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 Like a blood moon burning underneath the sun • JAMIE

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Sebastian Quispe


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ft. : Francisco Lachowski


MessageSujet: Like a blood moon burning underneath the sun • JAMIE   Dim 23 Déc - 23:03

Like a blood moon burning underneath the sun

While you sleep away your days I
live in a black and white shades.


Ses pas sont lourds alors qu'il martèle le sol de ses pieds engourdis. Ses jambes picotent au moindre mouvement et le tiraillent à chaque impulsion qu'il prend pour s'élancer. Tête baissée, il scrute la terre qu'il foule en silence, se perdant même dans ses pensées. Ses poings sont soigneusement repliés, dans les poches de son hoodie afin de les garder à l'abris. Il commence à pleuvoir, un temps peu clément s'annonçant sans préavis. Sebastian soupire tristement et laisse inconsciemment l'un de ses doigts érafler la pierre de son briquet. Sa phalange s'enroulant autour de la texture lisse du contenant coloré par un dessin plastifié pour avoir une meilleure prise sur l'objet. Il n'a pas récupéré son zippo depuis bien des années, croit même l'avoir perdu durant ses escapades échafaudées en pleine nuitée. Cet objet symbolique est empreint d'un souvenir qu'il ne peut oublier. Le visage, souriant, de son frère, Adrian. Alors qu'il le lui tend. Il venait tout juste d'avoir dix-sept ans. Des années plus tard, son frère est mort, et lui parcourt encore les chemins offerts à sa vie sans y accorder de l'importance. L'ironie. Capuche en tissu rabattue sur le haut de son crâne, il serre les dents en entendant des gens marcher non loin de lui. Les échos de leurs voix lui parviennent mais il tente de les occulter, préférant oublier le monde qui l'entoure. C'est plus aisé pour lui, de tout évincer. De faire comme si. Le temps qu'il finisse vraiment par oublier, et par passer à autre chose. Mais il y a des aspects qu'il n'arrive pas à écarter. Quand bien même il le souhaite, et parfois à son plus grand regret. Perdu dans ses pensées, un air absent imprégné sur ses traits étirés, il remarque à peine qu'il est presque arrivé devant les portes menant à l'arrière de l'hôtel. C'est pourtant d'un mouvement mécanique et hachuré, qu'il se fraye un passage jusqu'à l'ouverture tout juste créée. Pour rentrer en ces lieux hantés qui lui bousillent sa vie presque autant que ses propres pensées. Ses cauchemars ont pris vie, dans sa chambre, en pleine nuit. Il se rappelle le visage émacié et tuméfié, flou sous les coups donnés et les entailles creusées, de son frère. Les détails de ses traits imprégnés à l'arrière de ses paupières fermées tandis qu'il essayait d'oublier ces images semblant trop réelles. La même horreur se jouant des nuits durant, ses tourments n'en devenant que plus déments. Il a sombré, par bien des moments. N'a plus l'impression d'être vraiment lui avec tout ce chaos. L'a-t-il seulement jamais été ?

Il erre dans les pièces qui lui semblent vides, dénuées de tout. De sens, de vie, de couleur, de douleur. Il n'y a rien ici, en vérité. Que des âmes brisées et des esprits fracturés. La souffrance hante ces lieux plus que n'importe quelle autre entité, et ça il a fini par le réaliser. Les illusions se sont multipliées, l'abandonnant à son propre sort devant leur impétuosité. Entre ce qui est vraiment arrivé, et ce qu'il a halluciné, il ne sait trop que penser. La réalité s'effrite, sous l'assaut de miroirs déformés et de mirages ondulés. Le baignant dans cette précarité, tandis qu'il s'y noie de plus en plus, à chaque nouvelle difformité. Sebastian déambule dans le couloir, prêt à grimper les escaliers mais fait inconsciemment un détour plus loin dans l'obscurité. La même aile, toujours, mais pas le même niveau. Il s'aventure, en soupirant, prétend passer par ici pour aller voir si quelqu'un n'est pas dans le coin. Il s'arrête devant la porte de la salle réservée aux employés, va pour toquer, mais rabaisse la main et s'éloigne en soupirant. Il n'a pas la foi. Pas l'envie de vérifier qu'elle est bien là. Après tout, s'il croise Jack, il sait qu'il va devoir s'exprimer, et il n'a pas du tout envie de parler aujourd'hui. Le péruvien s'élance alors dans la direction opposée pour retrouver le confort de sa chambrée, mais un bruit le tire de ses pensées. Une ombre, qu'il ne connaît que trop bien, rôdant proche quelqu'un. Caleb... Les contours de sa silhouette décharnée et désincarnée ne sont plus que des fragments qu'il laisse derrière-lui. Des morceaux de son identité, des tessons familiers que Sebastian ramasse en son esprit. L'autre s'élève et effleure la peau de la personne poursuivie, un air menaçant ancré sur son visage éthéré. L'abstrait de ses intentions ébranlent le péruvien qui s'élance en une impulsion. « NON ! » Le cri désespéré s'échappe d'entre ses lèvres alors qu'il suit sans réfléchir les marques laissées par cet homme qu'il a tué. Tout autour de lui est flou, silencieux, alors que le sang cogne à ses tempes et qu'un bourdonnement statique résonne contre ses tympans. Il s'approche instinctivement, perçois des tâches de couleur dans son champ de vision qu'il reconnaît sans se l'avouer. Et enfin, il agrippe le poignet de cet homme qu'il a abandonné par le passé, l'entraînant avec lui, à sa suite, vers la première pièce libre trouvée. Une salle plongée dans le noir, au sein de laquelle il pousse son feu ami. Juste après avoir ouvert la porte, et s'y être engouffré, il relâche enfin sa prise ferme et crispée. Libérant l'autre et lui-même, en claquant la porte derrière lui. Se plaquant au mur tel un dément tourmenté. N'osant plus respirer.

