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 From the past not so long gone [Edwin Siward]

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ft. : Anya Taylor-Joy


MessageSujet: From the past not so long gone [Edwin Siward]   Lun 14 Jan - 5:06

From the past not so long gone

L’histoire...C’est une question bien épineuse. Car il y la grande Histoire, avec un H majuscule, celle que l’on croit universelle et qui ne l’est pas, chaque pays ayant plus ou moins son histoire, sa vision d’évènement commun voire son roman national. Puis il y a la petite histoire, bien loin de celle que l’on raconte aux enfants pour les faire rêver ou les aider à s’endormir. C’est celle des petites gens, de ceux qui ne comptent presque pas dans la grande Histoire, ceux que l’on oublie sous des noms comme “le peuple”, “la populace” etc...Sauf que la petite histoire, c’est celle que l’on vit tous les jours. C’est celle qui raconte les déboires et les félicités des gens comme moi. On y prête pas assez attention tant qu’on est pas le nez dedans, et quelque part, c’est normal. Ce ne sont pas nos affaires, on a pas à s’y intéresser. Je le sais parce que, malgré ma grande curiosité, je n’ai pas envie que trop de gens ne regardent dans mon passé et n’y voit ce qui m’a amenée ici. Des parents qui n’ont jamais voulu de moi telle que je suis, un ex qui ne valait pas mieux qu’eux…

Pourtant, mon travail me manque. Certains le diraient dégradant à l’égard de la femme, mais qu’est-ce que j’en ai à faire de ce que les autres pensent de mon travail? C’est un travail honnête, pas trop mal payé, et où je suis en sécurité. Je ne fais rien de mal. Je ne vais pas débaucher des types de chez leurs femmes (ou mari, mais ceux-là viennent rarement voir des femmes se trémousser en petite tenue) pour venir me voir danser. Ils viennent d’eux-mêmes (ou parfois parce que c’est un enterrement de vie de garçon et que malheureusement le témoin a jugé bon de faire la blague au pauvre type qui ne sait plus où se mettre…), et s’ils ont le coeur à me laisser quelques billets en plus du prix d’entrée et des consommations, c’est leur choix. Mais ce n’est pas tant le regard des hommes sur moi qui me manque, mais la danse et, je ne vais pas mentir, combien je me sentais puissante sur cette scène, surplombant la salle, sujets de désir sans pour autant en laisser un seul y accéder.

C’est probablement ce qui m’a poussée à lâcher mon livre pour mettre un peu de musique pour me laisser aller à quelques pas de danse. Il n’y a personne d’autre dans ce salon, alors je peux bien me laisser aller un peu. Et même s’il y avait quelqu’un d’autre, tant que la musique ne dérange pas, je ne vois pas pourquoi je me priverai d’un des rares petits plaisirs que j’ai ici. Je ne prends conscience que trop tard que des yeux suivent mes mouvements, la question étant: depuis combien de temps?

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ft. : Jeremy Renner


MessageSujet: Re: From the past not so long gone [Edwin Siward]   Lun 14 Jan - 15:35


Comme la majeure partie de ta présence consiste à prendre soin de ton frère et de faire en sorte qu’il se rétablisse de ses émotions suite à votre arrivée – même si tu as l’impression que c’est de pire en pire alors qu’il t’a semblé avoir écarté le mal principal souci – tu t’ennuies rapidement. Aucun contact n’est possible avec l’extérieur même lorsque tu sors sur le perron, et tu ne te résous pas à t’éloigner du Manoir de peur que quelque chose arrive à Noah et Elwin. Tu t’en veux déjà suffisamment de ne pas avoir été plus intrusif ces dernières années malgré l’intensité de tes pressentiments, ce n’est pas pour manquer à tes devoirs désormais. Te voilà pour ainsi dire bloqué dans les environs – tu ne crois pas si bien dire – sans la possibilité de bosser.
A priori tes collègues devraient pouvoir se débrouiller sans toi quelques temps ; cette retraite obligée n’est pas une mauvaise chose. De toute façon ton frère est passé trop longtemps après ton taf, y’a qu’à voir ce que ç’a donné.
Un vieux croûton t’a informé qu’il était interdit de fumer dans les environs, malgré l’odeur de tabac imprégnant parfois l’air, de telle sorte que toute immobilité devienne pesante.

Ton chemin s’est arrêté dans l’encadrement de la porte de cette pièce alors que ce dernier était traversé par une jeune demoiselle, vingt ans tout au plus, vingt-cinq sans doute. Les mouvements de son corps ont attiré ton regard, ses yeux perçants et sa chevelure brune ont amené ton épaule contre le chambranle. Tu t’es posé trente longues secondes avant que vos regards ne se croisent.

« Oh salut, je dérange ? »

Les souvenirs se tortillent dans ton crâne ; tu la connais, mais d’où ?

« Ton visage m’est familier est c’est assez rare, d’habitude c’est du cul des gens dont je me souviens. On se connaît ? »

Vous n’avez logiquement pas couché ensemble, mais il est possible qu’elle ait tourné pour toi ; sa tranche d’âge et son charme irréfutable le justifieraient sans aucun doute.
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