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 Here Comes The Rain Again. [Jamie]

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ft. : Luanna Perez


MessageSujet: Here Comes The Rain Again. [Jamie]   Dim 30 Déc - 22:27

Here Comes The Rain Again

Jamie & Jo  
Son pied nu tapotait frénétiquement le sol alors qu’elle se rongeait nerveusement l’ongle du pouce. La nuit était déjà bien avancée, et impossible pour elle de trouver le sommeil. Et ça, ça ne lui ressemblait absolument pas. Un beau lit tout neuf dans la New Wing de l’hotel, avec des draps propres, et une journée chargée dans les pattes ? Il en fallait pas plus pour que Jo s’écroule dans son lit comme une brique sans plus de cérémonie. Point supplémentaires si elle avait profité de l’immense luxe d’avoir une salle de bain avec baignoire. Mais pas ce soir. Quelque chose de néfaste siégeait dans l’atmosphère, et  elle était incapable de savoir pourquoi. Son regard allait sans cesse de sa porte à son vieux smartphone à l’écran défoncé et à la coque qui tenait miraculeusement avec du scotch. L’heure affichait toujours 10 : 02 PM. Mais elle était persuadée que ça faisait bien plus de 30 minutes que c’était le cas. Pourtant le reste fonctionnait. Même son lecteur de musique remplie de chansons piratées à qui mieux-mieux.

Et si c’était que ça, elle pourrait blâmer le vendeur à la sauvette qui lui avait vendu l’appareil d’occasion. Mais les multiples coups qu’elle avait donnés contre le mur n’avait pas diminué les gémissements qui se faisaient entendre depuis le couloir. Ok ce n’était pas vraiment la chose la plus urbaine à faire au milieu de la nuit dans un hôtel, mais depuis qu’on lui avait dit que hurler à quoique ce soit de fermer sa grande gueule était prohibé, elle avait changé de stratégie. Mais rien à faire, il y avait quelque chose dans le couloir, et ça ne voulait pas dégerpir, malgré toute son énergie qu’elle avait pu dépenser. Et elle était incapable de dormir pour la récupérer. Si avec ça, demain matin elle n’envoyait chier personne au bar, elle demanderait personnellement une médaille à Winnifred. Ainsi qu’une augmentation salée.

Mais un quart d’heure plus tard, c’est l’apothéose de son manque de patience. L’oreille collée à la porte et les yeux furieux perclus de cernes, elle est persuadée que les gémissements s’éloignaient. Ce qui lui laissait le champ libre pour quitter sa chambre dans la direction opposée. En temps normal, son esprit lui aurait rationnellement dit que c’était la meilleure façon de courir droit dans encore pire. Mais screw that : elle est fatiguée, remontée, et à la recherche d’un canapé du hall pour pioncer une paire d’heure dans entendre ce son insupportable qui lui rappelait un mélange improbable entre un vieux SDF agonisant, et les ronflements de sa grand-mère.

Poings rageusement serrés dans son pantalon de pyjama et tête basse, elle se rendait d’un pas décidé, quoique rendu un peu zigzaguant avec la fatigue qui pesait, vers la salle des employés pour un somme sur un des canapé, regrettant déjà de ne pas avoir prit un oreiller avec elle. Mais ça restait tout de même largement plus confortable que tous les squats nauséabonds dans lesquels elle avait pu trouver refuge au fil des années en dehors de ces murs hantés.

C’est qu’un peu trop tard qu’elle finit par entendre du grabuge dans ce qu’elle reconnut aisément comme étant le bureau de Sanders. Elle fit volte-face immédiatement, bien prête à aller se plaindre au gourou en chef et peau de vache de service -quoiqu’étrangement le meilleur patron qu’elle eut jamais eu- des bruits divers et variés qui l’empêche de dormir en paix. Quoiqu’il puisse en avoir quelque chose à cirer. Mais elle était d’humeur à râler sur quelqu’un, et on lui avait interdit de hurler à l’étage.