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Jamie Rides


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MessageSujet: Re: Like a blood moon burning underneath the sun • JAMIE   Mer 26 Déc - 11:32

Like a blood moon burning
underneath the sun

Sebastian & Jamie  
La réalité commençait à se mettre brutalement en place dans son esprit, comme une équation bien rodée à laquelle on finit par trouver une solution. C'était plein de choses, plein de détails auxquels il n'avait pas spécialement porté attention, mais qui devenait une évidence quand il les mettait les uns à la suite des autres. Cet endroit, ce n'était pas un hôtel, c'était une prison, une station finale. Et il était venu droit dans le piège sans même se douter qu'il était en train de commettre une bêtise supplémentaire. Ce n'était pas un rêve, il voulait partir, il avait essayé de partir et pourtant il arpentait toujours les couloirs du manoir avec l'impression que ça n'allait pas s'arrêter. Il n'allait plus en sortir et même s'il préférait s'imaginer que c'était impossible, que ce n'était que l'angoisse qui parlait, il ne pouvait ignorer les évidences. Les comportements erratiques de certains clients, le fait que les gens qu'il avait croisé au début étaient tous encore là. Personne ne restait jamais bien longtemps dans un hôtel, ça n'avait aucun sens. Il aurait bien voulu maudire son manque de curiosité, se disant que s'il s'était posé quelques questions en venant ici, s'il avait au minimum prit le temps de lire la brochure, il aurait passé son chemin, jamais il n'aurait volontairement mit les pieds dans un endroit ayant la réputation d'être hanté. Et pourtant, s'il savait avec certitude qu'une part de lui était en panique, il n'avait pas l'impression d'être en train de paniquer, ou du moins, certainement pas autant qu'il le devrait. Il se contentait de rester, une nuit de plus, un jour de plus, même s'il voyait le temps changer à l'extérieur, la saison avancer, c'était comme si tout était altéré, comme s'il était incapable de prendre pleinement conscience du temps qui passait. Hill House était un peu comme une drogue, un anesthésiant, qui s'insinuait dans sa chair et dans son esprit. Il voulait partir, mais n'essayait pas assez. Il avait peur, mais ne paniquait pas assez. Étrangement, la seule chose qui semblait le garder connecté à la réalité, qui continuait d'alimenter son mal-être, c'était Helen. Il la craignait bien plus qu'il ne pouvait craindre cet endroit et il savait désormais qu'elle était revenue. C'était donc à l'occulter elle, qu'il concentrait toute son énergie, croyant que s'il pouvait l'ignorer assez fort et assez longtemps, elle finirait par perdre de son emprise. Ou du moins, il parvenait à se convaincre qu'il y croyait, car au fond de lui, au fond de ses tripes, il savait que ce n'était que de la foutaise. Il n'avait aucune force face à elle. Elle était un cancer et elle s'était déjà immiscée dans chacune de ses cellules. Elle contrôlait son existence, même quand elle n'était pas là, même quand il ne pouvait pas voir son fantôme, elle était dans sa tête, dans son reflet, dans tout ce qu'il était et faisait. Et ça le rendait malade, Jamie, de réaliser qu'il était si faible, qu'elle avait gagné. Il l'avait tué, et elle gagnait quand même.

