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 welcome to your real world bro | Jamie

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Anton Swanson


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ft. : Oliver Jackson-Cohen


MessageSujet: welcome to your real world bro | Jamie   Dim 6 Jan - 14:14

'Welcome to your real world bro
@Jamie Rides & Anton Swanson
Tu bailles, la vache, il est tard nan? Après tout tu n’as plus vraiment la notion du temps ici, pas de surprise c’est l’hôtel qui te retire toutes cette notion. T’as commencé à le comprendre il y a un moment déjà. Tu sais pas comment, peut-être parce que lorsque t’avais l’impression de garer ta moto à la pompe à essence t’étais en fait de retour devant la grande battisse? Ou alors c’est à cause de la fois suivante? Quand t’as décidé de retenter l’expérience, que t’as roulé sans vouloir t’arrêter, que tu croyais en être sorti et que lorsque t’as poussé la porte du restaurant t’étais encore dans ce foutu réfectoire avec des gens qui te regardaient comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes.

T’as une réputation un peu de taré parce que tu peux pas t’empêcher de crier sur les gens à un moment. Voilà depuis presque l’ouverture que t’es là et personne n’est foutu de se rendre compte qu’il te connait depuis un moment déjà. C’est comme s’il te rencontraient pour la première fois une semaine auparavant, comme un disque rayé, un pnj mal codé. T’en peux vraiment plus parfois. Tu sais pas trop s’ils sont cons ou s’ils le font exprès. Peut-être qu’il vaut mieux pas se poser la question finalement, c’est préférable pour vous tous.

Tu t’étires en sortant de ta chambre, t’es pas fan des planches qui craquent mais tu peux pas te battre contre ça aussi, malheureusement t’es sur trop de front à la fois. Tu peux pas te battre pour ta sortie et contre l’hôtel non plus. Pour l’instant tu te bas contre rien, aujourd’hui tu t’en fous, tu sais dans quelle merde t’es, c’est bien ça t’aide pas trop. Alors aujourd’hui t’as juste à vivre ta vie en faisant attention que personne ne te bute parce que tu sais le secret de l’endroit. 

T’avances dans le couloir et déjà tu sais que ça va pas être une journée simple. T’entends déjà le bruit dans le couloir et tu fronces les sourcils en avançant. Le spectacle te fais doucement soupirer une nouvelle fois. Le jeune homme est en train de frapper contre le mur. T’es pas sûr de la raison, tu l’entends pas maugréer, c’est trop bas pour que tu puisses l’entendre mais tu soupires et t’avances, tire le bras du garçon, pousse la première porte, trouve la salle de bain et le balance plus ou moins à l’intérieur.

«T’es totalement con ou quoi? A taper dans les murs comme ça? Tu veux que le vieux te foute à la porte ou quoi?» Comme s’il pouvait réellement le faire? L’idée te fait doucement rire, tu vois bien le vieux foutre le jeune homme en dehors de l’hôtel sans que l’autre soit capable de partir. Disons que t’as surtout peur qu’il se retrouve avec des esprits fatigués qu’on tape dans les murs de leurs baraques. Tu grondes encore. «Tu t’es fais mal à nous faire Rocky contre les murs?»


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Jamie Rides


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MessageSujet: Re: welcome to your real world bro | Jamie   Lun 7 Jan - 20:33

