The Haunting Of Hill House :: Death is the limit :: Pembroke City
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 The past is never where you think you left it | Jules

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Clara Barbieri


Messages : 29

ft. : Christian Serratos


MessageSujet: The past is never where you think you left it | Jules   Dim 16 Déc - 13:17



The past is never dead

Life can only be understood backwards; but it must be lived forwards.

 
Jules  ϟ  Clara

Clara était plus agitée que d'habitude. Elle qui d'ordinaire faisait son travail au bureau sans déranger qui que ce soit, essayant de se faire oublier de ses collègues, ne cessait d'observer autour d'elle. Un autre officier lui avait même fait la remarque, ce à quoi elle avait répondu par la négative. Elle était sur le qui-vive depuis quelques jours au poste de police. Il faut dire qu'elle n'aurait jamais pensé voir Katelynn en ces lieux, qui était supposée travailler à New York. Pourtant, c'était arrivée. Elle se dirigeait vers son bureau lorsqu'elle avait vu le visage de celle qui avait un jour partagé sa vie. Son coeur avait manqué un battement et elle n'avait su quoi faire pendant de nombreuses secondes, restant bêtement debout, la bouche presque grande ouverte. Et puis, comme elle savait si bien le faire, elle avait fui et s'était réfugiée dans les toilettes pour femmes, de peur que Kate ne la voit à son tour. Peut-être la cherchait-elle? Non, elle n'avait aucune raison pour cela. Elle lui avait brisé le coeur, pourquoi lui adresserait-elle la parole?

Elle ne s'était pas trompé, Katelynn était venue au poste de police de Pembroke pour une tout autre affaire, concernant une personne que Clara avait intimement connu elle aussi. A croire que les femmes de son passé s'étaient donnés rendez-vous. Quoi qu'il en soit, Clara avait le plus grand mal à se concentrer. Quelle soit au poste de police ou dans la rue, elle craignait de croiser son ex petite-amie à chaque seconde. Elle qui pensait pouvoir oublier son ancienne vie et ses erreurs passées, elle s'était bien trompé. Elle devait être maudite.

Ainsi, Clara surveillait chaque personne qui entrait dans le poste de police, ignorant comment elle réagirait si son passé se présentait à elle de nouveau. Et en effet, celui-ci sembla ressurgir alors qu'elle passait près de l'accueil. Son regard s'arrêta sur le visage d'une nouvelle venue. Encore une fois, elle sentit le choc la paralyser une seconde, la stoppant dans sa marche. Et avant même qu'elle ne réfléchisse à quoi faire, elle entendit sa propre voix :

- Jules?

Mince, celle-ci l'avait entendu. Pas que Clara aurait fui, ou peut-être que si, mais elle ignorait quelle serait la réaction de la femme qu'elle avait cachée dans une armoire à l'arrivée imprévue de Katelynn plusieurs mois auparavant. Ce n'était pas un bon souvenir et ça ne devait pas l'être pour Jules elle aussi. Quelles étaient les chances pour qu'elle se présente au commissariat quelques jours seulement avec Kate?

- Qu'est-ce que tu fais ici? lui demanda-t-elle en essayant de câcher son embarras.


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Jules Luumbu


Messages : 51

ft. : Zoë Kravitz


MessageSujet: Re: The past is never where you think you left it | Jules   Mer 19 Déc - 15:08





The past is never dead
I need you right now but I feel like I’m a
fraud because I was never there for you













