The Haunting Of Hill House :: 
Hill House
 :: Ground Floor :: The Old Wing :: The Dining Room
Partagez | 
 

 When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Mercy Islington


Messages : 59

ft. : Anya Taylor-Joy


MessageSujet: When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]   Dim 13 Jan - 19:02

When life gives me lemons I do vodka shots

Cet hôtel est immense...En même temps, pour un hôtel ce n’est pas illogique, après tout, il faut bien loger tout le monde. Peut-être même les employés aussi?! Je n’en sais rien, je ne me suis jamais vraiment posé la question du fonctionnement interne inhérent à un établissement d’hébergement. En tout cas ça me permet de m’occuper un peu dans cette bâtisse. Mon téléphone est mort (ce qui est à la fois une bénédiction car je ne peux pas voir si l’autre tordu essaye de me joindre, mais aussi une malédiction si mon ancienne patronne essaye de me prévenir que le tordu en question est à ma recherche…), j’ai fini mon livre et je ne sais pas exactement quelles sont les modalités d’utilisation de la bibliothèque du lieu, et niveau wifi, c’est même pas la peine de rêver. Donc je commence doucement mais sûrement à m’ennuyer.

Pourquoi ne pas partir purement et simplement dans ce cas? Et bien tout simplement parce que je n’en ressens pas l’envie. Pourtant je devrais partir, essayer de rejoindre de la famille sur la côte Ouest...Mais non. Chaque fois que j’y pense vaguement, c’est comme si l’envie étouffait dans l’oeuf de la pensée. Et puis arrêter de courir, de fuir, ce n’est pas plus mal, non? Et s’il me retrouve? Je ferai en sorte de le semer dans les dédales de couloirs. Cette idée me poussa à parcourir avec plus d’attention les couloirs, à chercher tous les endroits où je pourrai me cacher le cas échéant. Ca me prend plusieurs heures et quand j’ai terminé, je me dis que m’accorder un petit verre n’est pas une mauvaise idée. Je le mérite bien après avoir savamment usé mes semelles sur les tapis et le plancher de cet endroit. Encore faut-il que le bar serve à cette heure-ci...

Je crois que hors des heures de repas, je ne suis jamais aller dans la salle à manger de l’hôtel. Maintenant que j’y met les pieds je regrette de ne pas avoir pris un de mes appareils photos avec moi. Les décors sont magnifiques et je passe de longues minutes à arpenter cet endroit et à observer la décoration riche et ancienne. Ou du moins à l’allure ancienne. J’en oublierai presque mon but premier pour venir dans cet endroit. Presque j’ai dit. Ce n’est pas pour rien que je suis venu ici et j’ai bien l’intention de le prendre ce verre. Alors, une fois mon inspection admirative terminée, je me tourne vers le bar et m’installe sur un des tabourets qui le longe, attendant sagement que la barmaid présente ne vienne prendre ma commande. Commande qu’il faudrait peut-être que je choisisse avant d’ailleurs. Je me saisis alors d’une carte qui traîne et je l’observe tranquillement.

© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jo Lancer


Messages : 30

ft. : Luanna Perez


MessageSujet: Re: When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]   Dim 20 Jan - 22:06

WHEN LIFE GIVES ME LEMONS I DO VODKA SHOTS

Mercy & Jo  
Quelle charmante journée de merde. Jo remonta ses lunettes de soleil sur son nez après sa pause cigarette non sans un soupire lessivé. Vu le temps de merde, les lunettes fumées sont uniquement là pour cacher ses superbes cernes, parce que tout le conciler du monde ne peut pas dissimuler les valises qu’ont créé les satanés gémissements qui l’ont réveillé toute la nuit. Mais Jo ne se plaignait pas vraiment de la situation, mise à part pour la forme. Déjà parce que pour avoir vécu avec une droguée paranoïaque, les gémissements nocturnes sont plus ou moins devenu son fardeau depuis son plus jeune âge. Mais aussi parce que son cadre de vie était loin d’être un truc absolument horrible. Elle avait un super lit qui grince à peine, avec des draps propres tout le temps, un verrou à sa chambre et même une baignoire. De quoi les gens pouvaient se plaindre à Hill House ? Y’avait même de quoi se noyer !