Brouillard obscur de pensées dans lequel il était plongé, avançant en automate dans le couloir de la nouvelle aile. Il se sentait plus vulnérable que jamais, écrasé, avalé. Il avait l'impression de baigner dans le néant, d'être complètement déconnecté, et s'il ne savait pas si bien qu'il ne touchait plus du tout aux drogues dures, il aurait aisément pensé qu'il était complètement défoncé. C'était l'impression qu'il avait, d'être shooté à quelque chose d'horriblement mauvais, que rien de ce qui l'entourait n'était tangible, ni même réel. « NON ! » Le cri résonna dans sa tête, alors que tout sembla se remettre en place autour de lui, les murs, les couleurs, le sol sous ses pieds, tout se reconstruit en quelques secondes, lui laissant presque l'impression d'émerger d'un coma. Sebastian? Il s'apprêta à se retourner, le chercher du regard, mais n'eut le temps que d'ébaucher son mouvement qu'on lui agrippa le poignet, un contact précipité qui fini de le reconnecter à la réalité. Jamie ne s'opposa pas, suivit le brun jusque dans dans cette pièce où il le poussa. Son regard surpris s'était rapidement refermé, alors qu'il fronça les sourcils, clignant des yeux pour s'habituer à la noirceur dans laquelle ils furent plongé quand la porte claqua. Jamie pouvait presque entendre son propre cœur battre, redoublant de rythme, alors que la peur menaçait de prendre le contrôle. Il conserva un instant de silence, immobile, comme s'il craignait que le moindre mouvement attire l'attention d'un monstre caché dans l'ombre de cette pièce dont il ignorait l'identité. Quelques secondes pendant lesquelles il se força, s'obligea, à relativiser. Il n'avait pas peur du noir, il n'avait pas de raison de paniquer. Se solidifiant précairement sur cette conclusion, il parvint finalement à articuler « What the fuck, Sebe! Pourquoi on est là? » Une pièce, un placard? Il fit quelques pas pour s'approcher du mur et de Sebastian. « Y'a une lumière au moins? Ouvres la porte...» Si c'était une sorte de mauvaise blague, ça n'avait rien d'amusant, ce manoir était déjà assez flippant comme ça, inutile d'aller s'enfermer quelque part. « C'est pas drôle. » 
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Sebastian Quispe


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MessageSujet: Re: Like a blood moon burning underneath the sun • JAMIE   Mar 8 Jan - 18:45

Like a blood moon burning underneath the sun

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Le temps semble s'étendre, ralentir à n'en plus finir. S'écoulant sans pour autant avancer, alors que son sang cogne à ses tempes échauffées. Un bourdonnement résonne à ses tympans, tandis qu'un écho statique s'imprègne en son esprit à la dérive. Il ferme les yeux, écrase ses paupières par la simple force de sa peur qui l'empoigne. Ses muscles sont tendus et il se crispe de plus en plus, ses phalanges blanchissant sous l'assaut de la pression exercée par ses doigts sur ses paumes endolories. Ses ongles raclent sa peau, à présent éraflée, et il sent la douleur le picoter. Le tirailler tandis qu'il s'épanche en cet instant, laissant l'agonie le transcender à mesure qu'il repense à cette ombre au dessus de son ancien ami. La silhouette déchiquetée et rongée par l'acide de Caleb, flottant alentour de Jamie. Cauchemar éveillé qui l'empoigne encore et encore, le faisant plonger en ses propres souvenirs. Mémoire rafraîchie qui lui renvoie en miroir ces moments désolants et affolants. Il panique, crispe sa mâchoire serrée, et se mord la langue pour ne pas hurler. Son poing vient percuter le mur derrière lui en un mouvement effréné et erratique, tel un réflexe incontrôlé. Il percute la texture avec force, l'impact faisant trembler ses muscles, sa main tressautant contre la surface quelques secondes à peine. Sebastian sent son torse se comprimer, ses poumons contractés lui arrachant une légère plainte qu'il retient difficilement. Expirant alors sa souffrance au travers d'un grognement affaibli, le péruvien laisse s'échapper une exclamation sensiblement silencieuse, avant de pincer les lèvres. La douleur lancinante lui tiraille ce creux entre ses côtes alors qu'il se redresse légèrement, s'accolant pourtant encore contre le mur. Dénouant ses doigts, il les laisse effleurer la texture derrière lui, s'y raccrochant telle une ancre en pleine mer déchaînée. Et pourtant, sous la pulpe de son épiderme, il n'y a plus rien de tel qu'une porte qui n'a jamais été là où elle aurait dû être. Sebastian rouvre les paupières, affolé. Entrouvrant les lèvres, soupirant une exclamation étouffée, il cherche à tâtons la porte qu'il vient à peine de fermer. Sa respiration devient erratique, son souffle hachuré, tandis que du bout de ses doigts, il perçoit la texture du mur et non plus de ce qu'il souhaite trouver.