WELCOME TO YOUR REAL WORLD BRO

Anton & Jamie  
La première fois, c'était bizarre, comme un rêve. La deuxième fois, ça devenait beaucoup plus réel, mais c'est encore possible de prétendre le contraire. La troisième fois, l'évidence se forçait d'elle-même. Pour la troisième fois, Jamie avait d'essayer de quitter Hill House et il ne pouvait simplement plus se reposer derrière l'idée qu'il avait fait un rêve étrange, encore aurait-il fallu qu'il puisse dormir pour ça et le sommeil lui faisait cruellement défaut. Peut-être que ce n'était que ça, peut-être que la fatigue accumulée lui faisait perdre la tête, ou alors peut-être qu'il était réellement prisonnier de ce cauchemar, de cet hôtel maléfique. C'était vrai, il n'avait rien de mieux à aller trouver ailleurs, mais il n'aimait pas l'idée d'être coincé contre son gré. Il voulait avoir le choix, du moins, pour une putain de fois dans sa vie. C'était trop demander? Et maintenant qu'il s'écrit cru malin, à quitter Boston pour la première fois, avec le sentiment de victoire d'un bagnard qui s'échappe de sa prison, voilà qu'il était de nouveau pris au piège. Fatigué et paniqué, c'était tout ce qu'il le résumait à ce moment précis, à ce moment où il avait l'impression de s'égarer dans les couloirs du manoir, qui lui paraissait encore plus déboussolant qu'à l'habitude. Où était sa chambre? La question tournait en boucle dans sa tête, alors que son regard voyageait d'un numéro de chambre à un autre. Comment diable était-il possible de se perdre dans un hôtel? D'autant plus que c'en était un plutôt petit. « Je veux juste sortir d'ici...» qu'il murmura pour lui-même en stoppant son avancée, remontant les paumes de ses mains contre ses tempes tout en feulant d'un grognement rageur. « Fait chier! » Qu'il ponctua finalement avant d'écraser brutalement son point contre le mur. Mur qui ne céda pourtant pas sous l'impact, et de ce fait, ne fit, qu'étrangement, amplifier son sentiment de colère. S'il tenta de se contenir en inspirant profondément, ça ne changea pas grand chose à la situation, car aussitôt son poing s'abattait de nouveau contre la cloison, puis une autre fois, puis encore une fois. Il espérait voir le plâtre, ou qu'importe la matière dont il était fait, se briser, mais sa main semblait finalement être la seule à en pâtir.

Et il aurait peut-être continué comme ça pendant un temps incalculable si on ne l'avait pas soudainement arrêté en l'attrapant par le bras. Geste qui ne parvint néanmoins pas à l'arracher complètement de sa confusion. Sans doute ce qui expliquait son manque de réaction alors qu'il se laissa entraîner vers la première porte croisée, puis balancer à l'intérieur de la pièce. «T’es totalement con ou quoi? A taper dans les murs comme ça? Tu veux que le vieux te foute à la porte ou quoi?» Jamie pivota vers la voix et posa son regard sur le brun, le toisant comme s'il n'était guère plus qu'un mirage. «Tu t’es fais mal à nous faire Rocky contre les murs?» Inconsciemment, il releva légèrement la main pour observer ses jointures rougies sous les coups, presque à vif. Quelques secondes, juste avant que la panique ne reprenne le dessus. Il secoua alors la tête, faisant un pas vers Anton. « Non, tu comprends pas! On est coincé ici! C'est pas un hôtel, c'est une prison! » Le rouquin marqua un temps, comme s'il essayait de démêler ses propres pensées. « J'ai essayé de partir et je peux pas! Je reviens toujours ici, dans ce trou de...merde! Avec les fantômes et les...gens...» Comme au bord de la déraison, il secoua de nouveau la tête, l'air presque suppliant que quelqu'un arrête cette torture. « Je veux pas être ici! » Ici. Où? Brusquement, il détourna son regard de Anton pour observer la pièce, sa panique s'effritant contre la confusion qui monta aussitôt à son esprit. « C'est la salle de bain? Pourquoi on est dans les chiottes? » Questions qui quittèrent ses lèvres, bien que n'étant pas réellement destinées à trouver une réponse. Et de toute façon, son regard se figea sur l'horrible bain au fond de la pièce, bain sur pieds, comme dans ses pires cauchemars. Et pendant un instant, il se demanda si ce n'était pas un mauvais tour de Helen, pensée qui lui fit vivement ramener son regard sur Anton. Jamie le balaya aussitôt de la tête aux pieds, question de s'assurer que c'était bien un mec et non pas cette horrible Helen qui planifiait de le noyer dans le bain.  
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Anton Swanson


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MessageSujet: Re: welcome to your real world bro | Jamie   Dim 20 Jan - 7:35

