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 Down under the black clouds • EZEKIEL

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ft. : Zoë Kravitz


MessageSujet: Down under the black clouds • EZEKIEL   Sam 15 Déc - 16:54





Down under the black clouds
I can't cope now I'm down on my knees I'm crawling.
I meltdown as everything around keeps falling.











La lueur du soleil imprègne les paysages réchauffés par la chaleur bienvenue et accueillante. La douceur de la température crépite à même ta peau en la parsemant d'éclats dorés capturés par tes bijoux corporels. Tes bras dénudés d'un quelconque tissu s'élèvent doucement alors que tu attrapes tes cheveux en une poigne ferme. Nouant tes somptueuses mèches en un chignon dépareillé et presque déstructuré avec un élastique large. Quelques tresses sortant de cet amas, telles des cascades dévalant le long de ton dos, tombant sur tes épaules. Tu secoues doucement la tête, vérifiant que le tout est bien retenu, et soupire doucement en le constatant. Tes bras retombant le long de tes flancs en un mouvement souple, effleurant l'étoffe qui entoure tes hanches en ce faisant. Tu inspires longuement, clignant des paupières, et finis par attraper une chemise à carreaux, que tu enserres autour de ta taille. Lançant un regard vers l'un de tes miroirs, tu t'accordes une fraction de seconde, non pas pour t'admirer, mais pour t'assurer que tu es certaine de ce que tu fais. Ton souffle franchit la barrière de tes lèvres et s'écrase sur la surface polie qui réfléchit ton image inversée. Le reflet de ta silhouette se dessine et les contours s'inscrivent à l'arrière de tes paupières lorsque tu fermes tes yeux. Comptant les secondes, vérifiant que tu ne vas pas te défiler. L'espoir s'accroche à toi telle une ancre échouée, et les souvenirs brumeux de ton passé brisent la surface de ton esprit. S'épanchant contre les parois de ton crâne à mesure que tu te remémores ces instants figés dans le temps. Une forme floutée se met à contraster parmi les arabesques diffuses des figures d'antan. Une aura colorée, que tu ne peux oublier. Ni chasser de ton esprit, même avec toute ta volonté. Ta sœur te fait face, quand tu rouvres les yeux, alors que son image remplace ton reflet. Ce n'est qu'une illusion et tu le sais. Mais tu ne peux t'empêcher d'y croire. D'espérer, que cela soit vrai. Ta main s'élève et ta paume s'appose sur la surface froide du miroir, la pulpe de tes doigts glissant sur la texture polie. Le reflet de ta sœur te renvoie la même image, mais tu sens que tu ne peux la toucher. Pas avant de la retrouver pour de vrai. Dans cette réalité. Et pas dans un songe estompé, que tu vas finir par oublier.

Alors tu t'élances au dehors, en une impulsion, claquant la porte de ton appartement derrière toi. Tu comptes la chercher dans cette ville, par tous les moyens. Fouiller les boutiques, les allées, les recoins. Les autres endroits qui te sont également interdits, et dont tu te fiches bien de contrer les avis. Aujourd'hui tu as eue l'idée étrange d'aller vérifier dans les hôtels du coin. Après tout, si elle est ici, elle peut très bien vivre à sursis. Tu ne sais pas où elle est, ni si elle n'est pas finalement partie. Cela te tire une grimace tandis que tu envisages cette possibilité. Tu ne souhaites pas réellement la considérer, mais tu as assez de recul pour réaliser que tout peut arriver. Et puis, dans cette quête à laquelle tu te dévoues jours et nuits, tu es la seule à t'y engager. Tu n'as aucun secours, aucune aide alentour. L'esprit de ton paternel ne s'est pas manifesté depuis plusieurs jours, et ton loup est parti voilà deux nuits. Ils ne peuvent pas t'apporter ce dont tu as besoin. Pas cette fois. Et c'est avec l'âme en peine, que tu finis tout de même par reprendre le flambeau. Par continuer tes recherches désespérées. Si ta sœur ne veut pas être retrouvée, tu doutes pouvoir y changer quoique ce soit. Mais tu veux au moins essayer, ne serait-ce que pour la revoir. De loin ou de près. Et lorsque les contours de l'hôtel se dessine sous tes yeux, tu ne peux qu'espérer qu'elle n'a pas terminé en cet endroit. Une aura étrange y émane mais tu ne saurais la décrire par de simples mots. C'est bien trop subtil et bien trop prenant. Mais tu avances malgré tout, et t'engouffres à l'intérieur. Dévalant le hall en quelques enjambées, jusqu'à appeler un préposé à l'accueil. Un majordome, ou un simple autre employé, peu importe. Tant qu'il ou elle peut t'accorder les réponses tant recherchées.