Pareil pour son environnement de travail. Les gens sont vaguement sympa, même si personne ne crevaient d’envie de l’approcher ici, et elle ne les blâmait pas vraiment pour cette prise de position. Elle non plus, en se croisant dans le miroir, ne crevait pas d’envie de s’adresser la parole. C’est dire.

Sa seule vraie interaction de la journée, c’était ses clients, et ça c’est bon, elle sait y faire. Avoir arnaquer des petites vieilles, ça vous donne un aplomb du tonnerre quand il s’agit de vendre du sable dans le désert, alors c’est pas deux cafés et trois cocktails qui vont lui faire peur. Bon, certes, elle pouvait être un peu ronchonne quand on ne prenait pas la peine de mettre les politesses, un client s’en souvenait avec amertume. Mais quand même : était-ce bien difficile de dire s’il vous plait et merci ? Depuis quand elle avait une tête d’esclave, à obéir au premier malpoli qui demandait son café du matin, la gueule dans le pâté. Fallait pas non plus déconner.

De retour derrière son bar, essuyant ses verres pendant une heure creuse, avec même un peu d’ennui dans le geste, elle voit sa nouvelle cliente. Une jolie meuf un peu paumée comme elle en voit 15 par jour maintenant. Faut dire : quel autre type de clientes vient s’enfermer dans une vieille bâtisse avec une réputation cheloue, dans une ville comme Pembroke, et sans le wifi bordel. C’était quand même pas vraiment le truc qu’on faisait quand tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Jo s’approche donc, remontant ses petites lunettes rondes, manches de sa chemise à carreau remontée sur ses avants bras avec ses tatouages apparents, et s’adresse à la jeune fille en face d’elle.

« Yo. » Ok y,a plus poli, mais elle mettait plus de forme devant les clients un peu plus âgés. Celle là avait l’air du même âge qu’elle, peut-être même un peu plus jeune. Alors a moins d’être tombé sur une Princesse Russe qui s’est perdu, peu de chance qu’elle s’en émeut. Au pire elle sera servie dans un verre sale. « Quelque chose te fait envie ? » Elle jette son torchon sur son épaule d’un air négligé, et lui lance un sourire amical. « Si quelque chose est pas sur la carte, dis-moi aussi. C’est une carte de vieux, j’ai un savoir faire plus sympa. »

Allez proposer à Winnifred de rajouter un Sex on the Beach a la place de tous ces vins pompeux et chiants. Peu de chance que ça le comble de joie.

Made by Neon Demon #996600


Dernière édition par Jo Lancer le Mar 5 Fév - 0:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mercy Islington


Messages : 59

ft. : Anya Taylor-Joy


MessageSujet: Re: When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]   Jeu 24 Jan - 11:20

When life gives me lemons I do vodka shots

Quand la barmaid vient me voir je ne sais toujours pas quoi commander, notamment parce que les trois-quart des choses proposées étaient des vins dont je ne connaissais rien et je n’avais pas exactement envie de payer pour quelque chose que je risque de ne pas aimer. Ca serait triste. Ca, tu le fais au happy hours des bars en soirée pour tester mais comme tout est à moitié prix, ça n’a pas d’importance. Ici, ce n’est même pas la peine d’essayer. Alors en général je me contente d’eau ou d’un soda si j’ai envie de quelque chose plus sucré, mais en termes d’alcool, non, pas vraiment. N’étant pas bière et ne connaissant rien aux vins j’ai préféré m’abstenir en fait.

Sa façon de me saluer me surpris un peu, mais plus parce que jusque-là le cadre ne m’aurait pas fait penser qu’on puisse prendre ce genre de liberté avec un client, mais je détaille un instant la jeune femme en face de moi et finalement, ça ne m’étonne pas de sa part. Elle semble d’être le genre de personne qui ne se prend pas la tête et qui salue les gens comme elle le sent. Agréable malgré tout, et son sourire m’en tire un aussi, et à sa dernière phrase j’ouvre des grands yeux et croise les bras sur le comptoir avant d’y poser ma tête en poussant un soupir soulagé.

“Merci mon Dieu!” je me redresse tout de suite après avoir dit ça et je la regarde avec un regard empli d’espoir “Est-ce qu’une margarita serait dans tes cordes par le plus grand des hasards?”