'Welcome to your real world bro
@Jamie Rides & Anton Swanson
Tu hausses les sourcils. Il est totalement en train de perdre pied dans la réalité. Ou du moins c’est ce que tu aurais pu penser si t’avais été comme tous ces aveugles qui longent les murs de l’hôtel en pensant que leur vie leur appartient encore. Tu sais maintenant à quelle point cette idée est ridicule et que tu n’as plus la main sur rien ici et maintenant. T’es toi-même témoin de ce qui va te tomber dessus. Incapable de partir même si tu fais tout ce qui est en ton pouvoir pour le faire. T’es piégé. Comme toutes les autres âmes ici. Mais tu pensais bien être le seul à t’en être rendu compte. Semblerait-il que non. Tu peux pas en vouloir au jeune homme en face de toi. T’as flippé aussi la première fois que t’as pris conscience du problème dans lequel t’étais. T’en es conscient. Le problème pour toi c’est que t’avais personne pour t’aider autour. Les gens pensent encore que tu es fou. Preuve que non, que t’as pas totalement perdu la raison, t’as devant toi le sauveteur de ta raison et en même temps l’apogée de tes cauchemars. Vous êtes tous coincés ici. 

T’étais prêt à ricaner, à lui dire que toi aussi t’étais au courant mais il change déjà de sujet. T’as pas trop de mal à le suivre mais tu pourrais, la réalisation lui fait débiter des phrases à une vitesse certaine. Tu hausses les épaules, ton air qui se veut blasé sur le visage... Mais tu te rends compte qu’il est bien plus inquiet par la salle de bain que par le fait d’être coincé dans un hôtel. Tu jettes un regard aux alentours, cherche du regard peut-être Riley, de peur qu’il se pointe en jacassant, rien. Juste la salle de bain. Tu repointes tes yeux sur le jeune homme en levant les mains dans un geste inoffensif. «J’ai poussé la première porte qui venait.» Ce qui n’était que pure vérité. «Désolé que ça soit la salle de bain, j’avais pas envie de pousser porte de chambre pour me retrouver avec quelqu’un.» Et aucune envie de se laisser couler dans les couloirs si c’était pour qu’il cri que tu es un menteur, un taré et que tu devrais te faire soigner. «Désolé si ça te dérange, j’ai pas vu l’importance de l’endroit.» Tu renifles. L’endroit n’a pas d’importance pour toi, t’y passes le moins possible parce que t’aimes pas l’ambiance qui règne dans ce foutu hôtel alors tu jettes pas la pierre à cet endroit quoi.

Tu claques des doigts, essaie de faire réaliser à l’autre que c’est rien que ce soit la salle de bain. «Je sais pour ici.» Tu sais tout. Depuis combien de temps t’es pas capable de le dire parce qu’à chaque fois que t’ouvres ton agenda tu sais plus quel jour on est. «Qu’on peut pas partir d’ici, qu’on est coincé, qu’on va crever comme des cons.» La fin de phrase est crachée entre tes dents. Elle n’a rien de méchant envers lui, il doit certainement le comprendre, mais t’es si énervé d’être coincé là. T’as perdu la tête au début, lorsque t’étais tout seul, t’avais envie de te taper contre les murs, de foutre le feu, t’as essayé d’ailleurs, ça a jamais vraiment fonctionné. Quelle ironie pour un pompier. «Personne a envie d’être ici. Moi aussi j’ai envie de me tirer. Mais crois moi j’ai essayé. J’ai tailler la route la première fois. J’ai ouvert la porte d’un hôtel situé à 200 bornes d’ici. J’ai ouvert la porte et j’étais face à ces putains de murs vieillots avec un majordome qui pense à nous égorger toutes les nuits.» Tu renifles encore. «Alors je comprends totalement ce que tu es en train de vivre.»