Malheureusement, le nom que tu as donné n'est pas enregistré dans le livret, et tu crains encore une fois, de devoir rebrousser chemin. Tu soupires et remercies tout de même l'employé, lui lançant un regard sensiblement mauvais en le voyant s'en aller. Toi, en revanche, tu ne souhaites pas partir d'ici de si tôt. A l'intérieur, il fait bon vivre, et la déco est plaisante. Une autre aura imprègne les lieux, différente de celle au dehors. Et tu as ce pressentiment qui t'empoigne. Cette voix qui t'appelle. Tu avances, doucement. Te laissant guider par cette impression sur ton âme. Tu ne sais pas à quoi t'attendre, mais tu déchantes en arrivant au niveau de ce qui semble être une véranda. Là, au milieu des meubles et des plantes qui décorent le paysage vitré, tu le reconnais. Cet homme qui, par le passé, t'as arrêté durant l'une de vos expositions en plein air. Tu ne te rappelles plus de grand chose de cette soirée, juste que tu avais bien trop fumé. Et que tes délires n'ont cessés de s'enchaîner. Tu avais entendu la voix de ton père ce soir-là, qui te grondait à moitié, et qui gueulait sur le gardien de cellule quand tu avais le dos tourné. Cela t'avait fait rigoler, et tu avais également enchanté tes co-détenus de la soirée au travers d'histoires alambiquées. Et ce type-là, ce gars qui se tenait un peu plus loin, c'était lui qui t'avait passé les menottes. Maintenant, tu ne sais pourquoi, mais une image d'un article de journal s'imprime à ton esprit. Un avis funéraire, que tu as lu une fois, sans trop t'y intéresser. Sûrement à cause d'un lendemain de soirée et d'un mal de tête carabiné. Mais la photographie est bien présente derrière tes paupières fermées, et tu ne peux le nier. Cet homme a été déclaré mort, il y a des mois de cela. Et maintenant, il se trouve là. Devant toi. Tu ne sais si c'est un tour de ton esprit, ou si ce n'en est pas juste un qui s'est perdu. Qui n'a pas trouvé son chemin en s'en allant pour de bon. Quoiqu'il en soit, s'il se montre à toi, tu ne peux pas rester aveugle devant lui. En désespoir de cause, tu finis par t'approcher, t'arrêtant à quelques pas en arrière. Vérifiant que personne ne se trouve à proximité, tu reportes ton attention vers lui. Bras croisés sur ta poitrine, tu souffles avec douceur, ne souhaitant pas le brusquer. « De tous les possibles envisageables en ce monde, je n'aurais jamais pensé vous revoir un jour. » Tu souris, un air amusé se peignant sur ton visage alors qu'il se tourne vers toi. Tes iris se détachent de lui, et tu contemples le paysage offert par les baies vitrées. Ta voix devenant plus faible, mais teintée par le ton de l'intérêt et d'une profonde sincérité. « Qu'est-ce qu'un mort comme vous fais les parages, hm ? Vous avez perdu les traces du chemin jusqu'à l'au-delà ? »

