas de Selena, la scrutant d'un regard apeuré. Paniqué, tandis que ses pupilles sont à présent dilatées. Sa sœur se tourne et Quispe accroche son regard quelque peu perturbé. Un fin sourire étire la commissure de ses lèvres, et le latino fronce les sourcils à cette vue. Il a dû manquer un épisode ou carrément se tromper de show, parce que là, ce n'est pas du tout ce qu'il aurait cru imaginer en la voyant débarquer. Elle murmure ces mots qui le refont plonger dans ses maux. Une phrase qu'il se répète en boucle en un laps de temps bien trop imparti. Il est vivant. Mais qui ? L'homme qu'ils ont tué s'en est tiré ? Le type qui a fait de leur vie un enfer a survécu ? L'espace d'un instant, il imagine, espère sans y croire, qu'elle parle de leur frère. Que tout n'a été qu'un cauchemar duquel ils vont se réveiller, et que Zeke est bien vivant, là, quelque part. Il chasse cette pensée de son esprit, évitant de s'y attarder. La fracture en son organe brisé se reouvre sensiblement, et la plaie saigne de ces émotions qu'il n'a jamais su exprimer. Sebastian se racle la gorge, et cligne des yeux. Confus, ses paupières battant lentement alors qu'il replonge son regard dans celui de sa sœur. Elle a encore entamé une réplique, s'est à nouveau exprimée, et son prénom murmuré le fait frissonner. Une vague glaciale déferlant en ses entrailles à l'entente de cette phrase redoutée. Selena tremble subrepticement après son aveu, la confession lui a coûté bien plus que Sebastian ne peut imaginer. La gorge nouée, la bouche asséchée, il essaye de parler. De souffler ces mots qui lui brûlent la langue et qui embrument son esprit. « Qu... » Il n'arrive pas à prononcer un mot, et finit par déglutir avec difficulté. Cherchant dans son regard un indice sur ce vivant inconnu et surtout son identité. L'air qui se peint sur son visage finit par étirer les traits de Sebastian, qui écarquille les yeux. Ses iris se perdent sur elle et sa poitrine se comprime sous ses côtes. Sa cage thoracique s'affolant sous les assauts des battements ratés. Un gouffre se creuse en lui tandis que le temps semble s'arrêter. Ses muscles se contractent et ses épaules se tendent brusquement, alors qu'il entrouvre les lèvres dans un mouvement enfiévré. Un souffle étouffé qui meurt dans les airs s'échappe de la barrière de son palais. Le sang cogne à ses tempes tandis qu'il sent son expression composée se fissurer. Craqueler sous l'assaut du regard lancé par Selena. Sa respiration erratique emplit rapidement la chambre alors qu'il serre les poings. Tente de se contrôler, ferme les yeux une fraction de seconde avant de les rouvrir. Le temps s'est écoulé et il tremble lui aussi, ébranlé et au bord du gouffre. Prêt à se noyer, alors que la surface lui semble si abstraite et lointaine. Le latino revient enfin à lui, malgré les pensées enfumées qui embrument son esprit détraqué. Il ose enfin s'exprimer, sa voix tremblante résonnant alentour, se perdant entre eux en un murmure à peine étouffé. « Qu-... Qui est vivant, Sele ? » Au fond il se doute de la réponse mais il ne veut pas espérer. Ni voir ses craintes se réaliser en constatant l'affreuse vérité s'imprimer dans la réalité.

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