Les nuages obscurcissent le ciel à peine dégagé. Opaque étoffe grisée parsemant le firmament en ce début de journée. Les rayons iridescents de l'astre ensoleillé se cachent derrière ces barrières composées, n'illuminant que des parcelles de terrains reculés. Quelques éclats opalescents transcendent pourtant la substance céleste et s'y imprègnent, décorant en quelques endroits précis, ces paysages ternis. Le mélange de couleur s'étend, même jusqu'à l'intérieur de ton appartement. S'épanchant sur les divers documents qui trônent sur le bureau dans ton salon. La palette colorée, bien que pale en comparaison de tes toiles, fait éclore un éclat irisé sur l'un des morceaux de papier. Tes iris glissent sur la tâche de couleurs mélangées et tu te mords les lèvres en plissant les paupières. Scrutant avec attention la lettre qui se dessine dans ce paysage qui t'entoure. Qui contraste avec tout le reste, tandis que le monde alentour s'estompe, comme devenu invisible. Insensible. Tu apportes machinalement ta main à ton visage, tes ongles raclant contre l'émail de tes dents. Tes lèvres craquelées sont abruptes sous ton toucher mais la texture ne t'empêche pourtant pas de te ronger. Tes pensées échappent à ton contrôle, tandis qu'elles s'épanchent en tous les sens. Tes pupilles fatiguées et dilatées se perdant dans le néant, alors que tu fixes le vide avec empressement. Avidement, tes souvenirs reviennent te hanter, semblant même te pourchasser. Ta mémoire te tire en arrière, t'entraîne derrière elle. Amenant à ton attention ces instants passés que tu aurais sans doute préféré oublier. Remontant à la surface ce moment où tu as ouvert la lettre, sans réellement espérer quoique ce soit. L'écriture n'est plus la même que celle dont tu te rappelles dans ta jeunesse, mais les mots utilisés sont similaires à ceux énoncés dans ce passé. L'intonation de sa voix a résonné à ton esprit, tandis que tu as lu ces mots écrits. Son ton bien précis s'est élevé en ta mémoire alors que tu as contemplé ces mots couchés sur papier. Ton monde s'est écroulé ce jour-là, quand bien même tu l'as nié. Repenser à elle, après tout ce temps écoulé, t'a bien plus touchée que tu n'as pu le penser. Malgré la distance qui vous a séparées, il s'agit encore et toujours de ta sœur. Une partie de la famille, même si elle s'en est allée. Et ça, ô combien ça t'a blessé, tu n'as pu l'évicer.


En un mouvement presque rageur, tu attrapes la lettre et la fourres dans ton sac à main. T'élançant déjà ailleurs pour aller récupérer une toile que tu as fait de mémoire il y a quelques années. Un portrait de Eshe, alors qu'elle a hanté tes pensées. Ne te laissant aucun instant de répit lors de tes nuits agitées. Acharnée par tes insomnies, le tableau sur lequel tu as passée des heures dépeint d'un style particulier, mais ses traits sont toujours bien discernés. Visible pour quiconque souhaite les admirer. Pinçant les lèvres, tu emporte avec toi cette pièce de ta collection jusque dans ton salon. Enfilant rapidement ta veste et tes chaussures, tu balances ton sac sur ton épaule et agrippe fermement la toile de ta main libérée. Refermant ton appartement derrière toi, tu détournes les talons, sans plus aucun regard en arrière. Filant dans les rues de la ville, t'aventurant sur les pavés jusqu'à trouver la destination escomptée. Le commissariat de Pembroke. Avec un soupir, tu franchis les portes du poste de police, passant l'embrasure avec une tension en tes épaules. Muscles crispés, tu t'avances vers le bureau à l'accueil, et tentes silencieusement d'organiser tes pensées. Ton cerveau est en ébullition tandis que tu entames les démarches mentalement. Jusqu'à ce qu'un souffle ne te tire de ta léthargie, te faisant cligner des paupières. Rythme précaire alors que tu secoues la tête, te tournant vers l'origine de cet écho qui résonne encore. Voix qui est murmurée à même tes tympans, et tes iris pétillent en reconnaissant cette figure du passé. Clara? Tes lèvres s'entrouvrent et ton expiration meurt étouffée à même ta gorge. Etreinte suffocante qui brûle tes poumons alors que tu te rappelles de ces instants loin d'être agréables, que tu as passée enfermée dans un placard, il y a environ un an. La belle qui te fait face, n'est autre que l'une de tes conquêtes, qui a déchirée sa moitié au profit d'une nuit en ta compagnie. Ou plutôt, c'est l'inverse qu'il s'est passé. Elle t'a eue dans ses draps, mais sa vie et celle de son ancienne petite amie s'en sont retrouvées complètement brisées. Ton propre souffle s'élève en un murmure alentour, tandis que tu reprends lentement contenance. « Oh... Salut, Clara. » Tu récupères tes esprits, t'imprégnant à nouveau à la substance de la réalité. Tu dois avouer, que tu ne t'es jamais attendue à la revoir, et encore moins à Pembroke, alors que tu l'as connue bien plus loin d'ici. « Je... Je venais pour une affaire. Enfin... » Tu tritures ton tableau, les mains moites alors que tu te tournes enfin finalement en sa direction. Tu ne sais si tu dois tout lui avouer, mais elle doit être l'une des seules qui peut encore t'aider. Qui soit en mesure de t'épauler, quand bien même tu n'as pas été là pour l'aider elle, à remonter sa pente mortelle. « Je dois retrouver quelqu'un. » Tu finis par souffler vers la belle, te mordillant les lèvres avec nervosité, avant de secouer la tête. « Et toi? Tu es bien loin de Portland. »

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