Je pense pouvoir affirmer que oui, car c’est un cocktail assez simple que tout bon barman qui se respecte sait en faire un. Mais elle m’a dit de lui demander alors je lui demande. Puis ma curiosité reprend le dessus.

“Comment quelqu’un comme toi s’est retrouvé dans un endroit pareil?” puis je me rend compte que ça peut être mal pris et je me reprend vite “Sans vouloir t’offenser! Je veux juste dire que t’as plus l’air de la barmaid qui bosse dans un pub irlandais, avec de la musique live, à chanter à tue-tête avec le groupe sur scène en servant tes cocktails que dans un hôtel qui fait plus chic...En tout cas t’as l’air moins guindée et plus sympa que le réceptionniste ici. Quelle antiquité, il aurait pas dû prendre sa retraite y’a genre...un demi-siècle?”

D’accoooord j’étais un peu dure avec ce Winnifred, mais en même temps pour lui décrocher un sourire qui fait sincère, ça semblait mission impossible. Et puis….je ne sais pas, il me donne la chaire de poule...
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jo Lancer


Messages : 30

ft. : Luanna Perez


MessageSujet: Re: When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]   Mar 5 Fév - 0:11

WHEN LIFE GIVES ME LEMONS I DO VODKA SHOTS

Mercy & Jo  
« Merci mon dieu ! »

« Tu peux m’appeler Jo. »
Fit-elle sobrement en remontant ses lunettes de soleil sur son nez avec un mouvement volontairement beaucoup trop théâtral. Ok cette blague a été surfaite et sur surfaite, mais rien à faire, ça lui avait très facilement échappé. Puis bon, c’est quand même une façon originale de se présenter. Non ? Bon ok, non.

Elle renvoie quand même un sourire à la fille en face d’elle, qui est un chouïa rafraichissante entre les ménagères, les parents célibataires, des gosses perdus, les têtes déprimés qui défilent devant elle. Pas vriament le genre de clientèles qu’elle a l’habitude de fréquenter, même si elle se rapproche pas plus de son interlocutrice. Mais elle est plus jeune, plus bavarde et franchement plus vivante que le reste. On dirait que  la moitié des gens qui traversent le manoir sont à moitié cannés. Et franchement elle se mettait pas vraiment dans la catégorie ‘monde des vivants’. Mais elle a toujours été un peu entre le zombie et la rock star. Bizarrement les deux sont plus liés qu’on peut l’imaginer.

Elle dit pas s’il te plait pour sa Margarita, mais elle demande quand même poliment. Alors Jo hoche la tête. « Yep, ça j’peux faire. » marmonne-t-elle en prenant un verre propre pour commencer son office pour la charmante jeune fille qui prend la poussière à son comptoir. Mais très vite, elle n’est visiblement pas disposée à attendre sa boisson en silence. Jo lève le nez vers elle, c’est pas vraiment rare qu’on lui parle, un barman c’était toujours un peu le choix du désespoir quand on veut causer. Par contre c’était plus rare qu’on pose des questions sur elle. La vie de celui qui nous serre un verre, on s’en bat généralement royalement le steak. On était plutôt du genre à lui raconter toute la tragédie de son couple en long en large et en travers de porc.

Elle a quand même un bref rire, plus nerveux qu’autre chose. ‘Parce que j’ai voulu volé des abrutis de clients et au final je me suis retrouvée maudite’ ça passe quand même vachement moyen. Et puis même dans ses plus grands rêves elle se serait pas retrouvée à chanter avec un mec sur scène d’un bar irlandais. A moins qu’il aurait voulu lui foutre une main aux fesses, et un poing dans la figure. Mais la dernière remarque sur Winnifred lui arracha un bref ricanement, plus sincère cette fois.

« C’est tellement facile de clasher le patron, ça me fera toujours rire. On dirait qu’il a vraiment la gueule pour ça, t’en pense quoi ? »


Elle était en train de secouer son shaker avec le professionnalisme d’un danseur d’arrière-plan d’un clip de bossa nova quand elle se décida de répondre du mieux qu’elle pouvait à la question de sa cliente.