Un écho lointain lui parvient, qu'il identifie distraitement comme étant la voix de Jamie, mais qu'il a du mal à vraiment écouter. Perdu dans ses propres pensées paniquées, il se retourne prestement, palpant le mur de ses paumes pour chercher le chambranle ou la poignée. Le bruit de ses mains contre la surface vrille ses tympans mais il n'y fait pas attention, concentré sur sa nouvelle tâche assignée. Non non non... Derrière lui, Jamie se rapproche, et le brun ressent sa présence juste là. Sa proximité lui faisant dévaler un frisson glacé le long de sa colonne vertébrale. La chaleur précaire qu'il dégage et qui émane de lui caresse tristement le haut de son dos et ses épaules tendues. Merde ! Sebastian se mord les lèvres en entendant son ami lui demander d'ouvrir la porte. Y a même pas de lumière, bordel. Ses épaules s'affaissent et son front s'appose contre le mur, tandis qu'il expire au travers de ses lèvres closes, ravalant difficilement sa salive. Au moins Caleb ne nous a pas suivis. Sa gorge enserrée  lui fait mal et il ne peut exprimer ce qui pèse sur lui en cet instant présent. Seulement respirer difficilement et bruyamment, laissant échapper la lourdeur de ses ressentis à chaque saccades employées. Il se mord plus fermement les lèvres quand son ancien ami s'étend sur le fait qu'il ne trouve pas la situation amusante. Un pincement l'éprend dans ce vide en sa cage thoracique alors qu'il ferme les paupières à nouveau. « Y a plus rien... » Ses paroles s'estompent alentour, n'ayant même pas le temps de s'élever. Un murmure prononcé, du bout des lèvres, un simple souffle mourant, agonisant. « La porte est plus là. » Une expiration imprégnée par un air défaitiste s'élève alentour, s’essoufflant à peine quelques secondes plus tard. La fatalité s'écrase sur lui, telle l'épée de Damoclès alors qu'il réalise qu'il est coincé. Ici. Avec lui. « On peut pas sortir, Jamie. » Ses mains s'élèvent à nouveau, ses poings se contractant tandis qu'il les repose abruptement sur ce mur qu'il ne peut même pas voir du fait de l'absence de lumière. Fait chier! Sebastian se retourne à nouveau, parcourt la pièce en quelques enjambées jusqu'à rencontrer un nouvel obstacle. Putain... Il rage silencieusement et soupire bruyamment en se tournant encore, laissant son dos cogner la texture derrière et contre lui. Se laissant glisser le long de la surface, jusqu'à s'accroupir, s'asseoir à même le sol. Repliant ses jambes contre lui jusqu'à s’emmitoufler dans son propre corps. Sa tête sur les genoux, les bras croisés autour de lui-même comme pour se conforter dans le vide, le néant. L'obscurité imprègne chaque recoin de la pièce, et il ne peut rien discerner dans la pénombre ambiante. Les ténèbres s'insinuent dans cette salle au cœur de laquelle il se retrouve piégé. Prisonnier de cette cage, au sens propre comme au sens figuré. Son esprit en ébullition se meurt dans le silence qui règne tout autour de lui. Seule la respiration de Jamie lui permet de se raccrocher à quelque chose proche de la sanité. Mais il sait pertinemment qu'au bout d'un moment, il va finir par s'écrouler. En sa présence ou en solitaire une fois sorti d'ici par un quelconque moyen, il ne saurait le dire. Mais c'est quelque chose dont il est sûr, qu'il est certain de voir arriver. Une vérité ancrée en lui. Un mirage de la réalité.