Sauf qu’en place et lieu d’un vieux cul-pincé, il y avait précisément la personne qu’elle avait tenté d’esquiver –avec la grâce d’un balais brosse certain ajouterons- depuis son arrivée à l’hôtel. Elle aurait sincèrement espérée que jamais leur regard ne se croise, mais c’était déjà trop tard. Une interminable seconde de gêne plus tard, elle était bien partie pour faire à nouveau demi-tour pour ne pas avoir à ouvrir la bouche face à Jamie, et se ridiculiser ainsi d’avantage, mais au moment où elle était prête à quitter la pièce, la porte lui claqua violemment au nez, et elle aurait pu jurer que c’était dans l’espoir que son crâne se trouve au milieu et finisse fracassé.

« HEY ! » s’insurgea-t-elle avant de sauter sur la poignée avec la ferme intention de sortir d’ici. Poignée qui ne bougea pas, quand même bien elle tapota la porte avec ses poings qui avaient filés moult œil au beurre-noir. « Bordel Sanders, c’est vraiment une blague de merde ! Ouvres ! OUVRES ! »

Dernier coup de poing rageur, qui acheva de lui écorcher les phalanges, et elle se tourna, de mauvaise foi vers Jamie Rides. Son ex. Vaguement son ex, précisément. Une main contre la porte, l’autre sur sa hanche, elle essaya de prendre une pause vaguement casual, sans chercher à comprendre ce qu’il pouvait faire dans cet endroit – sa vie, ses affaires, et elle n’allait pas le blâmer à gérer sa vie comme il le voulait-

« T’as trouvé un pied-de-biche ici ? »

Probablement ce qu’on rêve tous de dire après des années sans s’adresser la parole.
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ft. : KJ Apa


MessageSujet: Re: Here Comes The Rain Again. [Jamie]   Lun 31 Déc - 11:43

HERE COMES THE RAIN AGAIN

Jo & Jamie  
Il n'allait visiblement pas quitter le manoir et si l'idée d'être, en quelque sorte, prisonnier était particulièrement oppressante, il n'essayait pas outre mesure d'en changer. Il fallait dire que ça ne le changeait pas tellement de ses habitudes, il avait toujours été prisonnier de quelque chose ou de quelqu'un, il n'avait jamais été bien, jamais été libre et finalement, cet endroit n'était qu'un étrange reflet de son existence. Puis de toute façon, il n'avait pas d'argent, pas de destination, personne à aller rejoindre, aucun projet. Quelle urgence de partir de cet endroit qui allait visiblement accepter de le loger gratuitement? Bon certes, il y avait les fantômes, Helen aussi, elle aurait été suffisante, à elle seule, de le convaincre de fuir jusqu'en Chine s'il le fallait, mais ce n'était pas vraiment une option possible. Ainsi, tout ce qu'il pouvait faire, du moins tenter de faire, c'était d'ignorer, de penser à autre chose, concentrer son attention sur tout ce qui lui permettrait de se distraire, de berner son propre esprit et l'empêcher de se mettre à réfléchir, ressasser et paniquer. Le hic, c'était qu'il était justement particulièrement difficile de se distraire dans ce vieux manoir. Le jour, mais encore plus la nuit. Dormir aurait été une option intéressante et qu'il désirait désespéramment, mais il devait se rendre à l'évidence; Morphée n'aimait pas sa sale gueule de roux et n'avait pas la moindre intention de l’accueillir. Qu'il aille se faire foutre que pensa Jamie quand il finit par s'arracher de son lit, rageusement, pour enfiler vite fait son jean déchiré et une vieille chemise qui, tous deux, menaçaient de rendre l'âme sous l'usure. Des vêtements, il aurait grand besoin de vêtement. Sauf que c'était un peu difficile de faire su shopping sans argent et sans liberté de quitter un endroit, non? Additionné au fait qu'il était trop entêté pour se résigner à demander à quelqu'un de lui en prêter. Ne prenant pas la peine d'enfiler ses sneakers, il sortit de la chambre et traça le couloir pour descendre jusqu'au rez-de-chaussée, priant quand même intérieurement de ne croiser aucune entité maléfique, morte ou vivante. Surtout pas Winnifred, qui lui filait littéralement la chair de poule. Il pensait d'ailleurs à ce dernier puisque c'était justement vers son bureau qu'il se dirigea. Il voulait lui parler, et priait pour qu'il ne soit pas présent. Logiquement.