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Jamie Rides


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MessageSujet: Re: welcome to your real world bro | Jamie   Sam 26 Jan - 22:11

WELCOME TO YOUR REAL WORLD BRO

Anton & Jamie  
« Non, je m'en fiche...c'est juste une salle de bain, c'est pas grave. » Qu'il s'empressa de répondre quand Anton sembla déceler son trouble vis-à-vis de leur présence dans la pièce. Bon, il fallait dire qu'il n'était pas particulièrement discret dans ses réactions et son regard devait parler de lui-même et le trahir, ou peut-être qu'il avait clairement laissé entendre qu'il n'aimait pas les salles de bain, ou plutôt les bains. Pour tout dire, il n'était certain de rien du tout, son esprit semblant incapable de reprendre pleinement contact avec la réalité. Il devait pourtant s'efforcer de reprendre contenance, de stopper cette crise de panique. Il ne voulait pas avoir l'air débile, il ne voulait surtout pas que ce type pense qu'il perdait complètement la carte, et accessoirement, il n'avait pas non plus envie de laisser savoir qu'il avait un évident traumatisme lié à la présence de ce bain dans le fond de la pièce. Il en avait marre qu'on le voit comme un gamin brisé qui n'avait qu'à moitié évolué, qui tentait de se tailler une place dans un monde d'adulte tout en étant incapable de se débarrasser des chaines qui le maintenaient à son enfance chaotique. Tout ce qu'il voulait, c'était avoir l'air plus adulte, plus sage, plus brave, plus intelligent peut-être aussi, plus considérable. Et quelque chose lui disait que d'avoir peur d'une salle de bain n'allait certainement pas l'aider à ce niveau. Et ce gars face à lui était clairement un adulte, il en avait l'allure, la carrure, la barbe, le timbre de voix, il n'avait pas l'air d'un chiot effrayé de découvrir qu'il était enfermé dans une cage. Il se devait de maintenir le niveau ou on allait encore le diminuer à n'être rien de plus que le kiddo qu'on tasse sur le côté parce qu'il n'avait pas la crédibilité nécessaire pour être calculé. Et en même temps, il continuait de se demander bien franchement ce qu'il en avait à foutre de l'opinion des autres, au fond?

Et de toute façon, cette crise superficielle s'évapora presque complètement quand Anton claqua des doigts sous son nez, affirmant qu'il savait pour l'endroit. Qu'il savait quoi? Que c'était un putain de traquenard? Crever comme des cons, oui. Voilà ce qui allait advenir d'eux. C'était presque un soulagement, de savoir qu'il n'était pas le seul à avoir compris. Ça voulait forcément dire qu'il n'était pas fou, qu'il n'avait pas halluciné. Ou alors, ça voulait dire qu'il venait simplement de croiser quelqu'un qui était aussi taré que lui. Allez savoir. Jamie resta immobile, l'écoutant avec autant d'attention qu'il le pouvait, le fixant, comme perdu entre deux mondes. Entre l'envie de se mettre la tête dans le sable et continuer de se bercer de l'idée que tout ça n'était que de la fatigue et de la foutaise. Et l'envie d'hocher la tête, d'être d'accord, d'accepter la situation, qu'ils étaient fait comme des rats et qu'ils allaient crever sous la main d'une bande de fantômes rancuniers ou simplement dévoré par un hôtel maléfique. Franchement, qu'est ce qui était le mieux? S'il ne broncha toujours pas, Jamie pouvait néanmoins très bien sentir son palpitant se déchaîner de nouveau dans sa poitrine alors qu'il tournait les informations en boucle dans son esprit, de façon beaucoup trop désordonnée pour y voir clair. « Alors on va juste mourir ici? Je veux pas. » Il secoua la tête pour appuyer son désaccord. « Je sais que j'ai jamais rien foutu de bien de ma vie...mais je mérite pas ça...je mérite pas d'être tué par des fantômes! » Son ton s'éleva, tout comme le débit de ses mots, alors que la panique parvint à nouveau à prendre le dessus sur son bon sens. « C'est nul, tu sais?! Je viens juste de partir de Boston, pour la première fois de ma vie! J'ai 22 ans, dude! Je veux pas être coincé dans un hôtel, je suis trop jeune pour ça! » Puis, en une fraction de secondes, son regard changea de nouveau, passant de cette colère face à l'injustice à un tangible désespoir. « Doit y avoir une façon de partir...c'est obligé. Y'a toujours un moyen, non? »
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Anton Swanson