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ft. : Ben Barnes


MessageSujet: Re: Down under the black clouds • EZEKIEL   Dim 16 Déc - 17:08


Down under the black clouds
Cet endroit l’oppresse et exerce une influence sur son être qu’il a sous-estimée. Pourtant, ce n’est qu’un hôtel comme les autres, pas vrai ? Un manoir imposant, dans un style qui n’est pas au goût de tout le monde mais ce n’est qu’un bâtiment. Pourtant, depuis qu’il est ici, Ezekiel a un arrière-goût d’il ne sait quoi dans dans la bouche. D’inexpliqué, peut-être. Mais surtout d’amertume. Car il a apporté son lot de problème avec lui et ça se répercute sur les autres. Il est radioactif par sa mauvaise humeur et ses pensées négatives. Ce sont comme des petits éclats de verre qu’il sème sur son passage. Et rien n’y fait. Il a beau rationaliser, prendre le recul qu’il faut, c’est plus fort que lui. Alors il finit par sortir prendre l’air plusieurs fois dans la journée. Enchaînant plus de cigarette qu’il ne le devrait. Arpentant les couloirs de long en large, les épaules rentrées pour qu’on l’oublie. Parce qu’il aimerait ça, se faire oublier. Seulement, c’est plus compliqué dans les faits que dans l’idée. Alors il regrette, encore, d’avoir pris le volant sans réfléchir pour venir jusqu’ici. Au-delà de ça, il regrette surtout d’avoir accepté cette fichue mission. Il n’aurait pas dû. Il le sait. Au lieu d’arranger les choses, il les avait empiré. Aujourd’hui n’échappe pas à la règle. Les mains dans les poches, le regard vide, il arpente les couloirs comme une ombre. Il en est devenue une. L’ombre de lui-même. Harcelé par ses remords. Et même lui, ça l’agace grandement d’être comme ça. Il regarde son téléphone, pour s’occuper, des fois qu’il reçoive des messages également. On peut toujours espérer. Un soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’il range l’appareil dans sa poche.

Il se retrouve là, dans la véranda, sans même comprendre comment il est arrivé là. Perdu dans ses pensées, il n’a pas fait attention où il mettait les pieds. Il ne sait pas quoi penser de la décoration. Il a déjà essayé tant de fois de trouver quelque chose à dire mais rien n’y fait. Une voix, cependant, provenant de derrière lui, l’interpelle. Il relève la tête  en se tournant pour se retrouver face à un visage familier. Un de plus, depuis qu’il est à Hill House. Un de trop. A croire que toutes les personnes qu’il a rencontré dans sa vie passée se sont données le mot pour se retrouver dans cet hôtel. Il connaît bien Jules, parce qu’il l’a arrêté, parce qu’il l’a marquée. Elle était bien ravagée ce soir-là et c’est difficile d’oublier cette histoire car même lui avait fini par sourire devant son hilarité constante. Les ravages de la drogue avait dit un de ses collègues. Le souvenir est drôle. Peut-être que c’est pour ça qu’elle vient le voir. Elle l’a reconnu mais elle vient peut-être lui reparler de cette histoire. Elle n’a pas l’air gênée ou en colère, réaction qui change de celles à laquelle il se heurte quand il croise quelqu’un qu’il a mis en cellule de dégrisement. Il s’apprête alors à la saluer pour se montrer poli et plus sympathique qu’il ne l’a été ces derniers jours quand il entend les mots suivants.  Qu’est-ce que quoi ? Oh. Et merde. Elle pense qu’il est mort, c’est ça ? Il soupire en levant les yeux au ciel avant de se pincer l’arête du nez. Il en a sa claque de cet hôtel. « Désolé de décevoir mais… Je suis bien vivant. » Il recule d’un pas en écartant les bras de quelques centimètres de son corps, un sourire sarcastique aux lèvres. C’est pas vrai. Vraiment, pourquoi c’est sur lui que ça tombe ? Il y a pas d’autres gens qui se font passer pour mort dans les parages ? Non. Bien sûr que non. Question idiote. Il soupire en direction de Jules. « Longue histoire que je ne raconterais pas mais je ne suis pas mort. » 
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