« Bah disons que c’est un concours des circonstances. Ça t’es jamais arrivé de te retrouver dans un coin que t’aurais jamais pensé finir, mais t’embrasses la magie du moment parce que y’a rien de mieux à faire ? »
Elle hausse une épaule avec un sourire en coin. « Bah déjà il m’a embauché, c’est quand même cool de sa part, même si j’fais tâche. Puis c’est un bon patron, la paye est pas dégueu, et la piaule non plus. »

Elle versa sa mixture dans le verre à cocktail avant de le orner d’un quartier de citron sur le côté.

« Et toi ? T’avais envie d’un côté plus rustique et austère qu’un air bnb pour finir ici ? »
Elle lui avança sa Margarita avec un sourire en coin. Généralement les histoires larmoyantes ça vient au troisième verre.

Made by Neon Demon #996600
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mercy Islington


Messages : 59

ft. : Anya Taylor-Joy


MessageSujet: Re: When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]   Mar 12 Fév - 8:02

When life gives me lemons I do vodka shots

Je ne peux pas m’empêcher de rire un peu face à sa réponse, parce que oui, c’est cliché as fuck, et c’est surfait, mais moi ça me fait toujours rire un peu. Un genre d’humour que j’ai beaucoup fréquenté dans mon ancien travail et qui quelque part, laisse des traces. Maintenant, elle s’est présentée et je me dois bien de lui rendre la politesse.

“Moi c’est Mercy.”


Quand elle m’annonce qu’elle peut faire une margarita, mes yeux s’illumine d’espoir et d’un soulagement certain parce que franchement, c’est peut-être ce qui me manque le plus du club, la margarita du barman. Elle était à tomber. Alors évidemment, jamais tant qu’on devait danser, mais il n’était pas rare après la fermeture que toutes les filles se retrouvent au bar du club pour prendre un petit verre bien mérité avant de rentrer chez elles, moi y comprises. Même si j’ai commencée comme mineure et que techniquement je n’aurais pas dû, mais la patronne était compréhensive, et puis c’était un verre, pas une soirée beuverie non plus.

“Super! Une margarita alors, s’il te plaît.”


Oui parce que la question était juste pour m’en assurer, maintenant, je commande, pour de vrai. Même si elle semble avoir pris le parti d penser que ma question était forcément une commande, mais ce n’est pas grave, je résultat est le même, pas vrai? La question qui me vient ensuite n’est peut-être pas la meilleure idée que j’ai eu de la journée, mais bon, au moins ça débute la conversation, non?

D’ailleurs, elle me répond, chose que je ne pensais pas être. A dire vrai, je m’attendais à ce qu’elle détourne la conversation vers autre chose, avec plus ou moins de subtilité, et j’aurais suivi, mais non. Alors ce n’est pas une histoire à la Père Castor, c’est plus une explication succincte et fort peu détaillée, mais ça me suffit. C’était déjà très indiscret de ma part de lui poser cette question, alors avoir une réponse c’est déjà bien.

Ce qu’elle m’explique me parle personnellement. C’est un peu ce qu’il s’est passé avec le club, quand j’ai fui de chez mes parents. Il était là, c’était une opportunité et je l’ai saisie et franchement, je ne regrette pas. Je regrette uniquement d’avoir fait des choix de merde en termes de mecs, mais ça, quelle fille n’en fait jamais? Je hoche donc la tête à sa réponse et quelque part, me sent un peu honteuse d’avoir critiqué son patron devant elle, alors que personnellement, je n’aurais pas aimé qu’on critique mon ancienne patronne quand elle m’a donnée une chance d’avancer dans ma vie, et m’a permise de me découvrir au passage, d’évoluer malgré tout. Et évidemment, la question m’est retournée. Je ris un peu et prend une gorgée de ma margarita après l’avoir remerciée de la boisson.

“Damn! Elle est parfaite ta margarita.”
je me reprends “En fait je suis un peu en transit. Je viens de Philadelphie, et je retourne à Frisco. Donc ici c’est une étape avant de reprendre la route.”

Les détails? Aux oubliettes pour le moment.
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]   

Revenir en haut Aller en bas
 

When life gives me lemons I do vodka shots [Jo Lancer]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Life in UCLA
» Une bouteille de vodka, deux grands enfants et trois étoiles
» 06. My life would suck without you (part II)
» 01. life is beautiful ? …Maybe ! Pv. Finn
» Music is my life •

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-