À son plus grand bonheur, quand il poussa la porte du bureau, qui n'était surprenant pas fermée à clé, le vieux cauchemar à chapeau ne s'y trouvait pas. Jamie hésita quelques secondes, puis se faufila à l'intérieur, jusqu'au bureau. Lâchement, il se laissa choir sur la grande chaise avant de tirer sur le petit cordon qui allumait la lampe. Avec la curiosité d'un enfant découvrant une pièce inconnue, il observa ce qui se retrouva éclairé par la lumière, tirant sur un tiroir pour récupérer un stylo et une feuille de papier. Apparemment, il était permis de faire des plaintes et il en avait justement une à formuler, plusieurs à vrai dire, mais il allait commencer par une, question de ne pas se faire mettre à la porte. Il s'y appliqua donc, terminant la tâche en allant déposer le papier dans la fameuse boite aux plaintes. Quitter la pièce en vitesse aurait probablement été la meilleure chose à faire suite à cette intrusion, mais le rouquin se laissa gagner par la curiosité et pivota plutôt pour aller fouiller le bureau. Si cet hôtel avait des secrets, c'était certainement dans ce bureau qu'il allait les trouver. Ainsi, Jamie entreprit d'ouvrir les tiroirs, d'observer ce qui se trouvait sur les étagères, du moins, jusqu'à ce qu'il accroche un étrange bidule décoratif qui chuta vers le sol. Il tenta évidemment quelques gesticulations désespérées pour essayer de le rattraper, mais l'objet s'écrasa tout de même bruyamment. « Shit » qu'il lâcha avant de relever brusquement le nez quand quelqu'un entra dans la pièce. Pas Winnifred -heureusement- mais Jo -malheureusement-. Jamie se figea, la dévisageant quelques instants. Il s’apprêtait d'ailleurs à bêtement lui demander si elle voulait quelque chose, mais la porte claqua derrière la jeune femme, le faisant sursauter par la même occasion. Jo sembla bien incapable d'ouvrir le battant et Jamie fronça les sourcils. Est-ce qu'elle était en train de dire qu'il était coincé dans le bureau du majordome, avec elle en plus? Comment diable il allait faire pour continuer de faire semblant de ne pas la connaitre maintenant? « T’as trouvé un pied-de-biche ici ? » Silence. Jamie parcouru la pièce du regard avant de la dévisager de nouveau. « C'est un bureau, pas un garage. » Obviously. Dans sa réponse, il poussa sur le tiroir du classeur qu'il avait ouvert, ce dernier se refermant plus brusquement qu'il s'y attendait, faisant tomber le reste des antiquités qui se trouvaient sur le dessus. Jamie grimaça légèrement sous le bruit, mais ne broncha pas, se prenant plutôt d'un air exagérément confiant. « Je crois pas que tu devrais être là, c'est pas la salle des employés. » Il hocha la tête à ses propres mots, avant de fourrer les mains dans les poches de son jean, balançant légèrement sur ses pieds. Qu'elle arrête les frais, la porte ne pouvait pas s'être verrouillée seule, non? « Tu devrais partir. »
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MessageSujet: Re: Here Comes The Rain Again. [Jamie]   Lun 31 Déc - 17:29

Here Comes The Rain Again

Jamie & Jo  
Merveilleux. Brillant. Vraiment brillant. Ils avaient vraiment pas l’air malins, à se regarder en chien de faïence, comme une paire d’idiots, ou de chaussettes mal assortis. Pour être honnête, Jo s’était demandé, les rares fois ou elle l’avait croisé à Hill House, si Jamie ne l’avait pas reconnu, voir même oublié, et elle n’avait pas vraiment fait d’effort à se rappeler à son bon souvenir, préférant plonger derrière le bar plutôt que de croiser son regard une nano seconde. Mais dans le bref instant de flottement entre eux, elle en était certaine : il savait qui elle était, et il avait eu la même idée qu’elle : jouer au parfait abruti. Et pas qu’elle s’en plaigne, au contraire. C’était assez gênant comme ça.