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MessageSujet: Re: welcome to your real world bro | Jamie   Sam 2 Fév - 20:41

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@Jamie Rides & Anton Swanson
Tu fronces une nouvelle fois les sourcils, la réaction te parait éxagérée. Pourquoi donc a t-il besoin de faire savoir cette horreur qu’est cette salle de bain, ou bien l’horreur dans laquelle il vit dans ce putain d’hôtel. T’es las toi aussi de cette salle de bain, de ces murs trop chargées de photos de gens morts. T’en as marre à chaque pas que tu fais, de chaque horreur que tu vas croiser au détour d’un couloir. T’en a marre de te réveiller chaque matin dans des draps où tu vas vivre jusqu’à la fin de tes jours. T’en as marre de devoir porter le fardeau de la vérité seul. T’en as marre de ceux qui te considèrent fou dans les murs de l’hôtel. T’as envie de tout voir brûler, réduit en cendres. Peut-être qu’avec un peu de chance tu seras sur le paquet, réduit à ne plus avoir à traîner ici sans but, à errer jusqu’à une mort certaine mais longue à venir. «Toutes les pièces de ce batiment vont te faire avoir des sueurs froides de toute manière.» Parce que c’est dans l’air, c’est dans la poussière, dans l’ambiance, ça vient gratter à l’intérieur de ton crâne, au coin de ton oeil. C’est ici, partout, ce malaise ambiant qui donne envie de s’enfermer et de ne plus sortir, qu’on ne comprends lorsque l’on ne sait pas. Mais surtout qu’on ne peut plus éviter une fois que l’on sait. Chaque pas, chaque pensée est criblée par l’idée qu’il y a autre chose. Que ce que l’on fait en avançant ne sert à rien parce qu’on ne peut plus aller bien loin, que chaque pas rapproche d’une mort d’entre ces murs.

Tu as eu cette période au début. Lorsque tout le monde te considérait comme fou, que t’avais qu’une seule envie c’était de gueuler sur tous. Réveillez vous putain, ouvrez les yeux. On est bloquer. On peut plus partir. On va mourir. Tous. Sans savoir pourquoi. Sans avoir de raison. On va mourir. Puisse la terre oublier nos péchés. Parce que ce soir elle ne nous voit par partir. Elle sait que nous disparaissons mais elle se servira de nos cadavres pour ennuyer les vivants. Et toi t’as assister à ça. T’as vu ton monde se briser sous le poids de la réalisation. C’est encore douloureux parfois. Mais maintenant tu cherches, un espoir nouveau dans la poitrine. Tu vas trouver comment sortir. C’est une obligation.

Tu renifles à sa révélation. Est-ce que c’est une question de mérite? Est-ce que tu mérites cette mort toi? T’as sauver des vies, consacrer la tienne à faire ça si tu te souviens bien de ce qu’on te dit. T’es pompier, t’étais pompier, de ceux qui aidait. Alors oui, t’as fais un sacrifice une fois. T’as décidé qu’une personne méritait de mourir. Est-ce que c’était pour ça que tout te tombait dessus? «Je ne pense pas que ce que tu ai fais ou non intéresse l’hôtel.» Tu renifles encore. «Tout revient à ça. Les Hill et leur putain de battisse. Ta vie comme la mienne, ce sont des dommages collatéraux à ce niveau là.» Tu grondes encore à l’idée... «J’suis désolé de t’apprendre le deuil de ta propre vie heu... C’est quoi ton nom?» Tu renifles encore, ricane à sa question. «Crois moi je cherche depuis pas mal de temps. J’ai essayé presque tout. La porte de devant, les autres. Les fenêtres, la terrasse. J’ai tenté de nuit, de jour, du crépuscule.» Tu soupires. «J’ai demandé de l’aide.» Rire gras, triste, transporte une vérité que t’as pas encore osé dire. «J’ai coincé ma famille avec moi dans ce trou.» Tu tousses, te racle la gorge. «Maintenant qu’on est deux on ira plus vite dans les recherches je suppose."

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