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Jamie Rides


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MessageSujet: Re: Like a blood moon burning underneath the sun • JAMIE   Sam 26 Jan - 9:35

Like a blood moon burning
underneath the sun

Sebastian & Jamie  
Il attend, espère presque un rire de la part de Sebastian. Un ricanement lui suffirait même. Sauf que le brun ne semblait pas partager la même urgence que lui à sortir de cette pièce sombre. Du moins, c'est ce qu'il en conclu quand il ne vit pas la porte s'ouvrir aussitôt. Une pointe de colère grimpa en lui, presque un réflexe ou peut-être une distraction pour s'éloigner de la fatalité qui s’imposait mais qu'il refusait d'assimiler. Pendant un instant, Jamie eut envie de lui cracher que c'était vraiment débile, que si c'était la seule technique qu'il avait pour essayer de se faire pardonner, il était complètement à côté de la plaque. Il eut envie de lui reprocher sa présence dans cette pièce, tout autant que sa présence dans cet hôtel maudit, envie de lui reprocher la succession d'emmerdes qu'il avait vécu suite à cette nuit où il s'était volatilisé. Ce serait facile et ce serait probablement un réel soulagement, de tout mettre sur les épaules d'un autre, de se décharger de tous les blâmes, de dire que rien de ce qu'il avait vécu, rien de ce qu'il était devenu, n'était de son ressort. Que c'était la faute de tout le monde sauf lui, de ses incapables de parents, de ces crétins des services sociaux, d'Helen, de Sebe, de tous les autres. Pendant un instant, il y pensa, oui, à décharger sa colère contre Sebastian, une fois de plus. Il n'en fit pourtant rien, car cette colère se dissipa tout aussi vite qu'elle était venue, en même temps que Sebastian déclara qu'il n'y avait plus de porte. Évidemment qu'il n'y avait plus de porte. Il la verrait sinon, même dans le noir. Il y aurait certainement un peu de lumière qu'il filtrerait quelque part. Et pourquoi diable il y aurait une porte de toute façon, hein? Se retrouver enfermé dans une pièce sans aucune porte, c'était carrément du level de sa malchance habituelle, alors pourquoi c'en aurait été autrement? Si ça se trouvait, c'était de sa faute à lui, lui et sa poisse légendaire. Et c'était Sebastian qui mériterait le droit de lui faire des reproches. Et pourtant, le brun ne fit plus que d'articuler la vérité de la situation, ils ne pouvaient pas sortir. Ils étaient coincés dans cette pièce et Jamie détestait particulièrement le concept d'être enfermé. Il n'allait certainement pas se résigner aussi facilement.

« On peut sortir si on est entré...»
C'était la logique même, et il préférait faire abstraction du fait que Hill House ne semblait pas faire dans la logique. Prenant une inspiration pour tenter de dissiper l'angoisse qui le maintenait presque immobile, il leva les mains et fit quelques pas, jusqu'à toucher la surface du mur. Un mur qu'il entreprit de suivre la course en y glissant ses paumes pour tenter de repérer une porte ou une ouverture quelconque. Peut-être que la pièce ne s'ouvrait que de l'extérieur, mais il y aurait forcement des fentes quelques part, qui permettraient une ouverture. Il avança ainsi, craignant de butter sur quelque chose ou pire, de tomber sur quelqu'un qui ne devrait pas être là, pour finalement constater que la pièce semblait cruellement vide. Aucun meuble? Aucun cadre? Et surtout...aucune porte? Tout comme il n'avait pas non plus trouvé d'interrupteur pour allumer une salvatrice lumière. « Fait chier...» Qu'il souffla avant de se baisser pour entreprendre de vérifier le plancher aussi, se déplacement à quatre pattes au sol dans l'espoir d'y trouver une trappe ou un simple objet qui lui permettrait de faire un trou dans le mur et de sortir de ce cauchemar. Il n'y trouva rien, hormis les chaussures de Sebe qu'il finit par rencontrer sous ses mains, le faisant presque sursauter avant qu'il ne se rappelle la présence du jeune homme. « Est-ce que tu pourrais au moins m'aider? » Articulant la question, Jamie se redressa légèrement pour finalement s’asseoir en tailleur dans un long soupire. « Si tu voulais tirer un coup, t'aurais pu prendre une chambre, comme tout le monde. » Tentative d'humour aussi fragile que ses nerfs à cet instant. Un peu triste aussi, puisque de toutes les choses qu'il aurait souhaité pouvoir dire à Sebastian, il ne trouvait rien de mieux que cette plaisanterie qui n'était même pas drôle, ou très peu. « Ou si tu voulais parler, on aurait pu le faire dans le couloir. » Pourquoi diable l'avait-il presque balancé dans cette pièce sinon?
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