Encore plus gênant que de se retrouver en pyjama devant lui, ça, ça va. Elle pouvait gérer. Il avait vu largement plus, même si son débardeur laissait peu de place à l’imagination. Pas sa faute si elle n’était pas frileuse, et il y avait toujours eu le chauffage dans la salle des employés. Dans ce bureau, c’était autre chose par contre. Elle roula des yeux à sa réponse sur l’absence de pied-de-biche dans le bureau, qui sait ce que Winnifred peut garder dans cet endroit de toute façon. Elle grimaça cependant de concert avec lui quand elle vit les différents bibelots inutiles s’effondrer ambiance château de cartes dans un courant d’air. Les bibelots c’est bien une lubie de riches ça. Ils ne pouvaient pas vivre dans un endroit simple sans 15 milles trucs qui menacent de se casser la gueule ? Jo avait toujours eu une aversion des endroits confinés remplis ras la gueule de truc divers et variés qui ne servent à rien. Des réminiscences de vivre avec une grand-mère qui  souffre d’un léger syndrome de Diogène.

Pas vraiment leurré par l’attitude confiante qu’il afficha, elle insista un peu plus sur la poignée dans l’espoir qu’elle s’ouvre par magie et que le cauchemar s’arrête, mais elle soupira et appuya une nouvelle fois sur le battant. « Je serai ravie de partir, mais cette merde s’est fermée derrière moi et maintenant elle s’ouvre pas ! »

Elle agrémenta sa réplique en donnant de sévères coup d’épaule sur la porte, mais rien n’y fait, elle ne s’ouvre plus. Bien qu’ayant parfaitement conscience qu’il y avait peut-être plus que des courants d’air qui faisaient n’importe quoi dans cette putain de baraque, elle n’évoqua en rien le sujet devant lui, parce que c’était une chose d’avoir l’air conne, c’était une autre d’avoir l’air folle. Et Jo savait très bien la différence.

Elle grogna un peu plus en essayant une nouvelle fois d’ouvrir la poignée avec la force du désespoir, mais son expression changea quand la sensation d’appuyer dans le vide sur le battant mua pour qu’elle sente très bien que quelqu’un tenait la poignée de l’autre côté, l’empêchant même de bouger.

Retirant vivement sa main comme si la poignée lui brûlait la peau, avec un halètement sonore, elle reprit rapidement son expression furieuse pour frapper un bon coup sur le bois de la porte avec ses deux points.

« Winnifred ! Bordel, je sais que c’est toi ! Allez, sois pas vache, ouvres ! Ok j’ai compris, c’est parce que je t’appelle pas M’sieur Sanders c’est ça ? J’le fais maintenant ! Hey, J’peux même vous vouvoyez si vous voulez ! Faites pas l’con lààààà!... »


Dernier coup de pied rageur sur la porte et elle recule de quelques pas, définitivement enfermée ici. Deux mains sur les hanches, le souffle court, elle regarda à peu près partout dans la pièce, juste pour éviter de croiser le regard de Jamie, mais fut bien obligée de le fixer à nouveau, elle haussa les épaules pour faire lourdement retomber ses bras sur ses hanches, dans une pathétique intention de gagner quelques précieuses secondes le temps de savoir quoi dire.

« Je ne sais pas ce que tu cherches ici… »
Elle chercha vaguement ses mots avant de fixer la porte désormais verrouillée, lui indiquant qu’il était le bienvenue d’essayer à son tour par la même occasion. « … mais j’espère que ça vaut le coup, vu la tuile… »

Elle aurait bien ajouté que même dans leurs pires casses et trafics, ils étaient pas tombés sur une galère pareille. Mais déjà, elle se refusait d’évoquer le passé pour le moment, parce que la situation était assez gênante comme ça... mais en plus si on oublie le fait qu’il y a très probablement des fantômes qui jouent à cache-cache dans la maison, ils sont juste bêtement enfermés dans le bureau du boss d’un charmant hôtel de bourgade. Et franchement, dis comme ça, ils se sont connus plus Gangsta.

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MessageSujet: Re: Here Comes The Rain Again. [Jamie]   Sam 5 Jan - 11:58

HERE COMES THE RAIN AGAIN

Jo & Jamie  
Si elle tentait de le mener en bateau en lui faisant croire que la porte ne s'ouvrait plus, elle y mettait vraiment plus de cœur que nécessaire. C'était ce qu'en pensa le rouquin, toujours bêtement sur place, à observer la jeune femme pester et se battre contre la porte qui n'avait pas l'air de vouloir bouger. Son regard noisette la dévisageant quelque part entre le désarrois et la perplexité.  Oh il aurait très certainement pu se rendre utile, il avait des muscles, si la porte était coincé, il aurait pu s'en servir pour tenter de la forcer, mais à dire vrai, ça ne lui traversait même pas l'esprit. À croire qu'il commençait réellement à perdre des cases depuis qu'il était dans cet endroit, et le simple fait d'avoir cru une bonne idée. de venir dans le bureau du terrifiant majordome, en était la preuve. Et pourquoi finalement? Pour se plaindre? Pour trouver des réponses à des questions qu'il n'était pas certain d'avoir? Par curiosité? Lui qui n'avait pourtant jamais été très curieux de nature, sachant très bien comment la curiosité se terminait en générale; mal. Pour lui, en tout cas. En vrai, l'idée d'être enfermé devrait le faire paniquer beaucoup plus que ça, il avait de très mauvais souvenirs des portes closes et ça avait normalement tendance à le faire dérailler très vite, mais étrangement, ça ne semblait pas atteindre ses nerfs, ou du moins qu'en surface. Ce n'était, en fait, pas tant le fait d'être enfermé, mais plutôt la présence de Jo qui le stressait. Parce que si la jeune femme occupait cet instant de malaise en tentant de vaincre la porte, lui il cherchait désespéramment la solution à un problème beaucoup plus abstrait, à savoir ce qu'il devait dire ou faire, à l'attitude qu'il devait adopter pour la berner. Il était hors de question de laisser voir qu'elle l'avait connu minable et qu'il était encore bien minable après tout ce temps. Qu'il n'avait pas évolué, qu'il n'était pas devenu plus cool, plus assuré et plus digne. Il ne voulait pas être encore et toujours ce pauvre gamin perdu et perturbé. Il devait lui laisser croire qu'il était devenu un homme et qu'il avait fait quelque chose de sa vie. Ceci dit, c'était plutôt mal barré, entre son apparence délabré, vestige de vêtements, cheveux en bataille et son attitude qui transpirait tout le contraire de ce qu'il voulait laisser croire. À quoi bon? Il n'avait jamais eu la moindre stabilité et ce n'était pas demain la veille où il allait en trouver.

Quand Jo acheva de lutter contre la porte et lui fit signe de tenter sa chance, il finit par s'avancer. « C'est surement pas Winnifred qui nous empêche de sortir, il aurait pas de raison de nous garder enfermé dans son bureau. » Qu'il commença, tentant de se donner l'air assuré.  « Il nous aurait sorti à coups de bâton, ouais...» qu'il poursuivit en mettant finalement la main sur la poignée pour tenter d'ouvrir, à son tour, le battant. Poignée qui refusa évidemment de tourner, comme si une force la maintenait bel et bien de l'autre côté. Jamie força encore un peu avant de la lâcher prestement, reportant son regard sur Jo, tout en exagérant son détachement face à la situation. « C'est surement juste le mécanisme qui est coincé...elles déconnent tout le temps les portes dans ce trou pourri. » Il n'allait certainement pas évoquer les fantômes, même si la pensée lui traversa assurément l'esprit. Après quelques secondes d'effort, il décrocha rapidement son regard du sien pour pivoter et revenir près du bureau, se penchant pour ramasser les bibelots et tenter de les remettre comme ils étaient avant. « Je cherchais rien, je suis là parce que je voulais parler à Winnifred, pour...» Il marqua un temps de silence, son regard mitigé fixé sur les étranges objets antiques. Une distraction volontaire qu'il utilisa dans l'espoir de trouver quelque chose d'intelligent à dire. Qu'est-ce qu'un gars mature et responsable viendrait faire dans le bureau du responsable d'un hôtel? «...tu sais...juste pour...faire des suggestions sur le service...» Voilà qui faisait bien sérieux, non? Bon, la nuit n'était certainement pas le moment propice pour une rencontre de ce genre, mais ce n'était qu'un détail.  
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